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    Le cardinal Louis Raphaël Sako, patriarche de Babylone des chaldéens, avec les manifestants de la place Tahrir, à Bagdad © saint.addai.com

    En Irak, les festivités de Noël annulées 

    Le patriarche de Babylone des Chaldéens. Louis Raphaël Sako a annoncé, le 3 décembre 2019, annuler les festivités de Noël en Irak, après la mort de près de 430 personnes en deux mois de manifestations contre le pouvoir de Bagdad.

    Pas de sapins dans les églises ni sur les places publiques ; pas même de célébrations au Patriarcat chaldéen. Cette année, une fois encore, l’Irak semble avoir renoncé à un Noël festif. C’est ce qu’a annoncé le cardinal Louis Raphaël Sako. Tout juste deux ans après que l’organisation djihadiste Daech a perdu ses derniers territoires en Irak, en décembre 2017, Bagdad et ses environs sont en proie, depuis octobre, à la pire crise sociale qu’ait connue le pays depuis des décennies. Près de 430 personnes ont été tuées et 20 000 blessées, pour la plupart des manifestants.

    C’est par respect pour ces victimes et en solidarité avec la douleur de leurs familles que le patriarche des Chaldéens a annulé les célébrations festives de Noël. "Nous allons nous réfugier dans la prière pour les victimes." Cette annonce intervient tout juste un an après la décision du gouvernement de faire du 25 décembre un jour férié en Irak :

    Les chrétiens, de 1,5 million à 400 000

    Si les chrétiens d’Irak étaient encore environ 1,5 million en 2003, ils ne seraient plus que 400'000 à 500'000 aujourd’hui. Ils ont pratiquement disparu des grandes villes du pays, pour se réfugier à l’étranger et au Kurdistan irakien. En 2016, plusieurs localités de la plaine de Ninive avaient célébré Noël pour la première fois après le départ de Daech. Quelques familles chrétiennes sont rentrées chez elles, mais pour une grande partie des chrétiens d’Irak, majoritairement chaldéens, le retour semble encore impossible.

    Deux mois de manifestations

    Depuis début octobre, les contestataires irakiens dénoncent l’ensemble de la classe politique dans un pays où, depuis 2003, l’équivalent de deux fois le PIB a disparu du fait de la corruption. Ils réclament aussi la fin du système de répartition des postes en fonction des appartenances ethniques et confessionnelles et, pour certains, du régime parlementaire. (cath.ch/cx/mp)

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