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    Depuis vingt ans, les Epiceries Caritas à Genève sont au service des personnes dans le besoin © Caritas Genève

    Epiceries Caritas à Genève: 20 ans d'aide aux personnes dans le besoin

    Depuis vingt ans, les Epiceries Caritas à Genève sont au service des personnes dans le besoin. La première des deux "épiceries sociales" ouvrait en l'an 2000, avec l’objectif de soulager le budget des travailleurs pauvres et des familles à faible revenu. Depuis, elles ne désemplissent pas et accueillent chaque année davantage de personnes dans le besoin. Avec toujours le même objectif: proposer des aliments et produits de base de qualité à petits prix.

    C’était au printemps 2000, il y a tout juste vingt ans. La première épicerie de Caritas Genève ouvrait ses portes dans le quartier de Plainpalais. Sept ans plus tard, un second magasin était inauguré à la Servette. Ces deux échoppes font partie du vaste réseau des épiceries de Caritas Suisse, lancé à Bâle en 1992, qui compte aujourd’hui 21 enseignes dans tout le pays.

    152'824 passages en caisse

    Pour accéder

    aux Epiceries Caritas, il faut être

    détenteur d’une carte de légitimation délivrée par un service social public ou

    privé, renouvelée chaque année, qui atteste que son détenteur se trouve dans

    une situation financière précaire. Peuvent en bénéficier les personnes dont le

    budget est en-dessous ou à la limite du minimum vital, les personnes au

    bénéfice de l’aide sociale ou de prestations complémentaires familiales, les

    personnes en situation d’assainissement de dettes ou celles traversant une

    période financière difficile et suivies à ce titre par un service social. Plus

    de 10'000 cartes ont ainsi été distribuées à Genève en 2019.

    La pauvreté et la précarité augmentent

    Depuis

    vingt ans, l’activité des épiceries Caritas s’est considérablement développée

    et la fréquentation ne cesse d’augmenter, ce qui montre qu’elles répondent à un

    réel besoin. En 2019, les deux épiceries genevoises, qui emploient 22

    collaborateurs et collaboratrices (salariés, bénévoles, apprentis, en

    réinsertion) ont enregistré pas moins de 152'824 passages en caisse, soit une

    hausse de près de 14 % depuis 2015. En 2019, les deux échoppes ont cumulé un chiffre

    d’affaires de près d’1,9 million de francs.

    Parmi

    les fournisseurs réguliers des Epiceries Caritas, on retrouve les principaux

    acteurs de l’industrie alimentaire : Coop, Migros, Aldi, Emmi, Zweifel, etc. Un

    peu plus d’un tiers des produits sont offerts gratuitement à la coopérative,

    mais la majorité sont achetés à prix réduit.

    Le droit de se nourrir dignement

    Les

    épiceries poursuivent leur mission de favoriser le droit de chacune et de

    chacun à se nourrir dignement, note Caritas Genève. Progressivement, elles sont

    également devenues des entreprises formatrices reconnues pour les jeunes et

    adultes en recherche de qualification professionnelle, ainsi que des lieux de

    promotion de la santé.

    Ces "épiceries sociales"

    proposent 250 produits de base garantis toute l’année (produits frais,

    secs, d’hygiène et de soins). Les fruits et légumes frais représentent 30% du

    chiffre d’affaires. Ce ne sont pas moins de 900 tonnes de marchandises qui ont

    été mises à disposition de la clientèle en 2019. (cath.ch/be)

    Pauvreté invisible

    Caritas s’engage aux côtés des migrants, des sans-abris et des personnes en recherche d’un travail digne, note Dominique Froidevaux, directeur de Caritas Genève. "Nous travaillons souvent dans l’urgence et avec des moyens dérisoires. Il nous faut cependant démontrer à travers ce soin porté aux personnes en difficulté que le cap reste l’accès à une vie digne pour chacun et chacune. Les épiceries Caritas sont une petite pièce de ce puzzle".
    Si l’aide d’urgence s’adresse à celles et ceux qui ont tout perdu, les Epiceries Caritas s’adressent aussi à des personnes ou des familles qui peinent à nouer les deux bouts, bien qu’elles aient un toit et des revenus. Lorsque le budget est trop serré, c’est souvent sur la nourriture qu’il faut économiser. "Cette détresse, contrairement à celle provoquée par la précarité de la rue, reste invisible. Elle n’en est pas moins cruelle", souligne Dominique Froidevaux. JB

    h

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