Avant la prière de l’Angélus prononcé depuis la fenêtre du Palais apostolique, le 11 février 2018 au Vatican, le pape François a orienté sa méditation sur la “maladie du péché“, à l'occasion de la 26e Journée du malade. Le pape a demandé aux fidèles d'examiner leurs propres impuretés.
“Avec le regard du cœur tourné vers la grotte de Massabielle“, à Lourdes (France), “nous contemplons Jésus comme le vrai médecin des corps et des âmes“, a souligné le pape en préambule: médecin envoyé par Dieu “pour guérir l’humanité marquée par le péché et ses conséquences“.La Journée mondiale du malade a été instituée par le pape Jean Paul II en 1992, un an après avoir été diagnostiqué de la maladie de Parkinson. Cette journée a été fixée au 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes.
"Les maladies du coeur"
Aucune maladie n’est cause de l’impureté, a poursuivi le pontife. “C’est le péché, en revanche, qui nous rend impurs!“: l’égoïsme, l’orgueil, la corruption… Autant de “maladies du cœur“, a-t-il ajouté, dont “nous avons besoin d’être purifiés“.Le pontife a ensuite demandé à la foule un moment de silence pour examiner son cœur et ses “propres impuretés et péchés“, et dire: “Jésus, si tu veux, tu peux me purifier“. Il a aussi indiqué le sacrement de réconciliation comme remède à “la lèpre du péché“.Au cours de sa catéchèse, le pape a également souligné la “compassion de Jésus“ à l’égard des malades. Sans cela, on ne peut comprendre “l’œuvre du Christ ni le Christ lui-même“. Après l’Angélus, le pape a eu une pensée pour les malades qui souffrent de la solitude et de la marginalisation. Il a demandé à la Vierge Marie, Salus infirmorum – salut des malades – d'aider chacun à trouver le réconfort de l’âme et du corps.Le même jour, Mgr Jacques Benoit-Gonnin, évêque du diocèse de Beauvais (France), a solennellement déclaré “le caractère prodigieux et miraculeux“ de la guérison d'une religieuse, Soeur Bernadette Moriau, “par l'intercession de la bienheureuse Marie, Notre-Dame de Lourdes“. Il s'agit du 70e miracle reconnu officiellement depuis les apparitions de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous, en 1858. (cath.ch/imedia/ap/bh)