Mgr Roque Paloshi, archevêque de Porto Velho, dans l’Etat du Rondônia, au cœur de l’Amazonie brésilienne, a été réélu pour quatre ans à la tête du Conseil Indigéniste Missionnaire (Cimi).
Le vote a eu lieu le 13 septembre 2019, en clôture de la 23ème Assemblée générale de cette entité liée à la Conférence nationale des évêques du Brésil (CNBB) qui s’est tenue du 9 au 13 septembre à Luziânia, dans l’Etat de Goiás, au centre du Brésil.
"Je me mets de nouveau au service du Cimi dans une
perspective de solidarité et d’engagement pour la cause indigène, a déclaré Mgr
Roque Paloshi. Nous devons faire preuve de courage dans ce moment de détresse
que vit notre pays. Du courage pour les peuples indigènes, y compris au nouveau
spirituel".
Et l’archevêque de Porto Velho de poursuivre: "Lors des
maintes réunions préparatoire au Synode pour l’Amazonie, nous avons entendu de
nombreuses clameurs. Faisons en sorte que la présence du Conseil Indigéniste
Missionnaire dans les communautés indigènes soit une présence d’espoir, d’élan
et de communion".
« Moments obscurs »
Lors de la cérémonie de clôture de l’Assemblée générale,
Sœur Lúcia, religieuse franciscaine et vice-présidente de l’entité, également
reconduite dans ses fonctions pour quatre années supplémentaires, a souligné
que cette réunion du Cimi, « intervient dans un des moments les plus
obscurs de la politique nationale, avec des répercussions extrêmement négatives
sur les peuples indigènes, en plus des incertitudes et de la douleur ».
Pourtant, la religieuse veut croire que « nous vivons également un moment
de renaissance de l’espoir. Les missionnaires doivent être forts au côté des
peuples indigènes ».
Les terres indigènes en feu
La 23ème Assemblée générale du Conseil indigéniste missionnaire
s’est tenue alors que les menaces qui pèsent sur les peuples n’ont jamais été
aussi fortes, notamment à cause des incendies qui ravagent la forêt
amazonienne.
Ainsi, entre janvier et août 2019, d’après les relevés
satellitaires de l’Institut national de recherches spatiales (INPE) brésilien,
9'078 départs de feu ont été enregistrés sur quelques 274 terres indigènes.
Soit une augmentation de 88% par rapport à la même période en 2018.
(cath.ch/jcg/rz)