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    Pour les pères synodaux, une conversion à la sainteté est nécessaire pour les vocations en Amazonie © Vatican Media

    Conversion à la sainteté nécessaire pour les vocations en Amazonie

    Mgr Wellington de Queiroz Vieira, évêque de Cristalandiâ, au Brésil, a appelé les prêtres à une "conversion à la sainteté" avant de songer aux viri probati – des hommes mariés ayant fait leurs preuves aux plans humain et pastoral - pour résoudre la pénurie de prêtres en Amazonie, lors d'un briefing au Vatican le 16 octobre 2019.

    Le problème de la diminution

    des ministres ordonnés va au-delà de l'Amazonie, a souligné Mgr Vieira. C'est

    pourquoi la réflexion peut et doit être portée sur toute l'Eglise.

    Théologiquement, il n'y a "pas d'obstacles" pour les viri probati, a-t-il encore poursuivi

    tout en estimant que le célibat sacerdotal n'était pas le problème principal quant

    au manque de prêtres.

    Des prêtres trop confortables

    Pour obtenir plus de

    prêtres, il s'agit selon le prélat brésilien de corriger en premier lieu

    l'incohérence de vie et le "manque de sainteté" observables dans le

    clergé. Le comportement des ministres ordonnés eux-mêmes ne motive pas les

    jeunes à les suivre. "On sent trop souvent une odeur de brebis, mais pas

    assez le parfum du Christ": on ne devient alors que "les

    annonciateurs de nous-mêmes".

    Une véritable "conversion

    à la sainteté est nécessaire" pour éveiller les vocations, a-t-il martelé.

    Avant de résoudre la pénurie de vocations, il convient d'axer la réflexion sur une

    meilleure répartition des prêtres, a-t-il par ailleurs estimé. Certaines

    régions disposent de nombreux ministres ordonnés et pourraient, selon lui, en

    fournir aux régions désertées. Pour ce faire, il importe dans un premier temps

    de modifier l'état d'esprit de certains prêtres trop détachés du terrain et pas

    suffisamment dans des dispositions d'évangélisateurs.

    Antidote au cléricalisme

    Ce sont les laïcs qui

    font vraiment le travail, a quant à lui souligné Mgr Pedro José Conti, évêque

    de Macapá, au Brésil. Ils sont le "vrai visage" de l'Eglise en

    Amazonie, c'est pourquoi il est crucial selon lui de valoriser leurs œuvres.

    Les laïcs bénéficient d'authentiques compétences professionnelles mais se heurtent

    parfois à des évêques trop sûrs d'eux-mêmes. Miser sur les compétences des laïcs

    constitue ainsi également un "antidote au cléricalisme", a-t-il noté.

    Selon une personne

    présente dans l'aula synodale, les hauts prélats de la Curie romaine –

    particulièrement nombreux à être intervenus lors des dernières sessions – ont

    adopté une "vision plus universelle" dans leurs prises de parole que

    les prélats amazoniens. Ces derniers, cependant, ne sont pas à l'abri dans des

    bureaux, mais face à la dure réalité du terrain.

    Certains des cardinaux

    ont en particulier appelé à plus de prudence et à poser un "regard

    d'ensemble" avant d'exiger d'éventuelles réformes de grande ampleur.

    Le Père Giacomo Costa,

    secrétaire de la Commission pour l’information, a enfin évoqué un moment fort

    sur le plan spirituel. A mi-chemin de ce processus synodal, les participants

    ont en effet évoqué le besoin de rester "ouverts à la grâce et à l'Esprit",

    seuls capables d’offrir les réponses adéquates pour l’Eglise universelle.

    “Où sont les Nations Unies ?“

    Yesica Patiachi Tayori, membre

    de la pastorale indigène dans le vicariat apostolique de Puerto Maldonado, au Pérou,

    a quant à elle insisté sur la nécessité pour les peuples autochtones d’être

    protégés par des instances nationales ou internationales. Etouffées par des

    modèles de développement imposés de l'extérieur, ces communautés ne disposent

    pas de tribune pour dénoncer les crimes dont elles sont victimes.

    "Où pouvons-nous

    dénoncer tous ces crimes ? Où sont les Nations Unies?", s'est-elle indignée.

    Elle en a donc appelé au pape, lui demandant de porter leurs messages auprès

    des responsables politiques afin que l'auto-détermination des indigènes soit

    respectée.

    Selon Paolo Ruffini,

    préfet du Dicastère pour la communication, les Pères synodaux ont pris

    conscience de la nécessité d'une profonde "conversion écologique". Un

    témoin des interventions a remarqué une large convergence des Pères synodaux

    sur les questions écologiques. Il est, selon eux, urgent d'appeler les

    chrétiens à vivre cet engagement. (cath.ch/imedia/cg/ah/be)

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