Le pape François a prié "pour toutes les sœurs qui travaillent en ce moment pour soigner les malades" et qui risquent ainsi leur vie, lors de la messe célébrée le 25 mars 2020 à la Résidence Sainte-Marthe au Vatican.
Au cours de son homélie, le pontife a par ailleurs invité à réfléchir au "mystère" de l'Annonciation dont l'Eglise catholique fête ce même jour la solennité.
Le pontife argentin a offert cette célébration pour les Filles de la Charité. Les religieuses de cette congrégation instituée en 1633 par saint Vincent de Paul servent le dispensaire de la Maison Sainte-Marthe depuis 1922. A l'origine, cette structure était destinée à venir en aide aux enfants pauvres.
"Je voudrais offrir aujourd'hui la messe [pour ces religieuses], pour la Congrégation qui travaille toujours avec les malades, les plus pauvres, comme ici depuis 98 ans, et pour toutes les sœurs qui travaillent en ce moment pour soigner les malades", a déclaré le pape François au début de la messe. Ces religieuses, dont la formation avait été confiée à l'origine à Louise de Marillac [1591 - 1660, fondatrice avec saint Vincent de Paul des Filles de la Charité], se consacrent au service des malades et au service corporel et spirituel des pauvres.
"Nous sommes face au mystère"
En outre, au cours de la messe, le pontife a invité les religieuses présentes pour la messe dans la chapelle du Saint-Esprit, au rez-de-chaussée de la Résidence Sainte-Marthe, à renouveler leurs vœux religieux. Lorsqu’elles sont entrées dans la Compagnie des Filles de la Charité, celles-ci se sont engagées à vivre la pauvreté, la chasteté et l’obéissance.
"Nous sommes face au
mystère" de l'Incarnation, a expliqué le chef de l'Eglise catholique au
moment de l'homélie. L'évangéliste qui rapporte l'annonce de l'ange Gabriel à
la Vierge Marie (Luc 1, 26-38) n'a pu la connaître lui-même qu'avec le
témoignage de la Madone, a souligné le pape François. Ce dernier a relu
lentement le passage de l'Evangile du jour invitant les fidèles à imaginer que
c'est la Sainte-Vierge qui le raconte. "Ceci est le mystère", a-t-il
conclu.
Vivre la communion spirituelle
Après la communion,
l'évêque de Rome a recommandé aux personnes ne pouvant avoir accès à la
communion sacramentelle de vivre la communion spirituelle. Après avoir récité
l'acte de communion spirituelle (voir le texte ci-après) attribué au cardinal
Merry del Val (1865-1930), diplomate espagnol du Saint-Siège béatifié 1953, le
pontife argentin a conclu la célébration par une dizaine de minutes d'adoration
eucharistique avec les fidèles avant de les bénir avec le Saint-Sacrement. (cath.ch/imedia/pad/be)
Prière de communion spirituelle du cardinal Merry del Val :
A tes pieds, ô mon Jésus,
je m’incline et je t’offre le repentir de mon cœur contrit qui s’abîme dans son
néant et Ta sainte présence.
Je t’adore dans le Saint
Sacrement de ton amour, désireux de te recevoir dans la pauvre demeure que mon
cœur t’offre.
En attente du bonheur de
la communion sacramentelle, je veux te posséder en esprit.
Viens à moi, ô mon Jésus,
pour la vie et pour la mort.
Que ton amour enflamme
tout mon être, pour la vie et la mort.
Je crois en toi, j’espère
en toi, je t’aime. Ainsi soit-il.