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  • La lumière émane de l'enfant Jésus, nativité de Gentile da Fabriano, 1423, Florence, Galerie des  Offices
    La lumière émane de l'enfant Jésus, nativité de Gentile da Fabriano, 1423, Florence, Galerie des Offices

    Homélie de Noël, 25 décembre 2018 (Jn 1, 1-18)

    Didier Berret, diacre - Eglise St-Jean-Baptiste, Montfaucon

    La partition du monde débute par un long silence. Le souffle de Dieu emplit l’espace.

    En triple piano un roulement sourd comme un bruit de timbale commence à se faire entendre et monte progressivement, jusqu'à ce qu’un son cristallin, d’une pureté sans égale, cisèle un mot, un seul, le premier de tous les mots : ‘OR ce qui se traduit par « lumière ! » La première note du temps est une ronde surmontée d’un point d’orgue.

    L'univers se tapisse de musique

    Le Verbe de Dieu lentement exhale sa musique et fait tourbillonner la vie. Alors la partition se colore d’autres notes, le rythme s’accélère ; les flûtes s’éveillent tendres et joyeuses et dessinent des nuages, les hautbois caressent le ciel ; avec la harpe ruissellent les rivières, le violoncelle accueille les premières plantes : les cordes s’emmêlent et la terre verdit. L’orchestre céleste exulte. La grosse caisse entre en scène, un cœur bat, puis deux puis mille, et d’innombrables. Les cuivres retentissent juste avant le rossignol et le coucou et la colombe et tout s’emmêle : ça barrit, ça bêle ça miaule, ça brait, ça ulule, ça pullule de sons. Jusqu'en ses confins l’univers se tapisse de musique.

    L’humanité fait son entrée

    Et puis soudain la mélodie se fait discrète, le rythme ralentit, la symphonie devient berceuse. De concert, les instruments murmurent pour faire place à des voix. L’humanité fait son entrée. L’orchestre se met au service de la chorale : sopranes et ténors alti et basses, des voix sépulcrales jusqu'au contre ut, le chant des hommes et des femmes rejoint le chœur des anges...

    Jusqu'à ce que...

    Jusqu'à ce que des voix s’opposent, des solistes s’imposent, des bombes explosent, jusqu'à ce que l’humanité invente la cacophonie et que la voix du Verbe créateur, cristalline, d’une pureté sans égale, jusqu'à ce que la voix du Verbe soit étouffée par les hurlements, les claquements de bottes et la monnaie sonnante et trébuchante et qui fait trébucher.

    Une nuit et du silence

    Alors dans ce monde bruyant, le Verbe comme au commencement du monde, le Verbe choisit une nuit. Une nuit et du silence. Son cri de naissance vient discrètement saluer le monde mais ne réveille personne. Juste s’éveille l’admiration d’un père et d’une mère, témoins contemplatifs du miracle de la vie ! Le Verbe de Dieu se tait, seul son souffle fait doucement vibrer l’air et réchauffe la paille et ses premiers regard disent « ‘OR », lumière !Une toute nouvelle page de la partition accueille quelques notes. Un adagio commence à s’écrire, tout tout doucement, tout tout lentement comme si la sainte famille trouvait toujours un espace libre, au cœur du brouhaha, pour qu’advienne le chant du Verbe.

    Le chant des anges

    On raconte que cette nuit-là à Bethléem, comme aux premières heures du monde, on raconte qu’on entendit de nouveau le chant des anges ! On raconte que, depuis cette nuit-là, ils reviennent pour accompagner la voix du Verbe : Marie Madeleine les a vu au tombeau le matin de Pâques d’autres ont suivi leurs traces. Ils guident les pas et rendent « beaux les pieds des messagers de paix », ils guident les mots et rendent belles les  phrases des « messagers de bonne nouvelle. » Ils se joignent à l’Esprit, inventent des chemins, laissent éclater leur rire, tissent des liens, ouvrent les portes des prisons, se déguisent en étrangers pour s’inviter à nos tables...

    Des soldats à la crèche

    Certains témoins les ont vus dans le ciel comme à Bethléem, une nuit dans les tranchées de Fontaine-les-Cappy dans la Somme en 1914. A leur appel des soldats français et allemands comme les bergers sont venus désarmés à la crèche.

    Et Noël n’est pas fini... le Verbe de Dieu a « planté sa tente » au milieu des hommes ! Jusqu'à la fin des temps sa musique, lumière, donne vie et sens au monde.


    Solennité de la naissance de Jésus

    Lectures bibliques : Isaïe 52, 7-10; Psaume : 97; Hébreux 1, 1-6; Jean 1, 1-18


    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR