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    En Syrie, la population civile est la principale victime des sanctions et de l'embargo imposés par les puissances occidentales © Caritas Suisse

    En Syrie, «les gens continuent de mourir dans l'indifférence du monde»

    En Syrie, «les gens continuent de mourir dans l'indifférence du monde», déplore Mgr Joseph Tobji, archevêque maronite d'Alep, cité par Radio Vatican. «Avant, c'étaient les bombes qui tuaient, à présent ce sont les sanctions et l’embargo imposés au pays», martèle-t-il, dans un pays où 90% de la population vit sous le seuil de pauvreté «alors que le monde nous a oubliés».

    Mgr Joseph Tobji relève que si l'Église tente d'apporter une note d'espoir, le pays perd des familles entières, et avec elles un avenir. L’archevêque maronite d'Alep raconte une Syrie meurtrie par des années de guerre sanglante, qui voit aujourd'hui ses enfants mourir non à cause des bombes, mais en raison des embargos. Les sanctions imposées au régime syrien par la communauté internationale depuis le début de la guerre, en 2011, atteint la population syrienne en première ligne.

    Les civils victimes de l’embargo imposé par les puissances occidentales

    Paradoxalement, explique le curé de l'archevêché, «dans presque tout le pays, il n'y a plus de combats, sauf dans les régions du nord, mais les gens continuent à mourir: cette fois de faim. Les sanctions, qui sont en place depuis onze ans, sont à blâmer. Les gens me rencontrent et disent: «Père, c'était mieux quand les bombes tombaient...».

    Damas-aout-2022-
    Damas-aout-2022-

    Pénuries provoquées par la guerre en Ukraine

    La guerre en Ukraine a multiplié les souffrances des habitants, multipliant le nombre d'indigents et d’affamés. Toute la population, raconte Joseph Tobji, «est tombée dans la mendicité. La guerre ukrainienne nous a encore privés de céréales, de pétrole, de gaz. L'électricité ne fonctionne que deux heures par jour et nous n'avons pas de diesel pour faire fonctionner les générateurs. Et puis il y a la corruption, qui se développe à mesure que la pauvreté augmente».

    Les Eglises unies pour l'entraide

    Le rôle de l'Église comme signe d'espérance, l'archevêque maronite d'Alep le résume en une ligne, au goût amer: «Sans l'Église, les gens ne pourraient pas vivre !» Et le prélat est fier de redire qu'à Alep «les six évêques catholiques de différents rites ainsi que les trois évêques orthodoxes travaillent ensemble pour apporter une aide matérielle et spirituelle. Un chemin, cependant, qu'il est vraiment difficile de poursuivre».

    Départ de la jeunesse

    Un autre problème grave auquel la Syrie est confrontée est celui des jeunes qui tentent de quitter le pays illégalement. «Beaucoup d'entre eux», dénonce Mgr Tobji, «tentent de fuir et cela signifie que la nation perd, pour chaque jeune qui fuit, une famille qui aurait pu être fondée». (cath.ch/radvat/be)

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