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    Jérôme II (Hieronymos), archevêque d'Athènes et de toute la Grèce © Evripidis Stylianidis flickr

    Grèce: pas d'obsèques religieuses pour ceux qui se font incinérer

    L'Eglise orthodoxe de Grèce privera de funérailles religieuses les personnes qui se font  incinérer. Dans une brochure de quatre pages distribuée début décembre 2019 dans les églises de l'archidiocèse d'Athènes et dans les autres diocèses, le Saint-Synode dénonce une méthode "pas très différente du recyclage des déchets".

    Le Saint-Synode de l'Eglise orthodoxe de Grèce souligne

    aussi qu'il ne force personne à suivre ses traditions. Mais l'Eglise  a le droit de considérer la crémation comme

    une pratique contraire à ses principes, à sa tradition et à ses coutumes. Pour

    cette raison, "ceux qui ne veulent pas suivre la tradition de l'Eglise ont

    évidemment le droit de choisir la crémation, mais ils ne bénéficieront pas du service

    funèbre dans l'Eglise".

    L'Eglise grecque depuis toujours opposée à la crémation

    Il n'est pas digne qu'une personne "soit

    brûlée dans un four" et que ses os soient ensuite "broyés dans un

    mélangeur", selon le Saint-Synode. L'Eglise orthodoxe de Grèce, depuis

    toujours opposée à la crémation, refuse en effet de célébrer les obsèques

    religieuses pour les personnes qui ont choisi d'être incinérées et non d'être

    enterrées selon la tradition.

    13 ans après la légalisation de la crémation en

    Grèce, malgré la forte résistance de l'Eglise orthodoxe, le premier crématorium

    s'est ouvert dans le pays en octobre 2019  dans la zone industrielle de Ritsona, à

    quelque 80 km d’Athènes.

    Incinération en Bulgarie et en Roumanie

    L’Eglise de Grèce estime que la foi orthodoxe

    autorise seulement l’inhumation des morts. Les membres du clergé orthodoxe ont

    coutume de refuser de célébrer les obsèques religieuses des personnes ayant

    choisi la crémation. Tant qu'il n'y avait pas de crématoire en Grèce, ceux qui

    demandaient à être incinérés ne pouvaient pas l'être dans leur pays. Le corps du

    défunt devait être transporté à l’étranger, généralement en Bulgarie ou en Roumanie.

    Le diocèse orthodoxe de Thiva et Levadia, dans le

    centre de la Grèce, a menacé début décembre de refuser les services funéraires

    à ceux qui ont opté pour cette pratique, estimant qu'"il est impensable

    pour les chrétiens orthodoxes conscients de refuser l'inhumation et de choisir

    la crémation". Et d'affirmer dans un communiqué que ceux qui choisissent

    la crémation "se sont aliénés de la foi et de la pratique de l'Eglise". (cath.ch/ag/be)

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