Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Photo:evangile-et-peinture
    Photo:evangile-et-peinture

    Homélie du 1er janvier 2017 (Lc 2, 16-21)

    Abbé Wolfgang Birrer – Basilique Notre-Dame, Lausanne

    Au seuil de l’An nouveau, ce sont les bergers présents à Noël qui nous introduisent à Jésus, Marie et Joseph. Ce sont les bergers qui nous aident à aller vers le Christ, aujourd’hui, mais également tout au long de la nouvelle année, et même tout au long de notre vie. Ce sont d’humbles bergers - dont nous ne connaissons même pas les noms - qui nous montrent comment aller à Dieu, comment grandir dans notre lien à Dieu. Il y a comme trois étapes :

    Une foi confiante

    C’est juste après l’annonce de l’ange « Un sauveur vous est né, qui est le Christ le Seigneur », annonce suivie du premier Gloria de l’histoire que les bergers se sont mis en route, en hâte même, nous dit saint Luc. Les bergers sont des croyants confiants : ils font confiance aux anges, aux messagers du Seigneur. Ils croient à ce qui leur est annoncé, parce qu’ils ont une ouverture surnaturelle dans leur cœur qui leur permet d’accueillir ce que, par eux-mêmes, jamais ils n’auraient imaginé : « Un Sauveur nous est né » ! Cela se passe chez eux, dans leur proximité immédiate. Dans leur vie. Ils croient que Dieu peut tout, même l’inimaginable et l’impossible ! Au seuil de l’An nouveau, les bergers nous aident à persévérer dans une confiance très grande en Dieu, Lui qui s’est fait si proche de chacun de nous par sa venue dans notre humanité. Une venue de Dieu et une proximité du Sauveur qui se poursuit dans le don des Sacrements en général et de la sainte Communion en particulier.

    Faire l’expérience du Sauveur dans notre vie

    Les bergers sont donc des hommes de foi et de confiance. Toutefois, ils ne se contente pas de croire. Il leur faut voir, ou plutôt : il leur faut faire l’expérience de ce Sauveur dans leur vie. Alors, ils se mettent en route. Ils acceptent de faire du chemin pour rencontrer Jésus, Marie et Joseph. Et ils y vont ensemble, à plusieurs. Les bergers nous encouragent par leur exemple à faire de même : ne jamais hésiter à nous mettre en route pour chercher, rencontrer et découvrir le Seigneur.Les bergers sont parvenus à Jésus : ils ont accepté d’entrer dans un chemin de foi et ils ont découvert que le chemin qu’ils ont pris était le bon. C’est en marchant que l’on se rend compte si le chemin que l’on a pris est le bon. Les bergers ont fait ce chemin à plusieurs : ils nous encouragent à avancer sur le chemin de la foi également à plusieurs, en Eglise, en nous entourant de frères et de sœurs qui deviennent pour nous autant des compagnons de route bienveillants que des soutiens généreux.

    Faire de la vie de tous les jours une réalité marquée par la louange

    Enfin, saint Luc nous dit qu’après avoir découvert Jésus avec Marie et Joseph, puis après avoir raconté ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet Enfant, les bergers sont retournés à leur activité habituelle, à leur vie de tous les jours en glorifiant et en louant Dieu « pour tout ce qu’ils avaient entendu et vu, selon ce qui leur avait été annoncé » (Lc 2, 20). Dans notre vie de croyants, les bergers nous aident aussi à faire de notre vie ordinaire, à faire de notre vie de tous les jours une réalité marquée par la louange et la glorification de Dieu.L’exemple des bergers nous encourage à faire de nos vies une réalité belle, sainte et lumineuse, parce que nous voulons accueillir Jésus, Marie et Joseph chaque jour un peu davantage. A la suite des bergers et à leur exemple, nous pouvons chercher à développer les motifs de louange de Dieu : la louange élève les cœurs et entretient l’espérance. Nous pouvons chercher à glorifier Dieu dans notre vie, tous les jours un peu plus, comme l’ont fait les bergers après avoir fait l’expérience du Dieu Sauveur de la crèche.Au seuil de l’An nouveau, les bergers nous aident ainsi à vivre une foi confiante et ouverte à Dieu, à cheminer avec persévérance pour Le trouver et à faire de nos vies une louange à la gloire de Dieu.

    Une disposition intérieure, recueillie, humble et attentive

    Quant à Marie, la Mère de Dieu que nous honorons particulièrement aujourd’hui, saint Luc nous dit qu’elle « retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur » (Lc 2, 19). C’est avec cette disposition intérieure, recueillie, humble et attentive qu’ensemble, nous recevons le Seigneur qui se redonne à nous dans la sainte Communion. Nous Lui confions tout ce qui nous habite.

    En ce premier Jour de l’An, nous implorons sa miséricorde et sa paix pour chacun de nous et pour le monde entier. Pour la nouvelle année, nous faisons nôtre la demande de bénédiction que la Parole de Dieu nous a donnée dans la première lecture de ce jour :

    « Que le Seigneur nous bénisse et nous garde ! Que le Seigneur fasse briller sur nous son visage, qu’Il nous prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers nous son visage, qu’Il nous apporte la paix »(cf. Nb 6, 24-26).

    Amen.


    Solennité de Sainte Marie, Mère de Dieu

    Lectures bibliques : Nombres 6, 22-27 – 8, 2a.3-7.9 ; Psaume 66 (67) ; Galates 4, 4-7 ; Luc 2, 16-21)


    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR