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  • Le pape François pour une 'écologie humaine' Photo keystone)
    Le pape François pour une 'écologie humaine' Photo keystone)

    Homélie du 3 octobre 2021 (Mc 10, 2-16 )

    Dimanche après dimanche, les lectures bibliques du jour mettent le prédicateur au défi. Que nous disent, à nous et à nos contemporains, ces textes très anciens, souvent très étrangers à notre culture ? Pour ma part, pendant ma méditation, j’essaye de me laisser toucher par un mot ou une phrase que je laisse résonner dans mon cœur. Ce dimanche mon attention a été portée sur ces mots très forts :  « la dureté de vos cœurs ». « C’est en raison de la dureté de vos cœurs que Moïse a formulé cette règle ».

    A côté de cette dureté, heureusement, il y a aussi ces mots du livre de la Genèse : « ce qui est bon pour l’homme ».

    Deux questions m’ont alors interpellé.
    Ai-je donc le cœur dur ? et
    Qu’est-ce donc qui est bon pour l’homme ?

    Ces interrogations me sont peut-être arrivées parce que j’ai été frappé cette semaine par certains propos très durs à propos d’un thème actuel très clivant en lien avec la pandémie qui nous frappe. Pourquoi ce durcissement d’un discours qui en arrive à devenir irrationnel ? Je sais que je m’avance ici sur un terrain glissant et ne vais donc pas aller plus loin.

    Comment est mon coeur ?

    Je me contenterais de me poser une seule question. Comment est donc mon cœur ? Est-il ouvert et généreux, ou bien se ferme-t-il douloureusement ?

    Nous savons bien qu’au fond de nous-mêmes notre cœur a tellement tendance à se fermer, à se durcir, et à porter des jugements sévères sur notre prochain.

    Nous sommes hélas marqués par le péché et l’égoïsme.

    Mais voici que la Parole de Dieu vient nous interpeller. M’est venu en tête ce verset du psaume 94 que nous chantons surtout au Carême : « Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur, mais écoutez la voix du Seigneur ».

    Oui, écoutons la voix du Seigneur. Il veut notre bien. Il nous propose ce qui est bon pour l’homme. C’est au fond du cœur que se trouve le meilleur, car Dieu est présent au plus intime de nous-mêmes. Et pour y pénétrer, c’est difficile. Il faut briser une couche d’égoïsme pour trouver le meilleur.

    Autrefois, lorsqu’elle faisait sa confiture aux abricots, ma maman utilisait pour la conserver et la protéger une couche de paraffine. Ainsi lorsque le temps était venu de la consommer, il fallait briser cette couche rigide de paraffine pour atteindre cette excellente confiture. Le meilleur est à l’intérieur et, pour l’atteindre, il faut très souvent briser une carapace isolante et très sécurisante.

    Laissons-nous rejoindre par le Seigneur

    Au moment de faire nos choix, si nous ne savons pas trop bien que décider, laissons-nous rejoindre par le Seigneur. La Lettre aux Hébreux nous le rappelle aujourd’hui : le Seigneur Jésus… « voulait conduire une multitude de fils jusqu’à la gloire ». C’est lui le guide de notre existence où souvent tout est très compliqué pour nous.

    Si donc nous nous laissons « aspirer » vers en haut par Jésus, si donc nous acceptons de cheminer vers cette gloire promise, bien des questions, des soucis et des préoccupations vont disparaître.

    Un père qui nous prend par la main

    Jésus lui-même, dans cet évangile, nous donne le guide du pèlerinage de notre vie. Il s’agit d’accueillir le royaume de Dieu à la manière d’un enfant, car « le royaume de Dieu est à ceux qui leur ressemblent ».

    Un enfant sait qu’il n’est pas tout-puissant, qu’il a plein de choses à apprendre, mais aussi qu’il peut compter sur l’amour inconditionnel de ses parents. Dieu est pour nous un père - nous le proclamons si souvent -, un père qui nous guide en nous prenant par la main. Laissons-nous donc conduire en toute confiance.

    Pour en revenir à mon interrogation du début de cette méditation, je crois que le message fondamental des lectures de cette messe, est une invitation à la confiance. Comme un enfant fait confiance à ses parents, osons accueillir le royaume de Dieu à la manière d’un enfant. Cela fait tant de bien de vivre comme un enfant. Alors la dureté de notre cœur va fondre, le choix des bonnes solutions va s’imposer naturellement et nous parviendrons à la gloire promise par Jésus.

    27e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
    Lectures bibliques : Genèse 2, 18-24; Psaume 127, 1-2, 3, 4-6: Hébreux 2, 9-11; Marc 10, 2-16

    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR