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    La chrétienne pakistanaise Asia Bibi échappe à la peine de mort © dr

    Asia Bibi veut demander l'asile politique en France

    Condamnée à mort en 2009 pour blasphème, la chrétienne pakistanaise Asia Bibi a été définitivement acquittée à l’automne 2019 et accueillie au Canada. A l'occasion d’une rencontre avec Emmanuel Macron le 28 février 2020, elle veut désormais demander l’asile politique à la France. Elle s’est confiée au quotidien La Croix.

    "Je

    me sens libre mais quand même menacée. Je continue de recevoir des menaces de

    mort de mon pays. De la part des talibans, tout est possible" explique Asia

    Bibi.

    Le Canada

    s’était engagé à accueillir Asia et sa famille pendant un an, jusqu’en

    décembre. "Je compte demander l’asile politique au président Emmanuel

    Macron. Je le dirai à Anne Hidalgo, mardi 25 février, lors de la remise de la

    citoyenneté d’honneur à l’Hôtel de Ville de Paris."

    Une des premières préoccupations d'Asia est de retrouver la santé, car son corps a beaucoup souffert pendant ces années de détention. Elle souhaite ensuite pouvoir aider les personnes accusées de blasphème et détenues au Pakistan. "Je pense que l’islam doit changer, afin, notamment, qu’il ne soit plus possible de passer dix ans de sa vie en prison pour avoir été accusé de blasphème.

    Le pardon est essentiel

    Asia Bibi

    a également exprimé sa tristesse de ne pas pouvoir rentrer dans son pays, car

    le reste de sa famille vit toujours sur place.

    La

    Pakistanaise confirme aussi bien être

    de confession catholique: "J’ai été baptisée vers 8 ans dans

    l’église catholique du village de mon enfance. J’ai été catéchisée et confirmée

    en même temps que j’ai fait ma première communion. Le curé de ce village était

    mon oncle, le frère aîné de mon père. […]C’est ma foi qui m’a permis de

    supporter toutes les épreuves et qui m’a donné l’espoir. Je n’aurais pu rester

    vivante si je n’avais pas la foi."

    Elle

    explique avoir complètement pardonné. "Je savais, par l’Évangile, que si

    on ne pardonne pas à celui qui nous a fait du mal, alors on ne sera pas

    pardonné pour le mal que l’on fait."  (cath.ch/cx/mp)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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