Devant les participants de la Réunion de l’association rurale catholique internationale (ICRA), réunis le 10 décembre 2016, le pape François a dénoncé l’agrobusiness qui, selon lui, sacrifie la vie agricole. Le pontife a exhorté à s’appuyer plutôt sur les besoins réels des paysans.
Dénonçant le mode de pensée qui consiste à proclamer: “les affaires avant tout!", le pape François dans son discours a accusé l’agrobusiness d’orienter toutes actions et décisions. En plus de sacrifier les rythmes de la vie agricole, a-t-il déploré, il encourage les pertes et le gâchis dans la production. Auxquels s’ajoute l’utilisation imprudente des techniques qui contribue à éliminer la diversité des espèces et la richesse de la biodiversité, a regretté le pontife. "Il ne faut pas oublier non plus, a-t-il insisté, les conséquences sur la santé comme en témoigne l’apparition de maladies soi-disant rares.Saluant la position de l’ICRA, très critique vis-à-vis de cet agrobusiness, le pape a encouragé les participants à mettre l’accent plutôt sur les besoins réels, liés aux conditions des personnes et des lieux. Comme solutions, le pape a proposé d’exiger plus de justice dans l’attribution des terres, dans les salaires agricoles, dans l’accès au marché. "Sans quoi la solidarité est insuffisante“, a-t-il estimé.Le pape François a conclu son discours en évoquant sa rencontre avec un cultivateur d’oliviers qui lui a expliqué sa façon de prendre soin de ses arbres. “Il s’en occupait comme un père, il dignifie ses arbres“, a déclaré le pontife avant d'implorer: “que ce rapport avec la nature ne se perde pas!“ (cath.ch/imedia/bh)