Les Pères de l’Option
pour les pauvres ont joint leurs voix à plusieurs organisations de la société
civile pour exiger du gouvernement et du Congrès argentin que soit décrété
l’état d’urgence alimentaire.
Selon le journal argentin "Página/12", les prêtres
ont rappelé que "la commission pastorale sociale de l’épiscopat argentin,
la propre hiérarchie de l’épiscopat et de très nombreuses organisations
sociales ont averti depuis des mois de la nécessité de faire face à l’urgence
alimentaire que traverse notre patrie".
Parmi les organisations qui réclament cette mobilisation, y
compris à travers des manifestations dans les rues de la capitale Buenos Aires,
figure notamment la Fédération argentine des églises évangéliques (FAIE) qui a
rappelé que le pays connaissait une "situation précaire qui frappe notre
peuple, en particulier les plus fragiles comme les enfants et les personnes
âgées".
"Servir le bien commun"
Dans un texte court, les prêtres argentins ont estimé que le
moment était venu de "travailler en cohérence avec le mandat qui a été
confié au président et aux législateurs pour servir le bien commun".Les
religieux se sont également adressés aux partis de l’opposition au gouvernement
du président Mauricio Macri pour leur demander de ne pas "se servir du
thème de la faim pour faire de la politique".
Une proposition de loi votée
Manifestement la mobilisation a porté ses fruits puisque,
jeudi 12 septembre, les députés argentins ont voté une proposition de loi pour
décréter "l'urgence alimentaire" dans le pays, prévoyant notamment
d’augmenter les allocations aux personnes les plus vulnérables. Cette
proposition de loi vise à soulager les familles ayant du mal à s’alimenter correctement.
L’inflation qui a augmenté de 4% rien qu’au mois d’août et de près de 55% en un
an, affecte durement le quotidien des Argentins. Le texte doit encore être
approuvé par le Sénat, qui doit s’exprimer dessus mercredi 18 septembre.
(cath.ch/jcg/mp)