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  • Fresque/photo:cath.ch
    Fresque/photo:cath.ch

    Homélie du 24 décembre 2015 (Lc 2, 1-14)

    Abbé Thierry Schelling - Eglise St-François d'Assise, Renens 

    Messe de Minuit

    Lectures bibliques :  Isaïe 9, 1-6; Psaume 95; Tite 2, 11-14; Luc 2, 1-14


    Un énième Noël ? Avec son cortège de lumières, de cadeaux, de bombances, de souvenirs d’enfance… Cela nous fait du bien à l’âme, entend-on dire, de retrouver la mémoire d’antan, grâce aux festivités liées aux 24 et 25 décembre : les chants de jadis, les odeurs culinaires de grand-mère, les étoiles dans les yeux des enfants adulés.

    La religion servirait-elle donc à nous remémorer le passé avec nostalgie, pour rouspéter sur le présent « qui a teeeeeellement changé » ? D’où le tollé quand on déplace ailleurs ou remplace par rien une crèche de bois ou de métal. On s’offusque de chambouler la déco… Mais en quoi cela chamboule-t-il le message ?Je n’aime pas cette religion-là, un tantinet infantilisante, un peu « chauffe-âme » comme on use d’un chauffe-pied électrique les soirs de grand frimas. En tout cas, ce n’est nullement le propos des évangélistes qui ont narré la naissance de Jésus.

    Dieu choisit l’humain pour apparaître, mais comme le Dieu de maintenant

    Noël, la Nativité, l’Incarnation, c’est tout autre chose : si les deux récits de Luc et de Matthieu ont quelque chose d’allégorique voire d’imaginaire, c’est pour mieux passer le message, loin justement du risque du détail historique invérifiable, d’apesanteur bigote ou de commisération circonstancielle. Car jusqu’à présent, l’histoire, on s’en rappelle, même que depuis quelques décennies, le Père Noël a aussi sa place parmi les santons. Mais le message, le vit-on si on le croit ?

    Dieu fait homme, Dieu invisible rendu visible, tangible, audible, comestible, limité, mortel ! Non pas pour désapprécier l’humain, tout au contraire, mais pour le diviniser, le magnifier, l’éterniser maintenant. Du coup, mon être n’est pas une vulgaire bogue, c’est une personne extraordinaire qui me permet de communiquer Dieu au monde: car Il naît dans ma vie, mon quotidien, ma réalité, mon corps et mon être tout entier, si et quand je vis le message de Noël : Dieu choisit l’humain pour apparaître, mais comme le Dieu de maintenant. Dieu n’est que maintenant, il ne naît que maintenant !

    Noël, c’est bien un présent à aimer, un futur à espérer, et un passé à laisser aller

    Dieu fait homme, Emmanuel, Dieu parmi nous : pour beaucoup, cette année, Noël s’appelle « réfugiés » avec le drame d’Aylan – on a déjà oublié le prénom de ce garçonnet mort sur une plage européenne, tête dans le sable – mais aussi l’offre d’accueillir une famille de migrants à notre table, ces jours-ci, dans notre commune de Renens. Pour certains, Noël s’appelle « Objectif Cœur » : sont offerts à qui a faim des repas chauds et des animations musicales du 24 au 28 décembre, à partir de 19h, dans la salle sous l’église. Pour moi, cette année, Noël s’appelle Lorenzo. Né le 5 octobre dernier, à cause d’une malformation cardiaque, il a dû subir des opérations lourdes, des soins hyper attentifs ; et il a bénéficié d’une chaîne d’amour et de prières de paroissiennes et de paroissiens, et avant tout du cri d’espérance envers et contre tout de la part de Noémie et Massimo, ses parents, et de toute la tribu familiale. Un jour, la maman m’a appelé en pleurs : « ça y est », je me suis dit. C’étaient des pleurs de joie : la grosse opération avait réussi. Maintenant, Lorenzo est rentré chez lui, et maintenant, il est parmi nous ce soir.Oui, si nous laissons le Dieu de Jésus-Christ – et pas celui de nos souvenirs d’enfance – s’incarner maintenant, habiter aujourd’hui, envahir présentement notre être, notre vie, notre réalité réelle, alors Noël, c’est bien un présent à aimer, un futur à espérer, et un passé à laisser aller... Tout le contraire du folklore autour de Noël !


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    | © Evangile-et-peinture

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