De nouvelles lumières sur le «silence» de Pie XII
À l’occasion d’une importante conférence internationale sur les archives de Pie XII qui s’est tenue à Rome du 9 au 11 octobre 2023, I.Media propose d’en rapporter les principaux enseignements en deux volets. Le premier porte sur le silence du pape italien concernant l’Holocauste pendant la guerre, u...
De nouvelles lumières sur le «silence» de Pie XII 1/2
L'Église de Pie XII face aux archives 2/2
De nouvelles lumières sur le «silence» de Pie XII
À l’occasion d’une importante conférence internationale sur les archives de Pie XII qui s’est tenue à Rome du 9 au 11 octobre 2023, I.Media propose d’en rapporter les principaux enseignements en deux volets. Le premier porte sur le silence du pape italien concernant l’Holocauste pendant la guerre, u...
De nouvelles lumières sur le «silence» de Pie XII 1/2
À l’occasion d’une importante conférence internationale sur les archives de Pie XII qui s’est tenue à Rome du 9 au 11 octobre 2023, I.Media propose d’en rapporter les principaux enseignements en deux volets. Le premier porte sur le silence du pape italien concernant l’Holocauste pendant la guerre, u...
L'Église de Pie XII face aux archives 2/2
À l’occasion d’une importante conférence internationale sur les archives de Pie XII qui s’est tenue à Rome du 9 au 11 octobre 2023, I.Media propose d’en rapporter les principaux enseignements. Après un premier volet consacré au silence du pape italien, cette partie s’intéresse au rôle joué par les m...
De nouvelles lumières sur le «silence» de Pie XII 1/2
À l’occasion d’une importante conférence internationale sur les archives de Pie XII qui s’est tenue à Rome du 9 au 11 octobre 2023, I.Media propose d’en rapporter les principaux enseignements en deux volets. Le premier porte sur le silence du pape italien concernant l’Holocauste pendant la guerre, une position toujours sujette à débats mais éclairée par la découverte de nouveaux documents historiques.
Le 2 mars 2020, le pape François avait officiellement déclassifié les archives secrètes du pontificat de Pie XII (1939-1958), affirmant que l’Église n’avait «pas peur de l’histoire». Trois ans et demi après, la conférence internationale "Nouveaux documents du pontificat du pape Pie XII et leur signification pour les relations judéo-chrétiennes: un dialogue entre historiens et théologiens", hébergée par l’Université pontificale grégorienne, apparaît comme le premier grand point d’étape pour la communauté scientifique depuis l’ouverture des archives.
L’étude des 6 millions de documents rendus accessibles par le pape François il y a trois ans, permet d’aborder avec une «vision beaucoup plus large» ce pontificat, s’est réjoui Mgr Étienne Vetö, évêque auxiliaire de Reims et co-organisateur de l’événement. Soutenue par d’importantes organisations telles que l’institut international Yad Vashem, ou le musée américain du mémorial de l’Holocauste, la conférence a donné lieu à la présentation des travaux d’une trentaine de chercheurs et de leurs équipes venant des États-Unis, d’Allemagne, de France, du Royaume-Uni, d’Italie, d’Israël et de Belgique.
Singularité de l’événement: des théologiens juifs et catholiques avaient été conviés pour apporter un éclairage religieux sur les différences de perception au sein des deux communautés sur cette période historique. Le cardinal Pietro Parolin, secrétaire d’État du Saint-Siège, et le grand rabbin de Rome Riccardo Di Segni, ont ouvert la conférence, réservant chacun un mot à l’actualité tragique.
Manipulation et teshuvà
Dans son discours le cardinal italien s’en est pris très vivement aux «interprétations subjectives décontextualisées» qui ont pu être diffusées dans l’après-guerre sur le pontificat de Pie XII. Il a estimé que l’ouverture des archives montrait comment «les documents historiques ont été manipulés» pendant cette période, ce qui avait conduit à ce que «les catholiques soient peu ou pas du tout mentionnés dans les mouvements de résistance». Une référence implicite aux accusations émises contre le pontife par certains historiens proche du bloc soviétique qui lui reprochaient d’avoir été inactif voire complaisant vis-à-vis des exactions des régimes fasciste et nazi.
«Il est devenu plus évident que le pape Pie XII a suivi à la fois la voie de la diplomatie et celle de la résistance clandestine», a notamment considéré le secrétaire d’État, réfutant la théorie selon laquelle le silence du pontife italien sur la question juive pendant la Seconde Guerre mondiale relevait d’une «inaction apathique».
À l’opposé, le grand rabbin de Rome n’a pas prononcé le nom de Pie XII, ni évoqué l’action des personnes venues en aide aux Juifs pendant la guerre, mais a insisté sur l’«antijudaïsme enraciné depuis des siècles» au sein de l’Église catholique. Il a émis le souhait que les recherches en cours sur le pontificat de Pie XII soient une occasion pour l’Église catholique de continuer à «faire teshuvà» – soit «revenir d’un mauvais chemin», en hébreu.
La dimension historique – qui appelle à une contextualisation – doit être distinguée de la question morale, a-t-il insisté. «Le silence de l’homme (…) nous interroge, nous interpelle et n’échappe pas au jugement», a-t-il enfin affirmé, citant le discours de Benoît XVI prononcé à la synagogue de Rome en 2010.
Une lettre cruciale
Une des interventions les plus attendues était celle de l’archiviste du Vatican Giovanni Coco, à qui on doit la découverte récente, parmi les archives personnelles de Pie XII, d’une lettre envoyée en 1942 par un jésuite allemand dont il est proche, le Père Lothar König. La lettre a échappé au sort de la plus grande partie des archives personnelles du pape, brûlées par sa secrétaire, la religieuse Pascalina Lenhert, en 1958. Elle montre sans équivoque que le pontife était au courant des crimes commis par les nazis contre les Juifs et les Polonais dans certains camps d’extermination, notamment à Auschwitz.
Dans le courrier, dont on sait qu’il est parvenu au pontife italien, le Père König apporte de nombreux détails, affirmant que ses informations ont été «obtenues au prix du plus grand risque». «Ce n’est pas seulement ma tête qui est en danger, mais aussi celles des autres si elles ne sont pas utilisées avec la plus grande prudence et le plus grand soin», insiste cet anti-nazi et philosémite convaincu, demandant à Rome de ne pas mettre en danger «l’Église allemande».
Dix jours après la réception de cette lettre, le pape Pie XII prononce son célèbre message radiophonique de Noël dans lequel il fait implicitement allusion à l’extermination des Juifs, évoquant des «centaines de milliers de personnes, qui, sans aucune faute de leur part, et parfois pour le seul fait de leur nationalité ou de leur race, ont été vouées à la mort ou à une extermination progressive». Selon Giovanni Coco, un lien entre la lettre et ce discours ne peut pas être prouvé mais ne doit pas non plus être exclu.
Le rôle de la Curie romaine
L’archiviste italien, à qui on doit le catalogage méticuleux de plusieurs fonds de documents parvenus à Pie XII, a souligné le rôle problématique de Mgr Angelo Dell’Acqua, official en charge des questions liées aux juifs au sein de la Curie romaine, et qui a traité les nombreuses requêtes envoyées par les juifs au pontife. Les documents rédigés par cet «excellent bureaucrate» révèle son antijudaïsme, et même son antisémitisme lorsqu’il emploie les dénominations racialistes telles que «non-aryens» pour parler des juifs.
Giovanni Coco a montré comment la Curie, où les préjugés anti-juifs étaient «diffus», n’a jamais employé le mot «extermination» pour parler des camps, et ce non seulement jusqu’à la mort de Pie XII, mais aussi pendant les pontificats de Jean XXIII et Paul VI. Le premier pontife à parler d’extermination est Jean-Paul II, lors de sa visite historique à Auschwitz en 1979.
«Le pape dépendait des remontées de son entourage», a insisté Hubert Wolf, historien allemand de l’université de Münster qui a présenté son travail de compilation des près de 1’700 lettres d’appel à l’aide envoyées par des juifs à Pie XII. «La question n’est pas Pie XII et l’Holocauste mais la Curie Romaine et l’Holocauste», a-t-il estimé, considérant que le pontife était «limité dans ses décisions». Il a décrit une Curie où l’information circulait très mal et dominée par la volonté de faire «bella figura» – «bonne impression», en italien.
Les juifs baptisés privilégiés?
Aux regards des nouvelles sources, l’historien allemand a aussi affirmé que si un certain antijudaïsme voire un antisémitisme apparaît nettement dans la Curie, il n’y a pour autant pas eu de «différence fondamentale» de traitement entre les lettres des juifs baptisés et celles des juifs non baptisés, et donc pas de traitement de faveur pour les seuls catholiques.
Une position que n’a pas partagé pas un autre intervenant de cette conférence, l’universitaire et prix Pulitzer David Kertzer, qui s’était montré très critique vis-à-vis de Pie XII dans ses dernières publications – et pourrait être une des cibles des critiques inaugurales du cardinal Parolin. Selon l’Américain, qui travaille pour l’université de Brown aux États-Unis, l’administration de Mgr Dell’Acqua faisait une distinction entre les «juifs aryens», qui étaient de descendance mixte, et les juifs «non aryens».
L’Américain a aussi souligné comment Mgr Dell’Acqua avait clairement déconseillé au pape de dénoncer les importantes rafles survenues à Rome et dans le reste de l’Italie. Selon une note de l’official, «une intervention officielle du Saint-Siège [aurait pu] conforter les dirigeants nazis dans l’idée fausse» que le Vatican soutenait «la destruction du peuple allemand». Pour David Kertzer, si Pie XII «déplorait personnellement» les actions des nazis et fascistes contre les juifs, son désir était en premier lieu de «maintenir de bonnes relations avec les forces d’occupation». (cath.ch/imedia/cd/bh)
Le 13 octobre, nous publierons la seconde partie de cette série: «Sauvetage des juifs, réseaux sud-américains et reconstruction de l’Allemagne: l’Église de Pie XII face à ses archives».
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L'Église de Pie XII face aux archives 2/2
À l’occasion d’une importante conférence internationale sur les archives de Pie XII qui s’est tenue à Rome du 9 au 11 octobre 2023, I.Media propose d’en rapporter les principaux enseignements. Après un premier volet consacré au silence du pape italien, cette partie s’intéresse au rôle joué par les membres de l’Église catholique face à l’Holocauste pendant et après la guerre.
Plusieurs exposés présentés dans l’amphithéâtre de l’université pontificale grégorienne ont montré comment les archives vaticanes étaient aussi une importante source de renseignements sur l’action de l’Église dans toute l’Europe. Et qu’elles ont notamment donné à voir que la solidarité des catholiques vis-à-vis des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale a varié en fonction des contextes nationaux.
Ainsi, l’historienne Monika Stlolrarczyk-Bilardie a démontré que les rapports transmis à Rome par les évêques de Pologne se concentraient sur les exactions commises par les Allemands et les Soviétiques à l’encontre des Polonais catholiques. Dans ces rapports, les juifs faisaient parfois l’objet de jugements marqués par l’antisémitisme. «Personne ne nie les graves fautes des juifs à l’encontre de la Pologne et de l’Église. Leur triste condition actuelle n’est que l’application de la loi du Talion», rapporte ainsi une note de 1942 relatant des propos du cardinal Adam Sapieha, l’archevêque de Cracovie.
Au contraire, en Italie, de dynamiques réseaux d’assistance aux juifs ont été encouragés par les évêques, avec le soutien du pape, notamment à Vérone, Gênes, Florence, ou encore Turin. L’historien belge Johan Ickx, responsable des archives de la secrétairerie d’État, a souligné en particulier l’engagement de l’évêque d’Assise, une ville qui ne comptait pourtant pas de communauté juive. Il a rappelé que les évêques de Florence et d’Assise s’appuyèrent notamment sur le champion cycliste Gino Bartali, qui faisait la navette en vélo entre les deux villes italiennes pour faire passer des documents.
En 1939, l’Italie comptait près de 39’000 juifs, a rappelé l’historienne Liliana Pinciotto. 81% d’entre eux furent sauvés, dont 16% par l’Église, a affirmé l’Italienne. Selon ses travaux, 7’000 juifs ont été déportés, 4’300 juifs ont fui en Suisse et un peu plus de 27’000 juifs sont restés sur le territoire et ont survécu aux persécutions. En tout, l’historienne a recensé 6’000 cas de sauvetages.
Liliana Pinciotto a tenu à rappeler qu’outre les juifs, l’Église a souvent pris en charge les prisonniers évadés, déserteurs et opposants politiques qui risquaient leur vie sous les régimes fascistes puis nazis. Elle a aussi justifié certains refus d’héberger des juifs à Rome en rappelant la surpopulation de la capitale pendant la guerre, passée de 800’000 habitants à 1,5 million d’habitants.
Le rôle trouble du nonce en France
En France, Nina Valbousquet, historienne de l’École française de Rome, est intervenue sur les documents de Mgr Valerio Valeri, nonce en France entre 1936 et 1944 et considéré comme très proche de Vichy. Rappelant les dénonciations des évêques de Toulouse, Montauban ou encore Lyon, elle a estimé que les actions de l’Église locale en France étaient plus importantes que celles du nonce au regard des nouveaux documents.
Dans une lettre rédigée en 1942, ce dernier, qui s’est souvent opposé aux actions en faveur des juifs, salue néanmoins la décision de l’archevêque de Toulouse de donner refuge à des enfants juifs dans une école catholique. Mais il lui demande de veiller à ce que ses hôtes ne viennent pas «nuire à leurs camarades de classe d’un point de vue religieux». Pétri de préjugés contre les juifs, Mgr Valeri, qui sera créé cardinal par Pie XII après-guerre, «a donné la priorité à la défense de l’Église», en défendant une «conception étroite de la mission de l’Église» que ne suivront pas les évêques dénonciateurs, a affirmé Nina Valbousquet.
Renseignée par ses nonces, «la machine vaticane semble avoir eu du mal à comprendre le défi concret que la réalité impitoyable de ces années posait à la pratique traditionnelle de la diplomatie pontificale», a pour sa part noté Giovanni Coco, archiviste du Vatican.
La question complexe de l’exfiltration sud-américaine
L’historien américain Gerald Steinacher, professeur à l’université du Nebraska, a présenté ses recherches sur l’exfiltration de criminels de l’Axe à travers l’aide apportée aux réfugiés par la Commission pontificale d’assistance créée par Pie XII en 1945. Le pape, qui avait refusé le principe d’une « esponsabilité allemande collective» et considérait que le «spectre satanique» du nazisme ne relevait que de quelques hauts-responsables, a mobilisé la diplomatie du Saint-Siège afin d’éviter les condamnations à mort. Certains documents font même état de la crainte, de la part de diplomates du Saint-Siège, d’une «vengeance juive» qui aurait fait peser le risque d’un nouveau cycle de violences en Europe.
L’historien américain a notamment identifié la participation du Saint-Siège dans l’exfiltration de 8’000 Ukrainiens, anciens membres de la division Waffen SS Galicie. Le recteur du collège teutonique, Mgr Alois Hudal, fut directement impliqué dans l’exfiltration de criminels nazis. Le cas d’Erich Priebke (1913-2013) a particulièrement choqué l’opinion publique italienne : ce responsable du massacre des fosses ardéatines à Rome en 1944 fut baptisé catholique par un prêtre qui lui fournit ensuite de faux papiers pour son exfiltration vers l’Argentine.
En outre, le Saint-Siège demanda aux alliés la clémence pour Franz Von Papen, qui en tant que vice-chancelier avait signé le Concordat avec le cardinal Pacelli en 1933, et pour Ernst von Weizsäcker, qui se réfugia au Vatican de 1945 à 1946, après avoir été ambassadeur d’Allemagne près le Saint-Siège de 1943 à 1945. Ce dernier fut ensuite jugé et condamné par la justice alliée pour «crimes contre la paix».
Mais le Saint-Siège a émis des courriers pour le défendre en expliquant que l’ambassadeur d’Allemagne, dans le contexte de la guerre et des pressions exercées par l’entourage d’Hitler, avait respecté et finalement protégé la neutralité du Saint-Siège et des institutions religieuses. Son fils Richard von Weizsäcker, qui fut aussi son avocat lors de son procès, deviendra président de la République fédérale allemande de 1978 à 1984.
Le soutien de l’Église à la reconstruction allemande
La conversion au catholicisme de certains hauts responsables nazis, comme l’ancien gouverneur général de la Pologne Hans Frank, avant son exécution à Nuremberg en 1946, s’inscrit aussi dans un contexte de crise existentielle pour l’identité allemande, a expliqué Gerald Steinacher. L’État allemand n’existait plus entre 1945 et 1949, et l’Église catholique était la seule grande institution capable d’assurer une certaine continuité des services publics : pendant cette période, elle a souvent joué un rôle «d’État intérimaire» pour éviter que la société allemande ne s’effondre.
Prélat originaire des États-Unis, le représentant du Saint-Siège en Allemagne, Mgr Muenchen, œuvra dans le sens d’une réhabilitation des cadres de l’État allemand, en bonne intelligence avec les forces d’occupation américaine… dont il était en même temps salarié, en tant que consultant de liaison auprès de l’administration militaire.
Le positionnement du Saint-Siège à cette époque s’inscrit ainsi dans le contexte des débuts de la guerre froide, un thème sur lequel Pie XII fut très alerte. Face au danger existentiel représenté par l’URSS et le communisme, il y avait urgence à remettre les États occidentaux et leurs administrations en service, sans aller trop loin dans la purge ou dans la ‘vendetta’. Ce n’est que plusieurs décennies plus tard que les questions mémorielles, notamment la mémoire de la Shoah, s’imposeront au centre de l’agenda international. (cath.ch/imedia/cv/cd/gr)
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