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  • Cathédrale de Sion L’Assomption de Marie dans le ciel, d'Auguste Wanner
    Cathédrale de Sion L’Assomption de Marie dans le ciel, d'Auguste Wanner © Josef Sarbach

    Homélie TV du 15 août 2017 ( Lc 1, 39-56)

    Chanoine Claude Ducarroz - Église St-Joseph, La Tour-de-Trême, FR

    Une femme dans le ciel! Plus encore: elle a le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. L’Eglise catholique n’a pas la réputation d’être particulièrement féministe, et la voilà qui met en évidence, glorieusement, une femme, en l’occurrence une petite servante de Nazareth, un bled obscur de Galilée.

    De tout son cœur, de tout son corps, de toute sa foi

    Qu’est-ce qui se passe?

    Qu’est-ce qui s’est passé?

    L’explication, qui n’efface pas le mystère, se trouve en Dieu.

    Cette femme ordinaire était en fait extraordinaire.

    Car Dieu l’a choisie entre toutes les femmes

    pour en faire la mère de Jésus, le fils de Dieu fait chair,

    par sa libre et pleine collaboration

    au dessein de l’incarnation et de la rédemption,

    de tout son cœur, de tout son corps, de toute sa foi:

    «Qu’il me soit fait selon ta parole.»

    Heureuse, mais pas toujours

    Dès lors, elle a pu chanter sans se vanter:

    «Le Seigneur fit pour moi des merveilles, saint est son nom.»

    Et maintenant, nous pouvons ajouter,

    sans déroger à la gloire de Dieu:

    «Marie, tu es bénie entre toutes les femmes…

    Oui, toutes les générations te disent bienheureuse.»

    Heureuse, comme nous l’imaginons spontanément,

    tu le fus, mais pas toujours.

    Marie a connu l’espérance de la grossesse,

    le bonheur de la naissance de son enfant,

    mais aussi l’épreuve de la pauvreté à la crèche de Bethléem,

    les aléas de l’exil en Egypte,

    l’inquiétude et même l’incompréhension

    à cause d’un certain Jésus qui prit ses distances

    pour suivre sa vocation.Et surtout, au pied de la croix, elle a porté

    et supporté dans son cœur de mère,

    la mort de son enfant qu’elle savait innocent et sacrifié.

    La suite logique de la maternité de Marie

    Aujourd’hui, nous sommes à la fête à cause de Marie.

    Ou plutôt nous communions dans la joie

    avec sa communion parfaite

    avec son fils Jésus le ressuscité.Selon la tradition de l’Eglise, en Orient et en Occident,

    nous croyons que la mère a suivi son fils dans la gloire

    comme elle a été associée de très près

    aux mystères de sa passion.

    L’Assomption de Marie, c’est un peu

    la suite logique de sa maternité

    qui a donné un corps et un cœur humain

    au Sauveur du monde.Et ce Sauveur le lui rend bien

    en la prenant à ses côtés,

    avec son corps et son cœur à elle,

    dans la gloire de Pâques.

    Marie reste de la famille humaine

    Mais attention. Que ce privilège n’éloigne pas Marie de nous,

    qui sommes aussi ses enfants

    puisque Jésus l’a confiée pour mère au disciple,

    à tous les disciples.

    Elle reste de la famille,

    dans la famille, humaine, très humaine.

    «A partir de cette heure-là, dit l’évangéliste,

    le disciple la prit chez lui.» Et nous aussi.

    L'accomplissement de la promesse

    Le Christ est l’unique médiateur entre Dieu et les hommes.

    Marie est seulement, mais c’est déjà beaucoup,

    la première en chemin pour aller vers Jésus.

    Oui, elle nous précède, mais sans nous lâcher la main,

    dans la communion des saints.

    Elle nous précède dans la foi

    si nous suivons son conseil:

    «Faites tout ce que Jésus vous dira.»

    Elle nous tient dans ses bras maternels

    quand nous traversons des épreuves,

    elle qui a traversé les siennes à cause de Jésus,

    mais surtout avec lui, jusqu’au bout.

    Elle nous entraîne à faire Eglise avec les apôtres

    et tous nos frères et sœurs selon l’Evangile,

    comme elle l’a fait par sa présence et sa prière

    au Cénacle de Jérusalem, en attendant l’Esprit promis.

    Aujourd’hui, elle nous montre en personne

    l’accomplissement de la promesse,

    à savoir l’entrée programmée - corps, cœur et âme -

    dans le royaume des cieux, auprès de Jésus ressuscité,

    quand nous aurons franchi les ravins de la mort.

    Il est beau, il est bon que ce soit une femme, cette femme, servante et royale, humble et glorieuse, qui nous accompagne et nous entraîne sur le chemin qui mène à la pleine communion avec le Christ Jésus pascal.

    Amen.


    Fête de l'Assomption de Marie

    Lectures bibliques : Apocalypse 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab; Psaume  44, 11-12a, 12b-13, 14-15a, 15b-16; 1 Corinthiens 15, 20-27a;  Luc 1, 39-56 - Année A


    La mosaïque du Bon Pasteur au mausolée de Galla Placidia, à Ravenne VIe siècle

    Homélie du 26 avril 2026
    (Jn 10, 1-10)

    Abbé Christophe Konopka

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    | © B. Lopez/Evangile et peinture

    Homélie du 19 avril 2026
    (Lc 24, 13-35)

    Père Sixtus Takang, CSSp.

    Chapelle de Lorette, Cointrin, GE

    Jésus dit à Thomas:

    Homélie du 12 avril 2026
    (Jn 20, 19-31)

    Mgr Alexandre Ineichen

    Basilique de l'Abbaye de Saint-Maurice, VS

    Homélie TV de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Frère Franck Dubois, dominicain

    Chapelle du couvent Saint-François, Paris

    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Homélie de Pâques 5 avril 2026
    (Jn 20, 1-9)

    Père Philippe M. Schönenberger

    Eglise Sainte-Claire, Carouge, GE

    Deux katchkars, des croix de pierre typiques de l'Arménie

    Homélie du Vendredi-Saint 3 avril 2026
    (Jn 18,1 - 19,42)

    Abbé Paulino Gonzalez

    Eglise  Saint-Pierre, Fribourg

    | © Evangile-et-peinture

    Homélie du 29 mars 2026
    (Mt 26, 14 - 27, 66)

    Abbé Boniface Bucyana

    Eglise Saint-Joseph, Lausanne

    Homélie du 22 mars 2026
    ( Jn 11, 1-45)

    Abbé Martin Glusek

    Eglise Saint-Jean l’Evangéliste, Cressier sur Morat, FR

    La Samaritaine et Jésus/photo:evangile-et-peinture.org

    Homélie du 8 mars 2026
    (Jn 4, 5-42)

    Abbé Daniel Agbeti

    église Saint-Laurent, Villaraboud, FR