La cartographie du sol de la basilique du Saint-Sépulcre, à Jérusalem, a débuté en février 2020. Il s'agit de la première étape en vue de l'établissement d'un projet de restauration. Le travail, réalisé par deux instituts universitaire italiens, consiste à photographier l’ensemble du pavement de la basilique par balayage laser.
L’engagement
des deux institutions universitaires italiennes s’inscrit dans le cadre d’un
accord signé entre le patriarcat grec-orthodoxe, la custodie franciscaine de
Terre Sainte et le patriarcat arménien, gardiens de la basilique et responsables
du statu quo au sein du Saint-Sépulcre.
Sur la
base de cette entente, la custodie franciscaine de Terre Sainte a signé en
octobre dernier un accord de
collaboration avec le Ccr de La Vernaria
Reale à Turin et le Département des sciences de l’Antiquité de l’Université
La Sapienza à Rome. Les deux organismes universitaires italiens s’engagent à
réaliser une étude historico-archéologique approfondie de l’état actuel du sol
de la basilique du Saint-Sépulcre, afin d’établir, à une date ultérieure, un
projet exécutif des travaux de restauration qui pourraient être nécessaires.
La
première étape de ce travail est la cartographie du sol, une opération qui
consiste à photographier l’ensemble du pavement de la basilique par balayage
laser, en le retravaillant numériquement 'pierre par pierre'.
La deuxième
phase du programme consiste dans l’analyse du document cartographique afin
d’évaluer l’état de conservation, c’est-à-dire la dégradation qu’a subi chaque
dalle du sol. Elle permettra également d’étudier le type de matériau et son
origine, a relevé l’architecte palestinien Osama Hamdam de l’Université Al Quds
de Jérusalem, qui travaille sur le projet,
Outre la
préservation du Saint-Sépulcre en tant que patrimoine culturel, ce projet est
important aussi pour la sécurité des visiteurs, dont le nombre a fortement augmenté.
(cath.ch/lpj/mp)