Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Polyptyque d'Arcabas sur l'enfance de Jésus
    Polyptyque d'Arcabas sur l'enfance de Jésus © Grégory Roth

    Homélie TV du jour de Noël 25 décembre 2020 ( Jn 1, 1-18)


    Chaque année, nous célébrons dans la joie la fête de Noël ;
    nous avons préparé une belle crèche
    et nous entendons des chants traditionnels
    qui nous rappellent ce grand événement : la naissance de Jésus.
    Nous pouvons nous demander :
    qu’est-ce que cette naissance
    vient changer dans notre monde ?
    En apparence, rien.
    Le mal continue son œuvre,
    la souffrance atteint tous les habitants de cette planète,
    la mort nous sépare physiquement de nos proches…
    Mais l’essentiel n’est-il pas invisible pour les yeux ?
    La lettre aux Hébreux affirme :
    « Dieu nous a parlé par son Fils,
    qui porte l’univers par sa parole puissante. »

    Jésus nous parle de son Père


    Jésus, le Fils de Dieu, vient donc nous parler de son Père,
    et il le fait avant même de pouvoir prononcer
    des paroles compréhensibles.
    C’est par sa présence toute humble, dans un bébé,
    qu’il nous révèle l’amour et la proximité de Dieu.

    Saint Jean nous dit dans son prologue :
    « Le Verbe s’est fait chair et il a habité parmi nous. »
    La Parole de Dieu, Créateur du ciel et de la terre,
    s’anéantit jusqu’à devenir un minuscule embryon.
    C’est cela le mystère de l’Incarnation.
    Thomas a Kempis, un mystique allemand du Moyen-Âge, déclare :
    « Nulle part dans le monde il y a eu un aussi grand miracle
    que dans cette petite étable de Bethléem :
    ici Dieu et l’homme sont devenus un. »

    "Confiné" par amour

    Nous pourrions dire que le Fils de Dieu
    s’est « hyper-confiné » par amour pour nous.
    Lui qui est éternel et au-delà de tout, il a choisi de venir sur terre
    à une époque précise et dans un lieu déterminé.
    Il nous montre ainsi l’importance du temps,
    de l’espace et de nos racines,
    que nous vivions en Suisse, en France ou en Irlande.
    Il nous rejoint précisément là où nous sommes.

    Le concile Vatican II, dans la Constitution Gaudium et spes,
    affirme que notre humanité « a été élevée à une dignité sans égale.
    Car, par son incarnation, le Fils de Dieu s’est en quelque sorte
    uni lui-même à tout être humain. »
    Il a voulu connaitre notre existence humaine dès le début,
    en se confinant neuf mois dans le corps de sa maman Marie.
    Ainsi, le Christ a révélé la valeur infinie de chaque personne
    dès sa conception jusqu’à sa mort.
    Chacun de nous est précieux pour Dieu.
    Personne n’est indifférent à ses yeux.

    Voilà le véritable changement survenu
    lors de la naissance de Jésus : le Seigneur devient l’un de nous.
    Il assume tellement notre humanité
    que l’on peut passer à côté de lui sans nous apercevoir de sa présence.

    Dieu présent dans notre réalité humaine

    Ce petit enfant qui vient de naître, c’est Dieu lui-même.
    Ainsi, depuis la naissance de Jésus, Dieu est toujours présent
    dans notre réalité humaine.
    Il ne nous abandonne jamais :
    « voici que je suis avec vous tous les jours
    jusqu’à la fin des temps », affirme Jésus
    à la fin de l’Evangile selon saint Matthieu.

    Dieu a choisi de se confiner
    pour rejoindre tous ceux qui sont confinés :
    les malades à domicile ou dans les hôpitaux,
    les personnes âgées qui ne peuvent plus se déplacer,
    les prisonniers qui ne peuvent pas sortir…
    Sans compter tous ceux qui sont confinés de l’intérieur
    par la peur, la paresse ou le péché…

    Oui, Dieu s’est confiné pour nous dé-confiner de l’intérieur,
    pour nous remplir de sa présence et élargir notre cœur.
    En fait, Dieu se fait tellement proche de nous
    qu’il se rend présent en chaque humain.
    Jésus affirme : « Tout ce que vous avez fait
    à l’un de ces petits d’entre les miens,
    c’est à moi que vous l’avez fait. »
    Vous cherchez Dieu ? Pas besoin de lever les yeux au loin,
    il est là auprès de vous, tout près de vous, en vous,
    et même dans chaque prochain que vous rencontrez.
    Il est là dans cette personne en précarité,
    dans ce malade, dans ce prisonnier, dans ce petit bébé,
    dans cette personne âgée… et même dans votre voisin.

    Voilà pourquoi le cœur de la vie chrétienne réside dans l’amour :
    « Aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés. »
    Car en aimant notre prochain, nous aimons Jésus lui-même,
    lui qui s’est uni à tout être humain.
    Voilà pourquoi toute atteinte à la vie et à la dignité
    des autres humains est un crime non seulement contre l’humanité,
    mais aussi un péché qui offense Dieu lui-même…

    Saint Jean affirme dans son prologue
    qu’en Jésus « étaient la vie et la lumière des hommes,
    et que cette lumière brille dans les ténèbres. »
    Dans une de ses lettres, il nous dit :
    « Celui qui aime son frère demeure dans la lumière. »
    Le Fils de Dieu est venu apporter la lumière de sa présence
    et de son amour dans nos cœurs,
    afin que nous puissions aimer les autres comme lui
    et ainsi chasser les ténèbres du mal et de la peur.

    Qu’est-ce qui a changé à Noël ?
    Apparemment rien, mais tout en vérité.
    Dieu nous fait cadeau de sa présence continuelle
    et il nous invite à tourner notre regard vers l’essentiel.
    Nous voyons un bébé dans une crèche, une personne
    sur notre route et une hostie pendant la messe.
    N’oublions pas que c’est chaque fois Jésus, le Fils de Dieu,
    qui est là présent malgré les apparences.
    Aimons-le de tout notre cœur
    pour notre plus grand bonheur.
    Amen.

    LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR
    Lectures bibliques : Isaïe 52, 7-10; Psaume 97, 1, 2-3ab, 3cd-4, 5-6; Hébreux1, 1-6; Jean 1, 1-18

    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR