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  • | © Évangile-et-peinture
    | © Évangile-et-peinture

    Homélie du 1er août 2021 (Jn 6, 24-35)

    Lors de ma première communion à 10 ans, je me souviens bien de mes catéchistes qui nous avaient fait goûter une hostie non-consacrée en disant « Ce n’est pas le corps du Christ ! » J’ai ainsi appris à discerner la présence ou non du Christ qui se donne à moi dans ce petit morceau de pain. J’ai appris à reconnaître la vie de Dieu qui se donne dans mon humanité.
    L’oraison du jour nous dit comment la vie de Dieu se donne à nous : « Assiste tes enfants, Seigneur, et montre à ceux qui t’implorent ton inépuisable bonté ; c’est leur fierté de t’avoir pour Créateur et Providence : restaure en eux ta création, et l’ayant renouvelée, protège-la. » La relation de Dieu à nous nous révèle qu’il est Créateur et Provident, Sauveur par le fait qu’il nous restaure par sa grâce, et Emmanuel (Dieu-avec-nous) dans le sens où il nous protège dans toutes nos épreuves et qu’il chemine ainsi avec nous.

    Dieu Créateur et Provident

    Dieu nous a créés et a créé toute chose à partir de rien, les plus grandes montagnes et les plus profonds abîmes. Tout est dans sa main, il gère la situation, contrairement à nous parfois en temps de pandémie par exemple. De plus, à chaque instant il nous crée et veille sur nous par sa Providence. De son point de vue à lui, on comprend qu’il nous donne la vie, le mouvement et l’être, et de notre point de vue à nous, que l’on dépend fondamentalement de notre créateur, non pas de manière servile ou infantile, mais filiale.

    Le Seigneur éduque les Hébreux à cette connaissance en leur donnant du pain pour apaiser leur faim et des épreuves pour calmer leurs récriminations. Il leur donne des cailles le soir, et la manne le matin. Ce don manifeste que tout vient de Dieu et que nous n’en sommes pas propriétaires. Il les met aussi à l’épreuve : la ration quotidienne les invite à ne pas thésauriser et à compter sur Dieu pour traverser cette épreuve du désert. Le Seigneur nous rappelle ainsi que lorsqu’il confie une mission à quelqu’un, il lui donne TOUJOURS la force de la réaliser. Il faut « juste » avoir confiance en Lui. Là réside tout notre travail.

    La particularité de ce don est sa discrétion : la manne vient comme la rosée, qui arrive sans qu’on l’ait vue surgir. De plus, la manne suppose que l’on demande des explications à Dieu pour savoir ce que c’est. Enfin, elle vient tous les matins. En bref, la manne invite à se tourner continuellement vers le créateur qui s’occupe par amour de ses enfants.
    Face aux grâces que nous recevons, savons-nous reconnaître l’action de Dieu dans nos vies ou bien est-ce que l’on récrimine contre le Seigneur pour retourner en Égypte ?

    Dieu Sauveur

    Les Hébreux désirent retourner en Égypte en pensant aux marmites de viande. Mais ils désirent y retourner pour mourir, et non pas pour vivre. Même si on a été créés bons et pour vivre, parfois on se laisse tenter par les marmites de nos péchés et on cherche finalement plus la mort que la vie. Saint Paul explique bien cette ambivalence présente en nous par l’image de l’homme ancien et de l’homme nouveau. Il nous invite donc à nous défaire de l’homme ancien pour revêtir l’homme nouveau. Dès notre baptême, et à nouveau à chaque confession, nous sommes complètement renouvelés, nous sommes cet être nouveau. Il nous faut donc chercher, par notre vie, à revêtir cet homme nouveau en nous, et à essayer de mettre en valeur et faire grandir chez les autres leur être nouveau.

    Cet être nouveau correspond en fait à notre être profond. Saint Paul nous invite donc à une cohérence de vie : à ce que notre habit reflète notre réalité profonde de fils de Dieu rétablis dans l’amitié avec Lui ; nous sommes des pécheurs pardonnés (cf. Pape François).
    Et pour cela, il nous faut le soutien de l’Esprit Saint qui renouvelle la face de la terre (cf. Ps 103). Cet Esprit Saint nous donne des coups de mains extérieurs, à travers la Parole de Dieu et les sacrements, mais il vient aussi nous mouvoir intérieurement vers le Bien.

    Dieu Emmanuel

    Dieu est Créateur et Provident – mais discrètement comme la rosée – et Sauveur – mais en nous invitant à revêtir l’homme nouveau. Du coup ce Seigneur nous invite complètement à le chercher, comme les foules de l’Évangile qui ont vu des signes accomplis par Jésus notamment sur les malades. Ces signes que la foule mentionnent et qui viennent d’avoir lieu sont la multiplication des pains pour nourrir une foule nombreuse et Jésus qui marche sur les eaux pour rejoindre les apôtres dans la barque. Après avoir vu ces signes, la foule s’obstine à demander quel signe leur fera voir et croire Jésus comme l’envoyé de Dieu. Jésus leur résume sa mission ainsi « Je suis le pain de vie ». Comme la manne descendue du ciel discrètement, Jésus est venu parmi les siens dans la pauvreté d’une crèche, afin qu’on le reconnaisse par la foi et qu’on le reçoive tous les jours (cf. Notre Père). Il est venu parmi nous pour nous sauver et nous aider à faire grandir l’homme nouveau en nous.

    Le visage de Dieu se révèle dans les traits de nos frères et sœurs


    Ce Dieu qui s’est incarné vient habiter parmi nous, en nos cœurs, mais vient aussi cheminer parmi nous, dans notre monde, et son visage se révèle souvent dans les traits de nos frères et sœurs en humanité. Il ne nous lâche pas, il est Dieu avec nous, Emmanuel.
    Ouvrons les yeux de notre cœur pour reconnaître Dieu qui agit dans nos vies et ainsi travailler à ses œuvres qui durent et non pas à ma petite œuvre à moi qui passera.

    Face à l’humilité d’un Dieu qui se donne à nous dans une si grande simplicité, sous l’apparence d’un petit morceau de pain, discernons, durant cette Eucharistie, sa présence en l’adorant à la consécration et en le recevant à la communion. Dans cette petite hostie se trouve présent le Dieu qui nous a créés et qui nous donne le pain quotidien dans sa grande providence, le Dieu Sauveur qui nous pardonne et nous revêt de sa grâce, et le Dieu Emmanuel, Dieu avec nous et en nous qui nous accompagne sur tous nos chemins vers le ciel.
    Amen.

    18e DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE
    Lectures bibliques : Exode 16, 2-4.12-15; Psaume 77, 3.4ac, 23-24, 25.52a.54a; Éphésiens 4, 17.20-24; Jean 6, 24-35

    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR