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    Le patriarche de Constantinople, Bartholomée © DR

    Fin de non-recevoir du patriarche Bartholomée à un sommet des primats

    Les vives tensions entre les divers patriarches orthodoxes ne semblent pas près de s'apaiser. Dernier épisode en date, le patriarche de Constantinople, Bartholomée, vient de refuser sèchement une invitation de son homologue Théophile III de Jérusalem à une rencontre des primats des Eglises orthodoxes, dans le but de "préserver l’unité eucharistique entre Églises orthodoxes" mise à mal par le conflit en Ukraine.

    Dans une lettre du 26 décembre 2019 et rendue publique en français le 9 janvier 2020 par le site Orthodoxie.com, le patriarche de Constantinople a adressé une sèche fin de non-recevoir au patriarche de Jérusalem, Théophile III. Pour tenter de sortir de la crise ukrainienne, ce dernier avait proposé un sommet des primats des Églises orthodoxes en Jordanie.

    Bartholomée fait

    part de son "étonnement qui n’est point le moindre" quant à

    l’initiative de son homologue. Il le sermonne d’abord pour avoir correspondu

    avec lui en anglais et non pas en grec qui est la langue séculaire des deux

    patriarcats.

    Sur le fond, le

    patriarche de Constantinople se montre inflexible. Il rappelle à Théophile III la

    prééminence du patriarcat œcuménique au sein du monde orthodoxe. Il dénonce

    ainsi une "initiative sans

    précédent dans l’histoire de l’Église orthodoxe" car "les Synaxes panorthodoxes des primats

    sont toujours convoquées par le Patriarche œcuménique". Bartholomée

    met en garde contre le risque que l’Église orthodoxe devienne une "fédération, ou, pis encore"

    une "confédération d’Églises de

    type protestant".

    L'Eglise russe a rompu unilatéralement avec Constantinople

    Le patriarche de

    Constantinople pointe également l’Église orthodoxe russe, qui a "unilatéralement"

    rompu la communion eucharistique

    dans l’Église orthodoxe. Après la reconnaissance d’une Église orthodoxe

    indépendante en Ukraine par Bartholomée, le patriarcat de Moscou avait décidé de

    rompre tous ses liens avec Constantinople. "C'est à cette Église que doit être adressée toute tentative de rétablissement

    de la communion eucharistique, et non aux autres Églises."

    Pour le patriarche de

    Constantinople, un sommet qui ne serait pas préparé minutieusement, comporterait

    en outre de nombreux risques: "Dans ces conditions, une telle rencontre

    dissimulerait d’autres motifs et servirait d’autres buts que celui de l’unité

    de l’Église." (cath.ch/cx/com/mp)

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