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  • "Alors Jésus fut conduit au désert par l’Esprit pour être tenté par le diable." (Photo: Flickr/Lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0) Détail d'un vitrai - Cathédrale de Chartres.

    Homélie du 18 février 2024 (Mc 1, 12-15)

    Plusieurs servants de messe, premiers communiants, confirmands et même le responsable des jeunes Fun & God de la paroisse – ce qui veut dire « jeu et Dieu » –, se prénomment Noé ou Noah. C’est un nom qui est revenu à la mode – une bonne mode ! – puisqu’il correspond au patriarche de l’arche et de la première Alliance de Dieu avec l’humanité.

    Le Créateur nous recrée sans cesse

    Plus jamais il n’y aura de déluge, même avec le dérèglement climatique, et ceci jusqu’à l’accomplissement des siècles. C’est le Seigneur lui-même qui le promet : la création ne sera plus dé-créée ni défaite. Nous sommes assurés que le Créateur nous recrée sans cesse, au-delà du chaos. Il y associe tout le cosmos, l’humanité, les animaux, l’ensemble des êtres vivants que Noé prend dans son bateau, les bêtes sauvages du désert au milieu desquelles Jésus se rend après son baptême, poussé par l’Esprit.

    C’est d’ailleurs pour cette raison que l’évangéliste Marc, que nous lisons cette année liturgique, est représenté dans l’imagerie populaire et artistique par un lion [à cause des bêtes sauvages]. Et pour prouver son dessein, Dieu établit le signe de son arc-en-ciel aux 7 couleurs, 7, soit le chiffre parfait, l’arc posant un pied sur terre et l’autre dans les nuées, l’arc-en-ciel, [ce pont entre ici-bas et l’au-delà].

    Nous le savons, nous l’avons expérimenté, car Dieu est fidèle et ne nous déçoit jamais : Après la pluie vient le soleil, et il faut les deux pour produire l’arc-en-ciel. C’est un grand et beau symbole biblique et chrétien, qui vaut pour toutes les femmes et les hommes de tous pays, genres, races et religions. Un symbole d’alliance interculturelle, intersexe et interreligieuse.

    II. Baptême

    Monter dans le bateau avec Noé, l’ensemble des bêtes et des nations, c’est revivre sans cesse notre baptême, puisque le terme signifie « plonger dans l’eau de la mort pour revivre ». Dans sa première épître, saint Pierre nous rappelle que l’arche de Noé et de l’Église, dans sa traversée pascale, préfigure notre baptême individuel et notre salut communautaire.

    L’arche est en bois, comme la croix du Christ [jetée dans les eaux amères des catastrophes et du trépas]. Jésus est descendu aux enfers pour libérer l’ensemble de ceux qui étaient morts avant lui, Adam et Ève, Noé et ses fils, Abraham et Sarah, Isaac et Jacob, Moïse et Élie, David et Salomon et tous les témoins de l’Ancien Testament, pour les faire entrer dans le paradis du Nouveau Testament.

    Nous sommes déjà ressuscités si nous vivons avec une conscience droite

    Désormais, nous y sommes déjà associés par les sacrements de notre initiation, par notre baptême, confirmation et eucharistie. Nous sommes déjà ressuscités si nous vivons avec une conscience droite. Chaque Carême nous permet de réexpérimenter avec tous les catéchumènes de la Nuit pascale la préparation renouvelée de notre adhésion au Dieu Trinité. Et nous pourrons proclamer à nouveau avec les baptisés de la Veillée du Samedi Saint notre foi en Dieu Père, Fils et Esprit.
    Telle est la voie du Seigneur, telle est la bienveillance du Bon Dieu, qui laisse de côté les révoltes de notre jeunesse et qui ne nous oublie pas. Gardons cette espérance du chemin d’Alliance que chante le Psaume 24 du jour.

    III. Tentations

    Cette alliance baptismale nous fait participer dès le début du Carême à Pâques. Elle nous préserve des tentations du Diviseur qui nous di-vertit, c’est-à-dire qui nous détourne de notre vocation, nous sépare les uns des autres, qui nous éloigne de nous-mêmes et nous coupe de Dieu.

    Avec Jésus, nous affrontons Satan au désert de notre monde desséché par les guerres d’Ukraine, du Yémen, de Palestine et d’ailleurs sur la planète, nous retournons en Terre Sainte, la Terre de la Bonne Nouvelle du Royaume pour tous et toutes, et nous nous convertissons.

    Passons du di-vertissement à la con-version ! Retournons-nous : c’est ce que signifie le mot latin vertere, tourner ! À chacun(e) de choisir la conversion à laquelle il se sent appelé.

    1e Dimanche de Carême
    Lectures bibliques : Genèse 9, 8-15; Psaume 24; 1 Pierre 3, 18-22; Marc 1, 12-15

    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR