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  • Photo:evangile-et-mission.org
    Photo:evangile-et-mission.org

    Homélie du 31 décembre 2017 (Lc 2, 22-40)

    Abbé Guy-Michel Lamy, Eglise du Sacré-Coeur, Bâle

    « Comprenne qui pourra! »

    La chasteté ou la continence volontaires, voire la virginité consacrée, sont des valeurs que le christianisme partage avec certaines religions mais pas avec d'autres.

    Je me rappelle ce missionnaire qui, il y a bien longtemps, me disait à propos de tribus africaines à évangéliser: « Au départ, on ne les empêche pas de croire que les religieuses qui nous accompagnent sont nos femmes; autrement, on n'aurait aucun succès... ».Chez les Juifs, la continence volontaire était très rare (et la stérilité féminine considérée comme une tare (1)), mais certaines catégories d'Esséniens (2) la pratiquaient. Ces Esséniens avec lesquels Jean-Baptiste, lui-même non marié, a peut-être été en relation.Jésus lui-même, son petit-cousin, non marié non plus, ira même jusqu'à évoquer la chasteté, voire la virginité masculines, en des termes que rapporte l'évangéliste Matthieu: « Il y a des eunuques qui sont nés ainsi du sein de leur mère, il y a des eunuques qui le sont devenus par l'action des hommes, et il y a des eunuques qui se sont eux-mêmes rendus tels en vue du Royaume des Cieux. Comprenne qui pourra! » (Mt. 19, 12).Fiancée à Joseph, c'est à dire légalement mariée avec lui, mais n'habitant pas encore sous son toit, comme le voulait d'ailleurs la coutume juive, Marie se déclare vierge dans sa réponse à l'ange Gabriel (Lc. 1, 34). Avait-elle l'intention de le rester? On peut l'envisager. En ce cas, Joseph devenait son protecteur, car une femme seule, c'est à dire sans homme à ses côtés pour la défendre, pouvait se mettre en danger dans la société patriarcale juive de ce temps.Pensons au fils de la veuve de Naïm, « un fils unique » dont la mère était « veuve », écrit saint Luc. Si Jésus le ressuscite (3), ce n'est pas parce qu'il a pitié de lui, mais de sa mère: « En la voyant, il fut saisi de pitié pour elle et lui dit: « Ne pleure pas ». Puis, s'approchant, il toucha le cercueil, et les porteurs s'arrêtèrent. Alors il dit: « Jeune homme, je te l'ordonne, lève-toi ». Et le mort se dressa sur son séant et se mit à parler. Puis Jésus le rendit à sa mère » (Lc. 7, 13-15).Dans l'évangile de Jean, Jésus lui-même alors sur la croix pense à sa propre mère, sans aucun doute veuve de Joseph, en lui disant à propos de Jean, son plus jeune Apôtre, qui se trouvait à ses côtés: « Femme, voici ton fils », et à Jean: « Voici ta mère ». Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui (Jn. 19, 26-27).

    La virginité de Marie ne l'aura pas empêchée d'être mère deux fois.

    « Etonnée », comme Joseph, à l'écoute des paroles du vieillard Siméon lors de la Présentation de Jésus au Temple, elle fut aussi « très troublée » lors de l'Annonciation.

    Mais à chaque fois sa confiance (c’est-à-dire sa foi) finissait par l'emporter.


    Notes

    (1) Au cinquième mois de sa grossesse, Elizabeth elle-même aura ces mots: « Voilà ce qu'a fait pour moi le Seigneur au temps où il a jeté les yeux sur moi pour mettre fin à ce qui faisait ma honte devant les hommes » (Lc. 1-25) : un exemple biblique parmi d'autres!(2) Secte juive (au sens positif du mot, du latin « sequi »: suivre) présente en Palestine de 150 av. J.-C. à 70 ap. J.-C., dont les membres vivaient en communautés monastiques et pratiquaient le célibat, l'ascétisme et le partage des biens. Découverts en 1947, les manuscrits de Qumran (nord-ouest de la Mer Morte) la feront mieux connaître.(3) Il est intéressant de noter que l’allemand, à la différence du français (qui n'en a qu'un), use de 2 mots différents pour qualifier les trois résurrections opérées par Jésus dans les Evangiles (celles de la fille de Jaïre, du fils de la veuve de Naïm et de Lazarre): « Auferweckung », et la sienne propre: « Auferstehung ».


    FÊTE DE LA SAINTE FAMILLE

    Lectures bibliques :  Genèse 15, 1-6 ; 21, 1-3; Psaume 104 (105);  Hébreux 11, 8.11-12.17-19; Luc 2, 22-40


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