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    le de Tinos, du nom de l’île grecque qui l’abrite, se dresse en épousant

    Balayée par le vent du large, adossée aux flancs de la montagne, la vil-

    les ondulations de la pente naissante, avec ses maisons blanches fraîchement repeintes de chaux, mais aussi avec ses centaines de d’églises et ses

    dizaines de pigeonniers. Du port où bateaux de plaisance et de pêcheurs

    sont amarrés, partent des rues entrecroisées de ruelles étroites où se confondent les effluves d’une cuisine grecque, d’une moussaka copieusemebnt

    arrosée d’un vin blanc au goût de résine. C’est du port également que prend

    naissance la rue qui mène à l’église de Notre Dame de Tinos, célèbre dans

    la Grèce entière et même au-delà pour la Sainte Icône qu’elle conserve jalousement entre ses murs. Une icône à la force miraculeuse représentant

    Notre Dame de l’Annonciation, étroitement liée à l’histoire du pays, à la

    religiosité de l’Eglise orthodoxe grecque.

    Rien, en ce début d’août, ne distingue vraiment Tinos d’une autre île

    des Cyclades. Pas même le goût de l’ouzo et du café grec. Un café qui, comme la musique de la région du reste, ne fait pas oublier les Turcs chassés

    de Grèce après le soulèvement de 1821. A quelque 5 heures de bateau d’Athènes, face à Mykonos et Delos et à mi-chemin entre la capitale et les côtes

    de Turquie, Tinos vit un tourisme relativement paisible composé pour beaucoup de natifs venus se ressourcer sur les lieux de leurs origines. Montagneuse à souhait au milieu de la mer Egée, sèchée par les vents, l’île ou

    plutôt la ville de Tinos est à la Grèce ce que Lourdes est aux catholiques.

    Chaque année, des milliers de pélerins s’y rendent pour honorer la Vierge. Femmes tout de noir vêtue, hommes et enfants montent lentement la rue

    pavée jusqu’au sanctuaire construit sur les lieux mêmes où s’était érigé

    jadis un temple dédié à Dyonisos, avant que ne se construise une église

    consacrée à la Sainte Mère du Christ et à saint Jean Baptise. Un édifice

    que les pirates sarrasins s’acharnèrent à brûler et à détruire au milieu du

    Xe siècle, mais que les Grecs vont reconstruire plus de 8 siècles plus tard

    sur les lieux mêmes ou, en 1823, fut retrouvée l’icône sacrée. Cela après

    l’apparition et les indications de la Vierge à Pélagia, une religieuse d’un

    couvent du lieu. Toute une histoire, que les Grecs commémorent chaque année

    le 30 janvier, jour de la découverte de l’icône, le 25 mars, jour de la fête de l’Annonciation, le 20 juillet, anniversaire de la vision de Pélagia,

    et le 15 août enfin, jour de l’Assomption de la Vierge, que les Grecs viennent fêter à Tinos par dizaines de milliers, en débarquant des ferry venus

    d’Athènes et des autres îles de l’ensemble du pays.

    L’icône, d’un format plutôt réduit, de quelque 50 à 60 centimètres de

    haut sur 30 à 40 de large, fut découverte à une époque oû la Grèce traversait des moments dramatiques, dans sa lutte contre l’occupation turque. Elle existait sur l’île de Tinos depuis les premières années de l’époque byzantine et ornait la très vieille église de saint Jean Baptiste construite

    après la chute des idoles et la fin du culte des Dieux de l’Olympe sur les

    ruines du temple païen de Dionysos. Enterrée sous les ruines lors de la destruction de l’église, elle restera cachée 850 ans durant, jusqu’à ce jour

    du 30 janvier 1823 où la pioche d’un ouvrier de Phalatadou l’arracha à la

    terre. Le hasard n’y était pour rien racontent aujourd’hui encore avec émotions les habitants de l’île. "Dans le monastère de Kechrovounio, à quelque

    15 kilomètres de Tinos, vivait une religieuse nommée Pélagia à qui la Sainte Vierge apparu à plusieurs reprises en 1822, dans le but, notammenmt, de

    lui ordonner de se rendre à la ville et de demander aux autorités de commencer des fouilles pour trouver Son icône, enfouie dans un champ non cultivé, dont la Vierge fixait avec précision l’emplacement, et d’élever ensuite à cet endroit une église qui lui serait consacrée".

    Le peuple de Tnos, connu pour sa piété et son attachement à la

    chrétienté, crut en la vision de la religieuse. En septembre 1822

    commençait alors les recherches jusqu’à la découverte de l’icone sur

    laquelle Notre Dame est représentée dans une chambre agenouillée, la tête

    baisée, en train de prier devant un prie-Dieu, vêtue d’une robe verte et

    jaune. Sur le prie-Dieu, un livre ouvert sur lequel sont inscrit les mots

    que prononça la Sainte Vierge après l’Annoince de l’Ange.

    représernte

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