Le pape invite à reconnaître les «pierres précieuses de la vie»
«Reconnaître les pierres précieuses de la vie et […] les distinguer de la camelote». C’est l’invitation du pape François lors de l’Angélus dominical qu’il a présidé place Saint-Pierre le 30 juillet 2023. Il a exhorté le chrétien à faire de Jésus «le plus grand bien de la vie». Le pontife a également dénoncé le «enfants, femmes, et travailleurs» exploités à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains.
Méditant sur l’Évangile du jour – qui narre la parabole d’un marchand à la recherche de perles précieuses –, le pontife à encouragé les fidèles à ne pas s’enfermer «dans l’habitude, dans la médiocrité de ceux qui se contentent [de ce qu’ils ont], mais à raviver le désir, à cultiver des rêves, à chercher la nouveauté du Seigneur». Et d’assurer: «Le Seigneur n’est pas répétitif, il apporte toujours une nouveauté».
Le pape a aussi engagé le chrétien à avoir «l’œil vif» et à savoir «discerner la perle » dans le quotidien, c’est-à-dire à «trouver ce qui compte». «Chaque jour, à la maison, dans la rue, au travail, en vacances, nous avons l’occasion d’apercevoir le bien», a-t-il souligné en encourageant à ne pas gaspiller son «temps» et sa «liberté» pour «des choses insignifiantes, des passe-temps qui nous laissent vides à l’intérieur».
La «perle précieuse» de la vie, pour le pape, c’est Jésus lui-même. «Il vaut la peine de tout investir en Lui car, quand on rencontre le Christ, la vie change», a-t-il affirmé.
Comme il le fait souvent, l’évêque de Rome a laissé à la foule quelques questions. «Suis-je, dans ma vie, en recherche? Est-ce que je me sens bien, arrivé, satisfait? […] Suis-je ‘à la retraite’ spirituellement? […] Est-ce que je m’entraîne à discerner ce qui est bon et qui vient de Dieu, en sachant renoncer à ce qui me laisse peu ou rien? […] Est-ce que je sais me dépenser pour Jésus? Est-il pour moi à la première place, est-il le plus grand bien de la vie?»
Lutte contre le trafic d’êtres humains
Après la prière mariale, le pape a évoqué la Journée internationale de l’amitié et la Journée mondiale de la lutte contre la traite d’êtres humains, toutes deux célébrées par l’ONU à la date du 30 juillet. Le pontife s’est particulièrement arrêté sur la deuxième initiative, qui lutte contre un «crime» assimilant les personnes à des «marchandises», a-t-il dénoncé.
«Le trafic est une réalité terrible, qui concerne trop de personnes», a déploré le pape, évoquant les «enfants, femmes, et travailleurs» exploités. «Tous vivent dans des conditions inhumaines et souffrent de l’indifférence et de la mise à l’écart de la part de la société», a-t-il ajouté. «Il y a tant de traite dans le monde, aujourd’hui», a encore regretté le pape.
Dans un message vidéo diffusé le 8 février dernier à l’occasion de la 9e Journée mondiale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, le pape François s’alarmait du développement de ce fléau dans le monde.
Selon les chiffres de l’Office des Nations unies contre les drogues et le crime (ONUDC) et l’Office international du Travail (OIT), ce trafic touche près de 25 millions de victimes sur la planète. La traite d’êtres humains générerait plus de 150 milliards de dollars de revenus annuels mondiaux. (cath.ch/imedia/ak/bh)