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    Andrea Tornielli est un vaticaniste réputé © medol/Wikimedia/CC BY-SA 4.0

    Abus sexuels: le pape favorise la transparence, selon Andrea Tornielli

    L'abolition du secret pontifical pour les cas d'abus sexuels permet désormais une collaboration entre le Vatican et les magistrats de chaque pays, analyse Andrea Tornielli, directeur éditorial du Dicastère pour la communication le 17 décembre 2019.

    Dans un éditorial relayé par le Saint-Siège, l'Italien

    réagit à la publication de l'instruction Sulla riservatezza delle cause jointe

    au nouveau rescrit Normae de gravioribus delictis entrés en vigueur ce

    jour.

    A

    travers cette annonce, le sommet sur les abus sexuels convoqué par le pape

    François en février dernier continue de porter du fruit, se réjouit le

    communicant. En outre, cette instruction fait suite à la publication du Motu proprio

    'Vos estis lux mundi' en mai 2019 invitant à faire primer ”le

    bien des enfants sur la sauvegarde du secret, fût-il pontifical”, écrit-il dans

    son éditorial.

    A

    présent, les témoignages et les documents des procès relatifs aux cas d’abus

    conservés dans les Archives des dicastères du Saint-Siège, ainsi que ceux des

    Archives des diocèses – jusqu’alors soumis au secret pontifical – ”pourront

    être consignés aux magistrats instructeurs des pays qui en feront la demande”,

    analyse-t-il. Un signe d'ouverture de disponibilité, de transparence, mais

    surtout ”de collaboration avec les autorités civiles”, pointe-t-il.

    Dans le

    cas de documents conservés au sein de dicastères du Vatican, la demande pourra

    être établie ”à travers une commission rogatoire internationale”, détaille-t-il

    encore. Dans des cas diocésains, il faudra en revanche demander à l'évêque en

    charge du diocèse concerné la permission de consulter ces documents.

    Ces

    documents n'appartiennent cependant pas au domaine public, avertit le directeur

    éditorial du Dicastère pour la communication: la confidentialité pour les

    victimes et témoins est toujours préservée. En outre, ce rescrit n'affecte pas

    le secret de confession, ”qui est tout autre chose le secret pontifical sur les

    actes et les témoignages”.

    La victime a désormais la possibilité de suivre sa plainte, souligne Mgr Charles Scicluna, secrétaire-adjoint de la Congrégation pour la doctrine de la foi, interrogé par Andrea Tornielli dans un document publié le même jour. (cath.ch/imedia/cg/bh)

    Centre catholique des médias Cath-Info

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