Claire Jonard: «Les JMJ de Lisbonne s’annoncent exceptionnelles»
500 jeunes romands participeront aux JMJ à Lisbonne. Cath.ch sera sur place et a préparé un dossier spécial, depuis la préparation des jeunes, en Suisse romande, jusqu'à la rencontre avec le pape.
Claire Jonard: «Les JMJ de Lisbonne s’annoncent exceptionnelles»
A Noël, «parrainer» un jeune pour les JMJ
Le pape félicite les 400’000 premiers inscrits aux JMJ de Lisbonne
JMJ: une journée test pour lancer le pélé-vélo vers Lisbonne
Les JMJ, «un événement d’Eglise irremplaçable dans la vie d’un jeune»
JMJ: les jeunes se mettent en route à Saint-Maurice
Saint-Maurice: la journée des JMJ en images
Programme du voyage du pape au Portugal pour les JMJ de Lisbonne
Les JMJ annulées en l’absence du pape ?
Malgré les difficultés, l’Afrique se mobilise pour aller aux JMJ
300 jeunes de Hong Kong aux JMJ à Lisbonne
Et Jean Paul II créa les JMJ…
Le Portugal, un pays arpenté par quatre papes
Les évêques africains sont à la manœuvre pour avoir les JMJ
500 jeunes Romands aux JMJ à Lisbonne
JMJ 2023: pas de jeunes Birmans à Lisbonne
JMJ: "Les Portugais attendent que le pape apporte un message d’espoir"
JMJ: les Romands se préparent à Braga pour rencontrer le pape
Lisbonne 2023: un calculateur pour des JMJ décarbonées
Marcello Bedeschi: "Karol Wojtyla nous parlait toujours des jeunes"
JMJ : les Suisses fêtent leur pays à Lisbonne
JMJ: mise à jour sur l’écologie intégrale
JMJ: la fraternité expérimentée
JMJ: «Tu n’es pas un numéro, mais un visage», lance le pape
JMJ: des Romands entre joie et prière à Lisbonne
JMJ: A Lisbonne, une Afrique en liesse et en prière autour du pape
JMJ: les Romands veulent garder le feu allumé
Visages des JMJ
Claire Jonard: «Les JMJ de Lisbonne s’annoncent exceptionnelles»
500 jeunes romands participeront aux JMJ à Lisbonne. Cath.ch sera sur place et a préparé un dossier spécial, depuis la préparation des jeunes, en Suisse romande, jusqu'à la rencontre avec le pape.
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A Noël, «parrainer» un jeune pour les JMJ
Pour Noël, le Comité des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) propose d’offrir «un cadeau pour la vie». Il s’agit de permettre à tous les jeunes de participer à la prochaine édition du grand événement catholique qui se déroulera en juillet et août 2023 à Lisbonne.
Le pape félicite les 400’000 premiers inscrits aux JMJ de Lisbonne
Dans un vidéo-message publié le 20 janvier 2023, le pape François se dit «surpris et content» de voir que 400’000 jeunes se sont déjà inscrits pour les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se tiendront à Lisbonne du 1er au 6 août prochains.
JMJ: une journée test pour lancer le pélé-vélo vers Lisbonne
Une trentaine de jeunes se sont retrouvés à Muraz (VS) pour une première journée test en vue du pélé-vélo qui les mènera aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne 2023. Une bonne occasion de lier foi et défi sportif pour ces jeunes qui veulent aller différemment au rassemblement portug...
Les JMJ, «un événement d’Eglise irremplaçable dans la vie d’un jeune»
Les préparatifs pour les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne battent leur plein. Claire Jonard, représentante pour la Suisse romande à ces JMJ, souligne le grand potentiel de l’événement pour le cheminement de foi des jeunes.
JMJ: les jeunes se mettent en route à Saint-Maurice
Près de 350 jeunes Romands se sont réunis le 13 mai 2023 à l’Abbaye de St Maurice (VS), pour la journée de préparation de Journées mondiales de la jeunesse (JMJ).
Saint-Maurice: la journée des JMJ en images
Environ 350 jeunes, venus de toute la Romandie, se sont retrouvés à Saint-Maurice le 13 mai 2023 pour se préparer et lancer les JMJ qui se dérouleront à Lisbonne, du 28 juillet au 8 août. Après le reportage de Raphaël Zbinden, retrouvez le reflet de cette journée en images.
Programme du voyage du pape au Portugal pour les JMJ de Lisbonne
Pour son 42e voyage apostolique au Portugal du 2 au 6 août 2023, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne, le pape François doit prononcer huit discours et deux homélies, d’après le programme officiel publié le 6 juin par le Bureau de presse du Saint-Siège. Pendant ces ci...
Les JMJ annulées en l’absence du pape ?
Les organisateurs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne (1er-6 août 2023) ont déclaré que l’événement n’aurait pas lieu en l’absence du pape François.
Malgré les difficultés, l’Afrique se mobilise pour aller aux JMJ
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300 jeunes de Hong Kong aux JMJ à Lisbonne
Plus de 300 jeunes du diocèse de Hong Kong participeront aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne, au début du mois d’août. "Le pape François vous a invités, vous a recommandé de sortir de vous-mêmes, de répondre à l'appel du Seigneur en vous rencontrant et en vous encourageant mu...
Et Jean Paul II créa les JMJ…
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Le Portugal, un pays arpenté par quatre papes
Les JMJ de Lisbonne donneront l’occasion au pape François de revenir au Portugal, du 2 au 6 août 2023. Il s’était déjà rendu dans ce pays en mai 2017, pour une courte visite centrée sur le sanctuaire de Fatima, à l’occasion du centenaire des apparitions mariales. Paul VI, Jean-Paul II et Benoit XVI...
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JMJ: la fraternité expérimentée
Dans la matinée du 3 août 2023, les jeunes Romands aux JMJ de Lisbonne ont vécu leur seconde catéchèse, cette fois sur le thème de la fraternité, au coeur de l’encyclique du pape François Fratelli tutti (2020).
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Visages des JMJ
Retour en visages sur les nombreux événements vécus par les jeunes Romands aux JMJ de Lisbonne, du 2 au 6 août 2023.
Claire Jonard: «Les JMJ de Lisbonne s’annoncent exceptionnelles»
Claire Jonard, représentante pour la Suisse latine aux JMJ de Lisbonne, en été 2023, s’est rendue du 16 au 23 octobre 2022 au Portugal pour la préparation du grand rassemblement. L’agente pastorale se réjouit d’un événement qui s’annonce exceptionnel par plusieurs aspects.
«La ville de Lisbonne est magnifique, très agréable et pratique», relève Claire Jonard à cath.ch. La chargée de projets pour la pastorale jeunesse de Suisse romande a été enthousiasmée par son séjour au Portugal. Elle s’y est rendue en tant que représentante du comité d’organisation des JMJ pour la Suisse latine (Suisse romande et italienne). Elle était accompagnée de Marie Wiederkehr, qui représentait la partie germanophone. Chaque pays participant a envoyé à la réunion préparatoire deux délégués.
Des JMJ «ouvertes» et «synodales»
Les représentantes suisses se sont également rendues à Fatima, où avait lieu une rencontre internationale de préparation. Une grande partie des pays y était représentée, la réunion ayant rassemblé plus de 400 personnes. Le dicastère vatican pour les Laïcs, la famille et la vie y participait également.
«C’est le souhait des organisateurs locaux que les JMJ de Lisbonne soient encore plus internationales que les autres, note Claire Jonard. Le Comité d’organisation local (COL) a mis un point d’honneur à ce que des jeunes de tous les pays puissent venir».
L’agente pastorale relève trois traits particuliers de l’événement portugais: «Alors que l’on s’attendait à ce que l’enthousiasme ait été amoindri après le Covid, c’est le contraire qui se passe. L’ambiance et la motivation sont incroyables et la participation s’annonce très importante. Ces JMJ promettent d’être exceptionnelles.»
Une seconde particularité est que l’événement sera «ouvert à tous», c’est-à-dire pas seulement aux jeunes catholiques, mais à toute personne, quelle que soit sa croyance. Une intention qui se concrétisera notamment par le biais de l’art. Des groupes de musique de toutes confessions et milieux seront par exemple invités pour le volet culturel. Un colloque sur l’écologie verra la participation de personnes de diverses religions et sensibilités.
Le troisième trait concerne la dimension synodale donnée à la manifestation. Les responsables des divers pays, mais également tous les participants, auront une position de «co-organisateurs» de l’événement.
Les jeunes Romands à Braga
Après Fatima, Claire Jonard s’est rendue à Lisbonne, où la seconde phase des JMJ se déroulera, du 1er au 6 août 2023. La chargée de projet a été enthousiasmée par une ville «très bien aménagée, bien organisée, aux rues larges et aux infrastructures efficaces, parfaite pour la foule.» «Ca donne vraiment envie», commente-t-elle.
Elle est ensuite allée visiter le diocèse qui doit recevoir les jeunes Romands lors de la première semaine de la manifestation. Il s’agit de l’archidiocèse de Braga, au nord du Portugal. «La région est très belle et les responsables rencontrés très sympathiques et motivés», note Claire Jonard. La localité qui accueillera les jeunes n’est pas encore connue.
L’agente pastorale romande est également positive concernant l’organisation portugaise. «Tout le monde ici est très motivé, même les autorités civiles qui s’impliquent beaucoup.»
Inscriptions ouvertes
La plupart des participants devraient partir depuis la Suisse en car, même si des trajets en avion sont envisageables, notamment pour les personnes qui ont des obligations professionnelles ou de formation durant la période. Les départs se feront par groupes linguistiques (romands/tessinois/alémaniques) et les organisateurs en Suisse essayeront de regrouper le plus possible les participants.
Les inscriptions devraient être ouvertes dès le 27 octobre au matin, note Claire Jonard sur le site des JMJ suisses. Elle indique que les tarifs seront préférentiels jusqu’à Noël. Ils devraient être encore modérés entre Noël et Pâques, et seront plus élevés par la suite. Des actions locales seront entreprises pour le financement et des aides sont envisageables au cas par cas pour les jeunes qui n’auraient pas les ressources suffisantes pour payer le voyage. «Notre but c’est que le maximum de jeunes aient l’occasion de vivre cette expérience», assure Claire Jonard.
Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), représentera la Conférence des évêques suisses (CES) durant toutes les JMJ. La CES soutiendra, entre autres, la participation des trois délégations suisses avec une contribution financière en faveur des jeunes qui n’auraient pas les ressources financières suffisantes pour y participer. (cath.ch/rz)
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A Noël, «parrainer» un jeune pour les JMJ
Pour Noël, le Comité des JMJ (Journées Mondiales de la Jeunesse) propose d’offrir «un cadeau pour la vie». Il s’agit de permettre à tous les jeunes de participer à la prochaine édition du grand événement catholique qui se déroulera en juillet et août 2023 à Lisbonne.
«Pour Noël, offrez les JMJ à votre enfant, petit-enfant, filleul(le), neveu ou nièce...», propose le Comité des JMJ dans un communiqué du 19 décembre 2022. «La génération des parents, grands-parents, oncles et tantes, parrains et marraines sont invités à proposer aux jeunes de participer aux JMJ, à les soutenir dans leur préparation et à être acteurs de la réussite de ce pèlerinage». Un soutien qui peut être aussi bien logistique que financier ou spirituel.
Le plus grand rassemblement de jeunes
Dans les cantons de Suisse romande, les jeunes (16-30 ans), s’interrogent et se préparent à partir aux JMJ, de nombreux groupes se forment dans toutes les régions, note le Comité. Les différentes formules de voyage se vivent dans l’unité entre toutes les régions. Dès aujourd’hui, une centaine de jeunes et leurs animateurs sont déjà inscrits et en route. Les JMJ réunissent tous les 3 ans des jeunes du monde entier dans une grande métropole, en présence du pape. Les JMJ 2023 auront lieu pour les Romands en juillet et août 2023 dans l’archidiocèse de Braga et à Lisbonne. Organisées par l’Église catholique et ouvertes à tous, les JMJ sont le plus grand rassemblement de jeunes dans le monde.
Soutenir chaque jeune dans son cheminement de foi
Les prix du séjour varie selon les formules autour de 1000 francs. «Nous avons besoin de votre soutien pour donner des bourses à des jeunes pour qui cette somme est déjà trop élevée et pour soutenir notre organisation qui a choisi de baisser les coûts pour offrir la possibilité de participation d’un maximum de jeunes de nos régions, souligne le Comité des JMJ. Aucun jeune ne doit se sentir exclu des JMJ pour des raisons financières. Nous désirons soutenir chaque jeune dans son cheminement de foi.» (cath.ch/com/rz)
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Le pape félicite les 400’000 premiers inscrits aux JMJ de Lisbonne
Dans un vidéo-message publié le 20 janvier 2023, le pape François se dit «surpris et content» de voir que 400’000 jeunes se sont déjà inscrits pour les prochaines Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) qui se tiendront à Lisbonne du 1er au 6 août prochains.
Le pontife estime que cette 17e édition des JMJ constitue une opportunité de rencontres avec de nombreuses cultures du monde entier. «Certains diront: ‘J’y pars pour le tourisme’… Mais le jeune qui vient, c’est parce qu’au fond, il a soif de participer, de partager, de raconter son expérience et de connaître l’expérience des autres», affirme-t-il.
Le pape François, qui avait lancé les inscriptions pour les JMJ lors de l’Angélus le 23 octobre dernier, remercie les premiers inscrits. Il dit son souhait qu’ils soient rejoints par d’autres jeunes, qui ont jusqu’à juin pour se décider.
Avec 400’000 jeunes déjà inscrits, les JMJ de Lisbonne dépassent d’ores et déjà très largement la précédente édition, qui s’était tenue en 2019 à Panama. Ils avaient alors été un peu plus de 100’000 à gagner le petit pays d’Amérique centrale. Trois ans plus tôt à Cracovie, ils étaient en revanche 700’000 à s’être inscrits pour se rendre dans la ville de saint Jean Paul II. Le record d’inscriptions reste l’édition de 1995 à Manille aux Philippines, avec 1,5 million de participants. (cath.ch/imedia/cd/rz)
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JMJ: une journée test pour lancer le pélé-vélo vers Lisbonne
Une trentaine de jeunes se sont retrouvés à Muraz (VS) pour une première journée test en vue du pélé-vélo qui les mènera aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne 2023. Une bonne occasion de lier foi et défi sportif pour ces jeunes qui veulent aller différemment au rassemblement portugais.
Les silhouettes des premiers cyclistes débouchent de la gauche en provenance du Bouveret. La tête du groupe glisse tranquillement sur la route qui relie Vouvry à Muraz, avant de bifurquer à La Rochette, la maison qui abritait la communauté de Cana-Myriam. Une scène que n'aurait pas renié Sempé. La queue du peloton entre sur la propriété quand les premiers ont déjà posé leur vélo.
Des étapes de 60 à 70 km
Une trentaine de jeunes ont bravé la pluie intermittente pour cette première des trois journées test du pélé-vélo qui les mènera au Portugal cet été. Emmenés par le chanoine du Grand-Saint-Bernard Simon Roduit, ils font étape pour la pause sandwich. Ils sont partis d’Aigle et ont fait un crochet au Bouveret. Ils prendront ensuite la direction de Martigny, terme du parcours. «La distance de 66 km correspond à peu près à chacune des huit étapes que nous avons prévues, entre 60 et 70 km», indique le jeune chanoine. «Bienvenue aux novices du vélo», peut-on lire sur le flyer. «Il n’y a pas de difficultés particulières, c’est accessible à tous», confirme Simon Roduit.
Sauf contre-temps, ils seront 40 au départ de Saint-Jacques de Compostelle, le 24 juillet, pour rallier Lisbonne le 1er août. Le peloton de pèlerins s’arrêtera deux jours à Braga, pour retrouver les autres jeunes, et fera étape à Fatima. Un périple de 538 km les attend.
«En fait, nous sommes un sous-groupe des Romands qui vont aller à Lisbonne», explique le chanoine. Après le covid , nous avons envisagé ce challenge liant sport et foi qui pouvait motiver des jeunes à partir au rassemblement du Portugal. «Le groupe est complet», ajoute-t-il. Quelque 400 jeunes ont déjà pris leur billet pour Lisbonne. C’est encourageant.
Une fratrie aux JMJ
Parmi les cyclistes pèlerins qui forment une grande tablée, se trouve Armand, 21 ans. Il part avec son frère et sa sœur. La fratrie va vivre ses premières JMJ. «St-Jacques et Fatima sont des lieux très porteurs en termes de foi et le vélo est un moyen plus écologique de se mettre en chemin.» Tenter cette expérience de foi vécue collectivement le motive aussi. Le défi est présent, mais la foi est au cœur de cette aventure, insiste-t-il.
«Le pèlerinage, ça me parle», sourit Laurine qui a marché de Martigny à Rome. Elle avoue une certaine appréhension: «Cela va m’éprouver, physiquement et dans ma foi. Mais j’aime ça.» Ce challenge spirituel et physique la motive aussi «parce que ce n’est pas juste aller là-bas en avion».
Tout comme Marguerite, pour qui la foi compte beaucoup dans cette aventure, mais qui se réjouit de relever le défi physique que représentent les 70 km quotidiens à rouler. Et elle sait qu’elle peut compter sur ses amies en cas de coup de mou.
Cette première journée constituait un bon moyen de faire plus ample connaissance, de tester le matériel, l’endurance physique pour envisager éventuellement quelques journées d’entraînement supplémentaires, rappelle Simon Roduit. Il recommande d’installer deux porte-gourde sur le vélo, «de manière à avoir au moins 1,5 l d’eau avec vous». La perspective de rouler entre juillet et août au Portugal en inquiète plus d’un. On redoute les fortes chaleurs. Une camionnette accompagnera le peloton, la logistique est prévue, mais "on ne peut pas tout maîtriser".
Des conseils pour un bon pélé
Les préoccupations terre à terre ne sont pas négligées: il faudra penser à bien s’équiper, notamment avec des shorts rembourrés. «J’ai déjà mal aux fesses», lance une participante; 70 km à pédaler sur une selle c’est long. «Gonflez toujours bien vos pneus», avise un jeune, cela réduit les risques de crevaison par pincement de la chambre à air. Un autre donne des conseils pour boucler le budget du pélé-vélo par la vente de gâteaux. Simon Roduit propose d’acquérir des bouteilles de bière de la réserve de la Maison du Grand-Saint-Bernard à petit prix, afin d’en tirer un bénéfice à la revente.
L’idée de ce pélé-vélo n’est pas nouvelle, raconte Joseph Voutaz, l’autre chanoine qui accompagnera le groupe. «Les parents de certains de ces jeunes ont initié l’expérience lors des JMJ de Paris, en 1997. J’en étais. Nous avions roulé de Dijon à Paris.» Ce fut aussi le cas pour le rassemblement de Rome, en 2000, où un groupe descendit du Simplon jusqu’à Vérone. «Cette aventure va me donner un bon coup de jeune», sourit le religieux presque quinquagénaire qui pratique le vélo de montagne.
Après un moment passé à la chapelle, les jeunes reprennent la route par petits groupes. But du parcours: Martigny. Une première étape sur la route de Lisbonne. (cath.ch/bh)
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Du 1er au 6 août 2023, Lisbonne vibrera d’énergies très particulières. Des centaines de milliers de jeunes venus du monde entier arpenteront les rues de la capitale portugaise, sans doute dans un joyeux et fervent brouhaha. Claire Jonard, chargée de projets pour la pastorale jeunesse de Suisse romande, est l’une des chevilles ouvrières de l’organisation en Suisse romande. cath.ch l’a rencontrée à Lausanne.
Où en sont les préparatifs en Suisse romande?
Claire Jonard: Le 8 mars dernier, tous les responsables de groupes se sont réunis. Nous étions 40, de toute la Suisse romande. A ce moment-là, nous avons réellement ressenti que nous étions en route. C’est un très beau groupe, avec une belle diversité, avec des jeunes plus expérimentés, d’autres moins, des prêtres, des religieuses, des agents pastoraux, des Suisses, des Portugais… Donc des profils très différents, mais nous avons certainement reçu lors de cette soirée une grâce particulière de cohésion. En voyant ce groupe, je me suis dit que c’était une belle image de l’Eglise.
Quel est l’état d’esprit?
Deux choses m’ont frappées lors des échanges que nous avons eus : d’une part un grand sentiment de fraternité, qui s’est reflété dans la convivialité de la soirée. D’autre part le fait que deux tiers des jeunes inscrits et des animateurs présents n’ont encore jamais fait de JMJ. Ils n’ont pas d’attente particulière, ils se laissent conduire par l’aventure à vivre, et ils s’y préparent, poussés par l’enthousiasme de la découverte.
Où en sont les inscriptions?
Nous en avons quatre à cinq nouvelles par jour. Actuellement, nous sommes autour de 500 pour la Suisse romande. C’est d’ores et déjà plus que pour les dernières JMJ. Nous sommes plus unifiés que par le passé, il y a un vrai projet commun JMJ Suisse romande.
"Le pape François a demandé que les catéchèses présentent un aspect du Synode"
Nous avions peur que la fréquentation ait diminué après le Covid, mais c’est plutôt le contraire qui se passe, et nous en sommes très heureux. On sent bien que nous sommes dans un «deuxième cercle» d’inscriptions. Après le «premier cercle» des «convaincus», ce sont plutôt des amis invités par ces derniers.
Et hors de Suisse?
Je sais que les Français pensent avoir près de 30'000 inscrits. Au niveau de Lisbonne, ça augmente aussi beaucoup. Je n’ai pas les chiffres exacts, mais cela se compte en centaines de milliers.
Et l’organisation sur place?
Le dispositif a pris une ampleur impressionnante. Quand je suis allée à Lisbonne, en février 2022, le Comité d’organisateurs local (COL) avait trois membres. Aujourd’hui, ils sont plus de 500. Mais c’est juste l’équipe qui gère l’aspect central des JMJ. Il y a encore tous les autres comités dans les paroisses, les diocèses, cela fait des milliers de personnes impliquées.
A Lisbonne, les autorités civiles sont aussi pleinement engagées. Un bureau de la municipalité s’est installé juste à côté de ceux du COL, afin de coordonner au mieux leurs actions. Beaucoup de choses doivent être gérées en commun, aussi bien au niveau des transports que de la logistique ou encore de la sécurité.
En quoi ces JMJ seront se différencieront-elles des précédentes?
Le programme est certes toujours le même dans les grandes lignes. La visite du pape constitue le point d’orgue de l’événement. Sa présence est très importante, c’est lui qui nous rassemble. Mais sur son programme, il y a encore beaucoup d’incertitude. Cela va dépendre de ce que le pape veut. C’est en négociations pour l’instant. On sait que François a demandé que les catéchèses présentent un aspect du Synode (sur la synodalité), que les jeunes puissent y travailler les questions posées dans le cadre du Synode.
Il y aura sinon un Festival de la jeunesse et un espace dénommé la «Cité de la joie», qui proposera des confessions, un accompagnement spirituel et des stands sur différentes vocations.
Mais je dirais que la nouveauté de ces JMJ se situe surtout dans l’orientation. Les organisateurs veulent s’adresser à tous les jeunes, quelques soient leurs croyances. Et cela notamment par les concerts et les activités sportives. Les groupes de musique ne vont ainsi pas être forcément catholiques. Des personnes de différentes religions et sensibilités participeront aussi au colloque sur l’écologie.
De manière générale, suis persuadée que ces JMJ vont être extraordinaires à de multiples points de vue. La ville de Lisbonne est tellement agréable, avec son mélange de bord de mer, de parcs ombragés, sa vieille ville historique et ses quartiers modernes…
Mais un certain nombre de défis se poseront aussi…
Nous avons effectivement soulevé, avec le comité d’organisation, des points d’attention. Il y a par exemple l’accès à l’eau. Le but est de ne pas utiliser trop de bouteilles en plastique, notamment, pour des raisons écologiques. Il nous faudra aussi compter avec la chaleur, qui risque d’être intense dans la ville à cette époque de l’année. Et paraît-il les moustiques, dont on nous a toutefois assurés qu’ils n’étaient pas porteurs de maladies.
Avant le départ, nous voulons aussi sensibiliser les jeunes à la nécessité de respecter la dignité de chacun. Cela implique évidemment la prévention des abus, qu’ils soient spirituels ou sexuels. Ce sont des choses qui n’ont pas été forcément faites dans les autres JMJ. Mais le contexte d’aujourd’hui nous force à y porter attention. En particulier le fait que l’Eglise au Portugal a récemment publié un rapport sur les abus dans le clergé.
"Les JMJ sont un lieu de découverte de l'Eglise et du monde"
Nous allons donc préparer des chartes sur toute une série de réalités qui peuvent toucher les jeunes, telles que la drogue, l’alcool, les relations entre majeurs et mineurs…Il faut tout de même être lucide sur ces questions, car les JMJ sont un événement avec beaucoup de promiscuité.
Craignez-vous que certains jeunes n’y aillent pas dans un bon état d’esprit?
Cela peut toujours être le cas, nous en sommes conscients. Les jeunes viennent avec toutes sortes de motivations différentes. Nous voulons en tout cas mettre en avant qu’il ne s’agit pas d’un séjour touristique, même s’il peut aussi contenir cette dimension. Les JMJ sont avant tout un pèlerinage. Des choses peuvent ne pas se passer comme prévu, tout le monde doit être préparé à un certain degré d’incertitude.
Qu’espérez-vous que les participants retiennent de l’aventure?
Personnellement, j’ai fait toutes les dernières JMJ. Et je peux dire que c’est un événement d’Eglise irremplaçable dans la vie d’un jeune. On y vit à la fois le local et le global. On y expérimente en même temps une communion énorme, surtout lors des grandes célébrations, où l’on est portés, et une intense expérience personnelle de foi, qui est différente pour chacun.
Les JMJ sont à la fois un lieu de fête, de prière, de formation, de service, et de découverte, de l’Eglise, mais aussi du monde. C’est un événement où l’on rencontre tous les peuples, où l’on apprend à se connaître et où l’on construit la paix.
C’est aussi une expérience qui crée des amitiés au sein des groupes. Et ce sont des liens souvent très durables. Beaucoup de groupes de jeunes aujourd’hui très actifs et qui apportent des forces vives dans les paroisses ou ailleurs se sont formés aux JMJ. Je pense qu’une grande partie des personnes de moins de 50 ans engagées aujourd’hui en Eglise ont vécu aux JMJ une expérience décisive pour leur chemin de foi. (cath.ch/rz)
26/10/2022
Claire Jonard: «Les JMJ de Lisbonne s’annoncent exceptionnelles»
500 jeunes romands participeront aux JMJ à Lisbonne. Cath.ch sera sur place et a préparé un dossier spécial, depuis la préparation des jeunes, en Suisse romande, jusqu'à la rencontre avec le pape.
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JMJ: les jeunes se mettent en route à Saint-Maurice
Près de 350 jeunes Romands se sont réunis le 13 mai 2023 à l’Abbaye de St Maurice (VS), pour la journée de préparation de Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). Ils ont eu l’occasion de se «mettre en route» à la fois sur le plan pratique et spirituel, pour cet événement, qui se déroulera cet été à Lisbonne.
Par Raphaël Zbinden, photos: Bernard Hallet
En ce froid et venteux matin de mai, l’Abbaye de St-Maurice est le lieu d’une agitation inhabituelle. Une foule de personnes, en grande majorité des jeunes, est rassemblée sur le parvis.
L’ambiance joyeuse et vive ne déconcerte pas le Père-Abbé, Mgr Jean Scarcella. «Cette agitation, c’est la vie de l’Esprit qui nous anime, assure-t-il à cath.ch. C’est la joie de la rencontre, le bonheur d’être ensemble qui s’exprime et apporte la grâce». Une forme de «pentecôte» complètement compatible avec l’esprit de l’Abbaye, habituellement lieu de silence et de recueillement. Mgr Scarcella a ainsi tout de suite accepté d’accueillir la journée de préparation des JMJ lorsque cela lui a été proposé. «L’Abbaye est un lieu phare dans la vie de l’Eglise en Suisse romande. La prière des siècles y est imprégnée dans les murs, et je suis sûr que les jeunes pourront le ressentir et y trouver un ressourcement avant leur départ.»
«Enflammer le monde du feu de l’amour»
Un temps de louange et d’enseignement suit dans la basilique. Le prêtre valaisan Pierre-Yves Pralong est à la guitare pour l’animation musicale. L’assemblée entonne des «tubes» des JMJ, tels que le fameux Resucito. Avec la musique, le climat devient résolument festif. Même Mgr Scarcella se met à taper des mains. Entre deux chansons, l’abbé Pralong rappelle que d’aller aux JMJ, c’est «faire un pas de plus vers Jésus».

© Bernard Hallet
Mareva,20 ans, Fribourg: «Ce sont mes premières JMJ. Je n’ai pas vraiment d’attentes. Je vais me laisser porter par l’événement. J’ai été baignée depuis mon enfance dans la foi. C’était donc logique pour moi de participer aux JMJ. J’ai ressenti de façon très juste ce qui a été dit au cours de la journée, cette nécessité de «se mettre en chemin», de «faire un pas vers Dieu». Aujourd’hui, c’est l’occasion pour moi de préparer mon cœur à recevoir l’amour de Dieu.»
Le temps de louange terminé, le Père-Abbé vient raconter l’histoire de l’Abbaye.
Jean Scarcella rappelle que l’édifice a abrité 1500 ans de prière en continu, une réalité inédite en Europe. L’Abbaye est ainsi «le témoin de la fidélité de Dieu», au même titre, selon lui, qu’un événement tel que les JMJ. Encourageant les jeunes à faire, à Lisbonne, «l’expérience de l'universalité», le chanoine les exhorte «autour du Saint Père François», à «enflammer le monde du feu de l’amour».
Un invité surprise
Un enseignement est aussi donné par Roland Jaquenoud, prieur de St Maurice. Il pose la question de ce que signifie un pèlerinage tel que les JMJ. Il se réfère pour cela à l’épisode de la visite de Marie à Elisabeth, ainsi que du voyage d’Abraham, envoyé par Dieu vers le pays de Canaan. «Partir, c’est une démarche spirituelle», relève le chanoine. «Tel Abraham, Dieu nous invite à quitter nos repères, quelque chose de nous-mêmes, nos certitudes, notre confort, sans savoir vers quoi l’on va». Pour Roland Jaquenoud, le voyage physique est l’image du voyage intérieur. L’important dans la démarche, n’est ainsi pas la destination, mais le parcours en lui-même, dont le but réel est «le fond de moi-même, mon cœur, dans lequel Dieu habite.»
L’assemblée réunie dans l’abbatiale frémit soudain à l’annonce d’un invité surprise. Elle exulte en apprenant qu’il s’agit de Mgr José Cordeiro, archevêque de Braga, le diocèse du nord du Portugal qui accueillera les jeunes au cours de la première semaine des JMJ. Le prélat a fait un détour par St Maurice, alors qu’il va participer à Sion à la fête de Notre-Dame de Fatima, célébrée traditionnellement le 13 mai. Il exprime aux jeunes sa joie de pouvoir les recevoir dans son diocèse.
Une brève présentation du pays d’accueil relève ensuite effectivement à quel point la mère de Jésus était proche du cœur des Portugais.
Un autre prélat portugais, Don Amerigo Aguiar, évêque auxiliaire de Lisbonne, intervient par message vidéo enregistré. Le principal organisateur des JMJ 2023 souhaite notamment aux jeunes «une pluie de grâce.»
«Charte du pèlerin»
Mais la rencontre est aussi l’occasion de toucher les aspects pratiques du voyage. Une animatrice détaille ainsi par le visuel les objets essentiels à prendre dans son sac à dos.
La première partie de l’après-midi est consacrée à divers ateliers. Introduction à la langue, à la culture, à l’histoire portugaise, visite de la basilique, ou encore bricolage de la bannière Suisse romande, il y en a pour tous les goûts.
L’un des ateliers, estampillé «obligatoire», concerne la «Charte du pèlerin», une nouveauté dans ses JMJ. Le document, qui doit être signé par tous les participants, ainsi que par les parents des pèlerins mineurs, veut conscientiser les jeunes par rapport à leurs responsabilités dans ce voyage. Il exhorte principalement au respect de l’autre, que ce soit sur le plan relationnel, culturel, affectif ou sexuel.
Jean-Marie Cettou, abbé à Lausanne, présente l’atelier, avec Marie, animatrice de la pastorale jeunesse à Bienne. «La grâce des JMJ, c’est une grâce qui nous garde toujours jeunes», assure le prêtre.
Une initiative bien reçue
Suite à la diffusion d’un message vidéo du pape François incitant les jeunes à dire «oui aux horizons» et «non aux murs», les participants se mettent par groupe de 10 pour lire la charte et en parler entre eux. Quelques interrogations émergent, notamment sur une phrase indiquant: «En cas de discussion privée/intime, je veille à toujours avoir en vue des membres de mon groupe pour éviter toute ambiguïté.» L’abbé Cettou rappelle aux jeunes qu’ils ne rencontreront pas sur place que d’autres pèlerins catholiques, mais aussi des personnes ne prenant pas part à la manifestation et pas forcément «bienveillantes». Le point de la charte incite surtout à ne pas quitter le groupe en cas d’invitation d’une personne extérieure.
Cette démarche de la charte, bien que nouvelle ne choque pas les participants. «Je trouve cela utile, confie un jeune garçon. La plupart des points mentionnés découlent simplement du bon sens. Mais c’est bien que cela soit énoncé par écrit». Il ne se sent nullement «oppressé» par l’exigence. «C’est une façon d’assurer que le vivre ensemble se passe bien sur place». Pour une jeune fille «les JMJ sont par essence une expérience collective. Il faut faire en sorte que ça se passe au mieux pour que tout le monde puisse en profiter au maximum.»

Jérôme, 29 ans, Valais: «Jai déjà fait trois JMJ. Je vais le faire probablement pour la dernière, mais c’est chaque fois et une expérience incroyable et très différente. Les JMJ sont quelque chose de spécial pour moi, elles ont été le premier tremplin qui m’a amené vers Dieu. Et à chaque fois que j’y suis allé, ça m’a permis de rebooster ma foi.»
“Entamons la marche”
Marie précise que la charte n’est pas là pour «embêter» les jeunes et qu’elle n’a pas été «inventée» par les JMJ romandes. «C’est une synthèse de chartes organisées pour des événements similaires dans des grandes villes.» L’animatrice jeunesse donne également des précisions sur un point enjoignant aux jeunes d’aller parler de leurs éventuelles difficultés. Elle indique qu’il y aura sur place une association portugaise d’aide, qui aura des tentes à plusieurs endroits et dont le numéro de téléphone sera fourni.
La journée s’est conclue avec une messe présidée par Mgr Jean Scarcella et dont l’homélie a été prononcée par Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF). «Entamons notre marche», a lancé l’évêque des jeunes en forme d’envoi vers Lisbonne. (cath.ch/rz)

| © Bernard Hallet
Julie, 23 ans, Fribourg: «J’ai déjà fait les JMJ de Cracovie et de Panama. La première fois, je n’étais pas sûre de ce en quoi je croyais, et ça m’a donné le goût de la foi. Les rencontres qu’on y fait nous renforcent aussi spirituellement. On découvre aussi qu’on n’est pas seuls, on se retrouve avec des personnes qui pensent la même chose que nous. C’est un lieu où on ressent que l’on peut être nous-mêmes. Le pape a aussi toujours des mots forts, qui nous parlent.» RZ
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Saint-Maurice: la journée des JMJ en images
Environ 350 jeunes, venus de toute la Romandie, se sont retrouvés à Saint-Maurice le 13 mai 2023 pour se préparer et lancer les JMJ qui se dérouleront à Lisbonne, du 28 juillet au 8 août. Après le reportage de Raphaël Zbinden, retrouvez le reflet de cette journée en images.
Chants, enseignements, ateliers divers, visite surprise de l'archevêque de Braga, rencontres, cath.ch était au cœur de cette journée qui a marqué le départ de ces JMJ que vont vivre les jeunes au Portugal.
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Programme du voyage du pape au Portugal pour les JMJ de Lisbonne
Pour son 42e voyage apostolique au Portugal du 2 au 6 août 2023, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne, le pape François doit prononcer huit discours et deux homélies, d’après le programme officiel publié le 6 juin par le Bureau de presse du Saint-Siège. Pendant ces cinq jours, le pape fera une étape à Fatima le 5 août, sanctuaire marial dans lequel il s’était déjà rendu en 2017.
Il s’agira des quatrièmes JMJ auxquelles participera le pontife de 86 ans. En 2013, le pape François nouvellement élu s’était rendu à Rio de Janeiro, au Brésil ; puis en 2016 à Cracovie, en Pologne; et en 2019, il avait célébré les 34e JMJ à Panama.
Le Portugal est sur un fuseau horaire différent de celui de l’Italie. À Lisbonne ( UTC+1h), il sera une heure de moins qu’à Rome ou bien Paris (UTC+2h). Tous les horaires sont ici communiqués sur le fuseau horaire du Portugal, ( UTC+1h), hormis les horaires de départ et de retour à Rome (UTC+2h).
Non officialisée par le Saint-Siège, une rencontre privée avec des victimes d’agressions sexuelles sur mineurs commises par des membres du clergé portugais doit avoir lieu durant le séjour du pape au Portugal. Elle ne figure pas dans ce programme officiel.
Mercredi 2 août 2023
Le pape François décollera à 7h50 de l’aéroport de Fiumicino à Rome, pour un voyage de 3h10 sur 1.957km, à bord d’un avion affrété par la compagnie aérienne ITA Airways. À son atterrissage à 10h à la base aérienne de Figo Maduro à Lisbonne (1), le pape recevra un accueil officiel.
Une cérémonie de bienvenue est ensuite prévue pour le chef de l’Église catholique à 10h45 au “Palácio Nacional de Belém” (2), la résidence officielle du président de la République, à une quinzaine de kilomètres au sud de l’aéroport, en bord de mer. Outre une visite de courtoisie au président Marcelo Rebelo de Sousa, le pontife rencontrera à 12h15 les autorités du pays, le corps diplomatique et les représentants de la société civile, devant lesquels il prononcera son premier discours au Portugal, au Centre culturel de Belém (3).
Dans l’après-midi, le pape s’entretiendra avec le chef du gouvernement, le premier ministre Antonio Costa, à 16h45, à la nonciature apostolique (4).
La journée se conclura par la prière des vêpres à 17h30 au monastère des Hiéronymites (5) avec les évêques, les prêtres, les consacrés, les diacres, les séminaristes et les personnes engagées dans la pastorale du pays. Dans ce monument de la Renaissance classé au patrimoine de l’Unesco, distant de quelque 7 kilomètres de la nonciature apostolique, le pape prononcera une homélie.
Jeudi 3 août 2023
Le 3 août, le pape François est attendu à 9h à l’Université catholique portugaise (“Universidade Católica Portugesa”) (6), à deux kilomètres au nord de la nonciature. Il y prononcera un discours.
Le pape parcourra ensuite une trentaine de kilomètres pour se rendre à Cascais, ville limitrophe à l’ouest de Lisbonne, pour une rencontre avec les jeunes du réseau pour l’éducation Scholas Occurentes, au siège de cette fondation vaticane (7). Est prévu un salut du pontife argentin.
En fin de journée, à 17h45, aura lieu la traditionnelle cérémonie d’accueil du pape, célébrée par les jeunes participant aux JMJ, au parc “Eduardo VII” de Lisbonne (8), qui abrite un belvédère monumental sur la ville portuaire. Le successeur de Pierre y prononcera un discours.
Vendredi 4 août 2023
Le pape François passera la troisième journée du voyage à Lisbonne. Le matin à 9h, il confessera des jeunes participant aux JMJ, à “Praça do Império”, jardin jouxtant le monastère des Hiéronymites (9).
À 9h45, le pape rencontrera les représentants de structures humanitaires au centre paroissial de Serafina (10), devant lesquels il prononcera un discours. Il déjeunera à midi avec des jeunes à la nonciature apostolique (11).
Et il conclura la journée avec le Chemin de croix des JMJ, au parc “Eduardo VII”, à 18h, où il prononcera un discours (12).
Samedi 5 août 2023
Le samedi, le pape François se rendra au sanctuaire marial de Fatima (13) – distant de quelque 120 kilomètres de Lisbonne – pour la deuxième fois de son pontificat après sa visite de 2017. Il effectuera le trajet en hélicoptère, décollant à 8h et atterrissant au stade de Fatima à 8h50.
Au programme de cette visite : une prière du chapelet avec des jeunes malades, avec un discours du pontife, à la Chapelle des apparitions, à 9h30. Ensuite, le pape doit repartir en hélicoptère à 11h pour Lisbonne.
Comme il le fait à chaque voyage, le pape rencontrera les membres de la Compagnie de Jésus en privé à 18h au “Colégio de S. João de Brito” (14) de Lisbonne, en privé.
La traditionnelle grande veillée des JMJ aura lieu à 20h45 au “Parque Tejo”, parc naturel de 90 hectares situé sur la côte est de Lisbonne et bordé par le fleuve Tage (15). Plusieurs centaines de milliers de jeunes y sont attendues. Devant eux, le 266e pape prononcera un discours.
Dimanche 6 août 2023
Toujours au “Parque Tejo” (16) où les jeunes auront passé la nuit, le pape François célèbrera la messe conclusive de la rencontre, à 9h. Au terme de la célébration, devrait être annoncée la destination des prochaines JMJ.
Après un temps de repos, le pontife rencontrera enfin les volontaires des JMJ à 16h30 au “Passeio marítimo” di Algés (17), une esplanade en bord de mer au sud de la capitale portugaise. C’est là qu’il prononcera son dernier discours au Portugal.
À 17h50, une cérémonie de congé aura lieu sur la base aérienne de Figo Maduro. Le vol retour, affrété par la compagnie TAP Air Portugal, décollera à 18h15 pour Rome. Le pape François devrait arriver à l’aéroport de Rome Fiumicino à 22h15. (cath.ch/imedia/ak/ic/mp)
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Les JMJ annulées en l’absence du pape ?
Les organisateurs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne (1er-6 août 2023) ont déclaré que l’événement n’aurait pas lieu en l’absence du pape François. Des inquiétudes renforcées par de récentes alertes concernant la santé du pontife.
"Les JMJ sont une rencontre entre le pape et des jeunes du monde entier qui se déroule toujours en sa présence, indépendamment de ses limitations physiques», a affirmé le comité d’organisation local au quotidien portugais Publico le 8 juin 2023. «Par conséquent, il n'y a pas d'autre scénario possible [que l’annulation, ndlr] si François ne peut pas être présent pour des raisons de santé, et personne n'envisage la possibilité que le pape soit représenté par quelqu'un d'autre”, ont précisé les organisateurs.
Lors de la présentation du programme de la visite du pape François au Portugal, le 6 juin, Mgr Américo Aguiar, président de la Fondation JMJ Lisbonne 2023, a également assuré qu'il n'y avait “pas de plan B" pour le voyage. "Notre seul plan est le plan F, comme Francisco", a déclaré l’évêque auxiliaire de Lisbonne.
Perspectives rassurantes pour la santé du pape
Le 7 juin, le pape François a été hospitalisé pour une opération sous anesthésie générale, relançant les craintes d’une annulation de ses prochaines destinations. La préfecture de la Maison pontificale a annulé ses audiences jusqu’au 18 juin 2023. Les dernières nouvelles de sa santé sont toutefois rassurantes. Il a notamment fait quelques pas, le 11 juin. Il est prévu que le pontife reste encore pour un moment à l’hôpital. Mais, à 86 ans, son état demeure précaire et peut à tout moment à nouveau se détériorer.
Le programme officiel du voyage du pape François au Portugal du 2 au 6 août comprend la cérémonie d'accueil des JMJ le 3 août, la confession de quelques jeunes le matin du 4 août et la participation au chemin de croix le soir du même jour, la veillée avec les jeunes le 5 août et la messe de clôture de la journée et la rencontre avec les volontaires le 6 août.
Outre ce programme des JMJ, François rencontrera les autorités, les religieux, les étudiants, les représentants des centres d'assistance sociale et caritative, et se rendra au sanctuaire de Fatima pour prier avec les jeunes malades dans la petite chapelle des apparitions. Les organisateurs des JMJ ont également confirmé que, bien que cela ne figure pas au programme officiel, le pape rencontrera des victimes d'abus dans l'Église au Portugal. (cath.ch/ag/arch/rz)
12/06/2023
En convalescence au Gemelli, le pape a pu faire quelques pas
Le pape François «a pu faire quelques pas», a informé le Saint-Siège le 11 juin 2023, au terme de la cinquième journée d’hospitalisation du pape à l’hôpital Gemelli de Rome.
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Malgré les difficultés, l’Afrique se mobilise pour aller aux JMJ
L’organisation, le financement et l’obtention de visas constituent un parcours de combattant pour les quelque 600 jeunes Africains qui se rendront aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne, fin juillet 2023. Les autres suivront l’événement via les réseaux sociaux et certains pays organisent, sur le même thème, les JMJ en parallèles de Lisbonne.
Max Savi Carmel pour cath.ch
Chaque semaine, Radio Immaculée au Bénin offre trois quart d’heure à la jeunesse à travers l’émission, "JMJ". Elle n’est pas que consacrée aux JMJ comme peut le faire croire son nom, mais il s’agit "d’une opportunité dédiée aux jeunes par la radio pour aborder divers sujets", observe son directeur, le frère Fiacre Marie Agassounou.
A quelques semaines des JMJ de Lisbonne, prévues du 1er au 6 août, cette émission prend une place particulière: elle sera une des vitrines de ce grand rendez-vous que François donne aux jeunes du monde entier dans la capitale portugaise. Togo, Burkina Faso, Niger, Guinée, Cameroun et ailleurs sur le continent, les services catholiques de jeunes s’organisent pour que le continent soit "dignement représenté et ouvre ses cultures au monde", comme le souhaite l’abbé Agbalenyo.
Le Togo boucle ses préparatifs
Début juin. Paroisse du Christ Roi de Nyekonapkpoe, quartier résidentiel de Lomé. En recevant cath.ch, Dominique Rosario Agbalenyo semble soulagé, "il y a plusieurs années que le Togo n’a plus envoyé de représentants aux JMJ". Le Coordinateur national de la pastorale des jeunes auprès de la conférence épiscopale du Togo, qui a dû se rendre seul à Panama en 2019, aura la joie de conduire une délégation officielle.
Il vient d’entamer auprès du consulat de France, faute d’une ambassade du Portugal à Lomé, les démarches d’obtention de visas pour sa trentaine de délégués. Et depuis plusieurs mois, chaque dernière semaine du mois, l’équipe des potentiels participants se retrouve au Siège de la Conférence épiscopale. "Une manière de nous préparer spirituellement", confesse Dominique Rosario. Il insiste sur l’importance pratique, pour ces pèlerins "de découvrir à distance Lisbonne mais aussi de s’apprêter à ouvrir leur culture au monde et aux autres participants".
Au Togo, les frais de participation, environ 2000€ par personne, sont à la charge des jeunes. Il s’agit notamment de six prêtres, d’une religieuse et d’une vingtaine de jeunes venus de quatre des sept diocèses que compte le pays. "Malgré nos diverses demandes, nous n’avons obtenu aucun financement" regrette l’abbé Rosario. Et comme dans beaucoup de pays africains dont la participation est limitée, le Togo "fera vivre par des interconnexions et les réseaux sociaux" l’événement aux milliers de jeunes catholiques restés au pays. "Ceux qui ont la chance de se rendre à Lisbonne le font au nom de tous", insiste l’aumônier et selon lui, "ils doivent en faire profiter largement les autres" conclut celui dont la délégation arrive au Portugal le 25 juillet. Car les participants togolais aux JMJ prendront part à la semaine des diocèses, dans l’archidiocèse d’Evora avant les JMJ proprement dites avec le pape pour qui "nous avons appelé tout le monde à prier intensément", rappelle le Père Dominique Rosario Agbelenyo.
Niger, Burkina Faso, Cameroun, Guinée, "une source d’espérance"
Le cardinal Philippe Ouédraogo appelle son diocèse à accompagner "les JMJ dans la prière", estimant qu’elles seront "source d’espérance". Alors que les attaques terroristes s’enchainent dans le Sahel depuis de nombreuses années, le Burkina Faso et le Niger qui ont une délégation conjointe se contenteront de 75 participants, "ce qui est déjà assez satisfaisant", selon un prêtre du diocèse de Niamey.
A Ouagadougou, le secrétaire de la Commission épiscopale Jeunesse et Enfance insiste sur l’importance pour "chaque délégation de faire vivre les JMJ aux autres jeunes du pays". D’ailleurs, "comme les autres années, le Burkina Faso et le Niger le feront à travers l’envoi d’images et de vidéos sur les réseaux sociaux", promet l’abbé Valery Sakougri qui mentionne aussi des directs sur une plateforme Facebook dédiée. Au Cameroun, autre pays menacé par les djihadistes, Sr Anne Marie Ekomo est "très heureuse" d’être du voyage: "Encadrer les jeunes aux JMJ est ma contribution au développement de l’Eglise", confie à cath.ch la secrétaire de l’évêque d’Edéa (région du Littoral). Elle pense d’ailleurs que l’Afrique organisera l’événement dans le futur. "Si le continent a pu organiser une coupe du monde de football, il peut organiser des JMJ", déduit la religieuse. Sr Anne Marie devrait arriver dans la capitale portugaise "fin juillet".
En Guinée, pays en crise depuis le renversement par un coup d’état militaire du président Alpha Condé en 2021, Maïmouna Baldé n’a pas attendu d’être choisie par son diocèse. La jeune sociologue s’est inscrite d’elle-même en ligne. "J’ai eu de la chance et j’ai obtenu une inscription d’un clic", se réjouit-elle. Compte tenu de ses revenus plutôt stables, elle n’a pas eu de mal à décrocher un visa au consulat du Portugal. "J’ai tout de même fourni une cinquantaine de documents différents et dépensé 711€ en divers frais", détaille cette fidèle de la cathédrale Sainte-Marie de Conakry. Car l’obtention de visa étant le principal handicap, beaucoup de pays ont renoncé à se rendre au Portugal.
Au Maroc et en Tunisie, des JMJ «à distance"
A Tanger, le Père François Saleh Moll est au four et au moulin. Les inscriptions sont presque finies, "nous entamons maintenant les Journées paroissiales JMJ", confie-t-il. Car le Maroc n’ira pas à Lisbonne. "Depuis 2000, nous n’envoyons plus de délégation", regrette le Père Nourrisat. Le curé de la cathédrale de Rabat explique cette décision par le fait que "20 des 40 participants des JMJ de Rome ne soient pas revenus au Maroc". Du coup, cette année, les JMJ seront "à distance".
Pour le Père Saleh Moll, principal organisateur, "110 personnes sont attendues" et tout se passera autour du même thème qu’à Lisbonne: "Marie se lève et partit en hâte" et aux mêmes dates, du 1er au 6 août. Même s’il s’inquiète "des difficultés à avoir la transmission en direct en langue française" via des écrans géants. François Saleh Moll a d’ailleurs écrit à KTO TV et espère que "la télévision catholique donnera rapidement une suite". L’idée de jeunes regroupés en paroisse et suivant, depuis Rabat ou Tanger, les JMJ en direct enthousiaste les jeunes qui se bousculent sur la plateforme d’inscription.
Tout comme le Maroc, "la Tunisie n’enverra pas de délégation" selon le Père Moreno, curé de la cathédrale de Tunis. Les fidèles du seul diocèse que constitue toute la Tunisie devront se contenter de suivre l’événement à distance et sur les réseaux sociaux. Une situation qui repose la question de l’organisation des JMJ par l’Afrique. L’idée fait son chemin au sein de l’épiscopat africain, malgré des réticences que le Vatican explique par l’insécurité et le déficit d’infrastructures adaptées. (cath.ch/msc/bh)
L’Afrique et les JMJ de 1986 à nos jours
Dès la première édition des Journées mondiales de la jeunesse en 1986, Jean Paul II a encouragé les évêques africains à y envoyer des délégations. Deux éditions ont marqué plus que d’autres l’Afrique, celle de 1997 à Paris où, avec environ 10'000 délégués venus du continent et plus de 100'000 de sa diaspora, l’Afrique a été plus représentée que jamais. Puis l’édition de 2000 à Rome, les terres africaines, où le catholicisme est minoritaire, se sont mobilisées notamment l’Algérie, la Tunisie et même quelques délégués de la Libye. Le Maroc avait envoyé 40 jeunes, un record historique. Au Panama en 2019, l’Afrique était à peine présente à cause de la distance, juste quelques centaines délégués. Et malgré les problèmes de visas, l’édition de Lisbonne suscite beaucoup d’enthousiasme en Afrique. MSC
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300 jeunes de Hong Kong aux JMJ à Lisbonne
Plus de 300 jeunes du diocèse de Hong Kong participeront aux prochaines Journées Mondiales de la Jeunesse à Lisbonne, au début du mois d’août. "Le pape François vous a invités, vous a recommandé de sortir de vous-mêmes, de répondre à l'appel du Seigneur en vous rencontrant et en vous encourageant mutuellement avec des jeunes du monde entier", leur a déclaré l'évêque de Hong Kong et futur cardinal Mgr Stephen Chow Sau-yan.
Les jeunes qui se préparent à partir pour Hong Kong sont organisés en 14 groupes provenant de paroisses, de congrégations religieuses, d'écoles et de communautés ecclésiales. De mars à juin, les garçons et les filles ont participé à quatre réunions de formation et à divers moments de prière, rapporte l’agence vaticane Fides. (méditations sur l'Évangile, adoration eucharistique, moments de prière communautaire).
Lors d'une liturgie eucharistique solennelle célébrée le 2 juillet dans la cathédrale, Mgr Stephen Chow a confié aux jeunes un "mandat missionnaire" spécial, les invitant à participer aux JMJ le cœur ouvert, un cœur plein de gratitude et désireux de partager leur foi en communion avec les jeunes des Églises du monde entier.
Au Portugal et en Europe
Dès leur arrivée au Portugal, les jeunes de Hong Kong participeront à une retraite spirituelle et à des sessions de formation qui aideront chacun à faire fructifier l'expérience de partage avec le pape et les plus de 600 000 jeunes venus des quatre coins du monde. Le programme comprend également un pèlerinage de 100 km sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. Au cours de leur séjour en Europe, les jeunes pèlerins visiteront aussi plusieurs sanctuaires en France et dans le diocèse d'Essen en Allemagne.
Selon les dernières statistiques fournies par le site officiel du diocèse de Hong Kong on compte 395’000 catholiques sur une population totale de 7, 291 millions de personnes. (cath.ch/fides/mp)
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Et Jean Paul II créa les JMJ…
Pour comprendre comment est née l’aventure des Journées Mondiales de la Jeunesse, il faut remonter à 1983 et à la personnalité du pape Jean Paul II. Depuis 14 rassemblements mondiaux ont eu lieu sur les divers continents.
Clément Laloyaux, cathobel
En 1983-84, l’Eglise célèbre l’Année Sainte de la Rédemption, qui marque les 1’950 ans de la Rédemption du Christ. Parmi les différentes activités qui jalonnent cette année jubilaire, le pape Jean Paul II souhaite un rassemblement de jeunes lors du prochain dimanche des Rameaux, à Rome. Le comité d’organisation prévoit 60’000 jeunes pour ce Jubilé spécial pour la Jeunesse. Le 14 avril 1984, il en vient finalement 250’000 ! L’événement qui vise à recentrer la foi et la vie des jeunes sur la personne du Christ, prend immédiatement des tonalités festives et intègre les codes de la culture jeune.
450’000 jeunes en 1985 à Rome
En 1985, déclarée année internationale de la jeunesse par l’ONU, Jean Paul II invite à nouveau la jeunesse à se rassembler, à Rome, sur le thème : « Soyez toujours prêts à rendre compte de votre espérance ». Là encore, la réponse des jeunes est enthousiaste: les 30 et 31 mars 1985, 450’000 jeunes adultes vivent divers moments de prière et de catéchèse dans les églises de Rome, avant de se réunir place Saint-Pierre où ils participent à une célébration avec le pape.
Conforté dans son intuition que les jeunes ont l’envie de se retrouver, de partager leur expérience, d’écouter une autre parole, Jean Paul II annonce, fin 1985, l’institution de la Journée Mondiale de la Jeunesse pour les années à venir. Celle-ci sera célébrée en alternance sous la forme de rencontres décentralisées dans les diocèses et d’assemblées mondiales dans une ville chaque fois différente. Jean Paul II indique une date pour cette rencontre annuelle : le dimanche des Rameaux.
Première JMJ officielle à Rome en 1986
Et le 23 mars 1986, le premier rendez-vous des JMJ en tant que telles se tient à Rome. A partir de ce moment, la machine est en marche, et rien ne pourra l’arrêter.
La première édition mondiale, hors de Rome, se tient pour la première fois à Buenos Aires, les 11 et 12 avril 1987, réunissant pas moins d’un million de participants. Certaines personnes disent que les JMJ ont été la plus belle invention de Jean Paul II. Modeste, il niait cela, préférant dire: « Ce sont les jeunes eux-mêmes qui ont inventé les JMJ ».
Aujourd’hui, mes chers amis, vous êtes une nouvelle fois rassemblés ici, pour débuter sur la place Saint-Pierre à Rome, les Journées de la Jeunesse, auxquelles a été appelée l’Église. […] Une journée de la Jeunesse cela signifie sortir, aller à la rencontre de Dieu, qui est entré dans l’histoire des Hommes au travers du Mystère pascal de Jésus-Christ. Il y est entré, irréversiblement. Et il veut tout d’abord vous rencontrer vous, les jeunes. Jean Paul II, 23 mars 1986, dimanche des Rameaux.
Les JMJ en 5 éditions marquantes !
1987: Le choix de Buenos Aires et de l’Argentine pour les premières JMJ à l’extérieur de Rome est très politique. Le pays vient tout juste de sortir de sept années de dictature militaire, responsable de 30’000 disparus. Dans son discours, Jean-Paul II demande aux 900’000 pèlerins réunis d’être témoins de l’amour de Dieu: «Consacrez votre énergie juvénile à la construction d’une société de l’amour».
1995: 5 millions de jeunes ont participé aux JMJ de Manille, la capitale des Philippines: un record ! Il s’agirait d’un des plus grands rassemblements populaires jamais organisés.
1997: à mi-août, plus d’un million de personnes se rassemblent au pied de la tour Eiffel à Paris. Un retournement de situation total au niveau des chiffres, alors que les prévisions étaient très pessimistes. Cette ferveur française donne une nouvelle dimension aux JMJ qui, d’un coup, gagnent en visibilité en Europe.
2005: Les 20e JMJ ont lieu à Cologne, en Allemagne. Pour ses premières JMJ, le timide pape Benoît XVI vient dans son pays natal où il rassemble un million de participants sur le thème « Nous sommes venus l'adorer ».
2013: Les premières JMJ en présence du pape François ont lieu à Rio de Janeiro en Amérique latine, son continent d’origine. 3,5 millions de pèlerins prennent notamment part à la veillée et à la messe inaugurale sur la plage de Copacabana à Rio de Janeiro. Un poignant chemin de croix y a lieu. Le pape demande aux jeunes d’être «des protagonistes du changement» . (cath.ch/cathobel/mp)
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Le Portugal, un pays arpenté par quatre papes
Les JMJ de Lisbonne donneront l’occasion au pape François de revenir au Portugal, du 2 au 6 août 2023. Il s’était déjà rendu dans ce pays en mai 2017, pour une courte visite centrée sur le sanctuaire de Fatima, à l’occasion du centenaire des apparitions mariales. Paul VI, Jean-Paul II et Benoit XVI ont également visité ce pays profondément marqué par le catholicisme.
I.MEDIA revient sur les différents voyages pontificaux dans un Portugal encore enclavé lors de la visite de Paul VI, et qui a vécu par la suite de profondes évolutions.
Le pèlerinage de Paul VI en 1967, une plongée dans la piété populaire
Le pape Paul VI, initiateur des voyages apostoliques en avion, a dédié au Portugal et au sanctuaire de Fatima son 4e déplacement international, le 13 mai 1967, à l’occasion du 50e anniversaire des apparitions de Marie aux trois petits bergers, parmi lesquels Lucia Dos Santos, devenue religieuse, qui put sortir exceptionnellement de son carmel pour recevoir la communion de la main du pape.
Ce séjour, court et condensé, ne dura précisément que 17 heures. Le pape voulait éviter toute récupération politique de sa visite par le régime de Salazar, dictateur vieillissant, avec lequel il n’aura qu’un bref entretien de quelques minutes.
Ce voyage paradoxal dans un lieu parfois présenté comme une « forteresse de l’anti-Concile » – certains opposants à Paul VI spéculant sur un troisième secret portant sur une autodestruction de l’Église – fut un grand succès populaire, près d’un million et demi de personnes se rassemblant autour du successeur de Pierre, soit plus de 15% de la population du pays. Le pape, bien que prudent dans son expression publique au sujet des apparitions mariales, fut touché par la piété traditionnelle des Portugais, de nombreux pèlerins ayant fait de longs voyages à pied pour rejoindre le sanctuaire marial.
« La vision stupéfiante et magnifique de la foule de Fatima nous assure que les voies de la paix sont bien la prière, la foi et la concorde », déclarera le pontife italien au terme de son voyage, orienté sur la recherche de la paix interne à l’Église, dans le contexte des soubresauts de l’après-Concile, mais aussi sur une demande d’intercession pour la paix dans le monde : la guerre du Vietnam faisait alors la Une de la presse internationale.
Les trois voyages à Fatima de Jean Paul II, pape marial
La première venue de Jean Paul II, du 12 au 15 mai 1982, se tient un an après l’attentat de la place Saint-Pierre survenu le 13 mai 1981, qui lui avait valu deux hospitalisations et une suspension de ses voyages internationaux durant un an.
Outre des étapes notamment à Lisbonne, Braga et Porto, le sanctuaire de Fatima fut le point central de sa tournée, le 13 mai 1982. Il assure alors vouloir « remercier la Divine Providence en ce lieu que la Mère de Dieu semble avoir si particulièrement choisi ». Jean Paul II considère que Marie a dévié la balle qui devait lui coûter la vie : ce projectile de 9 mm sera enchâssé dans la couronne de la statue de la Vierge de Fatima.
Un grave incident, relativement oublié depuis, marquera néanmoins sa visite. En pleine visite dans ce sanctuaire marial, Jean Paul II subit une agression à la baïonnette de la part d’un ancien prêtre de la Fraternité Saint-Pie X. Cet Espagnol en soutane, Juan Fernandez Krohn, avait été ordonné par Mgr Lefebvre en 1978 mais il avait été expulsé de la communauté intégriste un an plus tard en raison de déséquilibres mentaux. Mgr Marcel Lefebvre condamnera fermement l’attentat, assurant que sa communauté n’avait plus de lien avec cet homme qui avait servi dans deux lieux de culte de la Fraternité Saint-Pie X à Paris et à Rouen.
Ce n’est qu’en 2008 que l’ancien secrétaire du pontife polonais, le cardinal Stanislaw Dziwisz, révèlera que le pape avait été blessé lors de cette agression assez peu médiatisée à l’époque. « Maintenant, je peux le dire, le Saint-Père fut blessé. Je me souviens du sang sur sa robe blanche en rentrant dans sa chambre » expliquera le cardinal, devenu entre-temps archevêque de Cracovie. Pour sa part, après quelques années de prison au Portugal, l’agresseur de Jean Paul II, excommunié et âgé aujourd’hui de 75 ans, a refait sa vie en Belgique, devenant avocat et blogueur.
Le pontife polonais est ensuite revenu à deux reprises au Portugal: du 10 au 13 mai 1991, il a arpenté les territoires insulaires du pays pour une tournée l’ayant conduit de Lisbonne à Madère et aux Açores, avant une étape à Fatima d’où il envoya une Lettre aux évêques d’Europe, dans la perspective du Synode sur l’Europe organisé au Vatican à la fin de cette année 1991 marquée par la dislocation de l’URSS.
Enfin, du 12 au 13 mai 2000, Jean-Paul II a effectué une dernière visite à Fatima, procédant à la béatification de Francisco et Jacinta Marto, les deux petits bergers qui avaient été emportés par la grippe espagnole peu après les apparitions. La troisième voyante, soeur Lucia, était pour sa part encore en vie et assista donc à la béatification de ses deux cousins, 83 ans après ces évènements. Elle ne s’éteindra qu’en février 2005, moins de deux mois avant Jean Paul II.
2010 : Benoît XVI face à un Portugal sécularisé
C’est un pays en pleine transformation que Benoît XVI visitera du 11 au 14 mai 2010. Le pape allemand visite trois villes, Lisbonne, Fatima et Porto, dix ans après la béatification des petits bergers de Fatima par son prédécesseur Jean Paul II.
Le gouvernement socialiste de José Socrates promulgue alors quatre jours fériés et l’accueille avec les honneurs, mais la promulgation du mariage homosexuel trois jours après le départ du pape montre l’évolution rapide de la société portugaise, au grand désarroi de l’épiscopat local et du Saint-Siège.
L’une des images marquantes de cette visite sera le discours du pontife allemand au monde de la culture réuni au centre culturel de Belém, où il est accueilli par un discours chaleureux du réalisateur Manoel de Oliveira, alors âgé de 101 ans, mais qui impressionne Benoît XVI par son dynamisme et la fluidité de son intervention. «Je lui adresse mon salut plein d’admiration et d’affection autant que de vive gratitude pour les paroles qu’il m’a adressées, laissant entrevoir en elles les inquiétudes et les attentes de l’âme portugaise au milieu des turbulences de la société d’aujourd’hui», déclare alors le pontife allemand.
En cette année 2010, la multiplication des scandales d’abus sur mineurs commis par des membres du clergé concentrera une grande partie de l’attention médiatique, notamment après les déclarations du pape, dans l’avion de Rome à Lisbonne, expliquant que les plus grandes souffrances de l’Église proviennent de son propre «péché». Cette déclaration suscitera une controverse d’interprétation entre la notion de «péché de l’Église» et celle de «péché dans l’Église». Mais au-delà de ces polémiques, là encore, la ferveur populaire exprimée par la foule à Fatima, avec la présence de nombreux pèlerins internationaux, fut une image forte de ce voyage.
La prière du pape François à Fatima en 2017
Le premier pape latino-américain de l’Histoire s’est rendu à Fatima, sans faire d’étape à Lisbonne, les 12 et 13 mai 2017. Pour ce voyage dédié au centenaire des apparitions, le pontife argentin, profondément marial, procèdera à la canonisation de Francisco et Jacinta Marto, un rite exceptionnellement décentralisé alors qu’il se tient habituellement à Rome.
L’image forte de ce court séjour sera la prière pour la paix prononcée par le pape François en la chapelle des Apparitions. «Pèlerin de la Paix qu’en ce lieu tu annonces, je loue le Christ, notre paix, et pour le monde je demande la concorde entre tous les peuples», déclare le pontife argentin, visiblement ému. «Uni à mes frères, dans la Foi, dans l’Espérance et dans l’Amour, je me confie à Toi. Uni à mes frères, par Toi, je me consacre à Dieu, ô Vierge du Rosaire de Fatima», conclut-il au terme de cette prière à la tonalité très personnelle.
C’est également dans ce sanctuaire que, le 13 mai 2013, le cardinal José Policarpo, alors patriarche de Lisbonne, avait consacré le pontificat du pape argentin à la Vierge Marie, deux mois après son élection au Siège pétrinien. Le retour programmé du pape à Fatima en marge des JMJ de Lisbonne, le samedi 5 août 2023, s’imposait donc naturellement dans le cadre de cette seconde visite au Portugal. (cath.ch/imedia/cv/mp)
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Les évêques africains sont à la manœuvre pour avoir les JMJ
L’Afrique est le seul continent qui n'a pas encore accueilli les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). L’insécurité et la défaillance des infrastructures sont pointées du doigt. A quelques semaines du rassemblement de Lisbonne, les difficultés qu'ont les jeunes Africains à obtenir des visas pour le Portugal ravivent l'idée de JMJ africaines.
Max Savi Carmel pour cath.ch
Début juin à Lumubashi, République démocratique du Congo (RDC). Alors qu’il prend part au Congrès eucharistique national, Zéphyrin Ligopi ne pense qu’à une seule chose. "Avoir un maximum de visas pour Lisbonne 2023", avoue le secrétaire de la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs. Le prêtre congolais a profité des rencontres épiscopales qui suivront l’événement pour évoquer le sujet avec les évêques du plus grand pays catholique d’Afrique, mais rien n’y a fait. "Je dois me contenter d’une quarantaine de visas", déplore celui qui, au départ, avait enregistré, avec enthousiasme, plus de 500 inscriptions.
"Une douche froide", concède cet optimiste impénitent qui espère que d’autres "qui ont déjà leur visa ou n’en ont pas besoin" viendraient gonfler la délégation congolaise. "Une centaine ne serait déjà pas mal", espère-il, alors que la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) évoque de plus en plus la perspective des JMJ sur le continent.
Des difficultés similaires d’un pays à l’autre
En Ethiopie, les Frère de St Jean du Prieuré d’Addis-Abeba portent dans la prière les 72 délégués qui représenteront ce pays en guerre aux JMJ de Lisbonne. Ces religieux qui ont en charge la pastorale des jeunes catholiques orientaux dans l’archidiocèse d’Addis-Abeba ne sont pas encore certains de disposer des visas pour toute la délégation. Une crainte que partageait encore début juin, à Lomé, Dominique Rosario Agbelenyo. Le coordinateur national de la pastorale des jeunes auprès de la Conférence épiscopale togolaise entame à peine les procédures de visas pour sa trentaine de participants et "prie pour que tous aient leur sésame".
A l’exception des Seychellois et Mauriciens, qui peuvent entrer dans certains pays de l’espace Schengen sans visa et donc au Portugal, la totalité des 51 autres pays africains nécessitent une autorisation pour se rendre à Lisbonne. D’ailleurs, le Maroc et la Tunisie ont, comme une dizaine de pays, renoncé à envoyer des délégations officielles au Portugal.
Face aux problèmes de visas auxquelles s’ajoutent des contraintes financières, l’idée qu’un pays africain n’accueille à l’avenir les JMJ est plus présente que jamais chez les prélats du continent. A la CENCO, Mgr Donatien N’Sholé, l’influent secrétaire général, évoque de plus en plus le sujet avec les évêques. Et ce n’est pas le Père Dominique Rosario qui pensera le contraire. Il avait dû se résigner à se rendre seul à Panama en 2019, "faute d’argent et à cause des difficultés administratives" précise-t-il à cath.ch.
"Les JMJ africaines", bientôt?
Selon plusieurs sources à la Secrétairerie d’état, l’idée des JMJ en Afrique a été scrutée dès les années 1990 par Jean Paul II, l’initiateur de ce grand rendez-vous qui rassemble tous les deux ou trois ans les jeunes du monde entier autour du pape. Après l’édition de Manille en 1995, le cardinal Bernardin Gantin pensait déjà à une édition africaine et en parlait avec les dirigeants du continent qui défilaient dans son bureau à Rome. Pour le prélat béninois et ancien doyen du Sacré collège des cardinaux, "si les Philippines ont pu, l’Afrique en est capable".
D’ailleurs, l’annonce des choix du Panama (2019) et de Lisbonne (2023) avait déçu les évêques africains. Car, depuis 2011, le Symposium des conférences épiscopales d’Afrique et Madagascar (SCEAM) avait exprimé à Stanislaw Rylko, alors secrétaire du Conseil pontifical pour les laïcs "la disponibilité de l’Eglise africaine à recevoir des JMJ". Le cardinal polonais, qui avait en charge l’organisation, s’était félicité de la «grande détermination de l’Afrique à accueillir de prochaines JMJ» et s’était mis à y travailler. Une décennie plus tard, les près de 300 millions de catholiques africains ont du mal à accepter l’argument du manque d’infrastructures.
"Nous avons organisé en Afrique du Sud la coupe du monde de football" constate Sr Anne-Marie Ekomo. La secrétaire de l’évêque d’Edea (Cameroun) estime que "rien n’empêche le continent d’accueillir les JMJ". L’inquiétude sécuritaire est vite balayée par le Père Ligopi pour qui "si l’Afrique se décide, elle en aura les moyens". Selon lui, "l’insécurité est un problème pour tous les pays" et l’Afrique ne fait pas exception.
"Kenya, Afrique du Sud, Nigeria, Ouganda, Tanzanie, Côte d’Ivoire, etc…"
Au niveau du SCEAM, l’idée a fait l’objet d’une mission confiée à une commission qui travaille depuis deux ou trois ans. Certains évêques proposent une "coorganisation par deux pays voisins" par exemple. "Une bonne solution", observe Alain Dossou-Yovo, correspondant de Radio Vatican au Bénin. Le Père Zéphyrin Ligopi est l’un des plus ardents partisans des "JMJ en Afrique".
Selon le secrétaire de de la Commission épiscopale pour l’apostolat des laïcs, "Le Sénégal, l’Afrique du Sud ou encore le Nigeria sont des candidats sérieux". Il pense tout de même qu’il faille privilégier éventuellement les pays à forte communautés catholiques, "notamment la RDC, l’Ouganda ou la Tanzanie". Une option qui enchanterait bien François Saleh Moll. Jusqu’à fin juin, le prêtre en charge des JMJ à Tanger n’est pas certain de pouvoir assurer la retransmission en direct sur des écrans avec les jeunes catholiques du Maroc dont il assure la pastorale. Il veut "au moins pouvoir les connecter en direct pour suivre le pape".
Au-delà des infrastructures et de la volonté politique, l’Afrique devra compter également avec la distance qui la sépare de Rome. Car à 86 ans, et deux fois hospitalisé depuis le début de l’année, François est dissuadé par le service des voyages pontificaux "de prendre le risque des trop longs périples". Une recommandation qui retardera sans doute le rêve de tout un continent.
En attendant, pour Lisbonne, alors que l’Afrique, qui compte à elle-seule la moitié des nouveaux catholiques chaque année, s’attendait à envoyer entre 5’000 et 6’000 délégués officiels, elle se contentera tout au plus d’un petit millier. "Bien déçu", lâche l’abbé Zéphyrin Ligopi. (cath.ch/msc/bh)
04/07/2023
Les évêques africains sont à la manœuvre pour avoir les JMJ
L’Afrique est le seul continent qui n'a encore jamais accueilli les Journées mondiales de la jeunesse (JMJ). L’insécurité et la défaillance des infrastructures sont pointées du doigt. A quelques semaines du rassemblement de Lisbonne, les difficultés qu'ont les jeunes Africains à obtenir des visas po...
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500 jeunes Romands aux JMJ à Lisbonne
500 jeunes Romands, dont 160 Valaisans, 100 vaudois et 83 Genevois, mettront le cap sur Lisbonne le 24 juillet 2023. Ils participeront à la 37ème édition des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ) en compagnie de plus de centaines de milliers de catholiques et du pape François. Cath.ch sera du voyage.
Les jeunes de Suisse romande se rassembleront d’abord à Genève d’où ils se mettront en route à 21h, pour le Portugal et une paroisse de Braga pour une semaine de préparation.
Du 1er au 6 août 2023, les pèlerins suisses retrouveront à Lisbonne des jeunes de plus de 150 nationalités pour les Journées Mondiales de la Jeunesse présidé par le pape François. Au programme de ce festival géant: des événements spirituels (conférences, catéchèses, veillées de prière, messes) mais aussi des activités culturelles variées (concerts, visites, tournois sportifs, ateliers de danse). Ces JMJ seront couronnées par la messe traditionnelle du pape en communion avec plusieurs centaines de millier de jeunes croyants.
Tout au long de l’événement un journaliste de cath.ch sera présent sur place pour faire vivre au plus près ces rencontres. (cath.ch/com/mp)
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JMJ 2023: pas de jeunes Birmans à Lisbonne
L’Église en Birmanie ne pourra envoyer aucune délégation pour les Journées mondiales de la jeunesse 2023, en raison de l’instabilité politique depuis le coup d’État militaire de 2021 et d’un manque de financement. L’Église locale subit les conséquences des violences qui se poursuivent dans plusieurs régions.
L’Église birmane ne pourra envoyer aucune délégation aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) cette année, rapporte le site Eglises d’Asie le 26 juillet 2023. Une absence due au manque de financements et à l’instabilité politique du pays en crise, selon une source ecclésiale. Selon le Père Joseph Saw Eh Khaw Htoo, directeur de la Commission nationale des jeunes catholiques, les évêques birmans ont encouragé son groupe à envoyer une délégation de jeunes catholiques birmans dans la capitale portugaise durant la première semaine d’août, afin de participer au rassemblement international.
Mais selon le prêtre, la situation dans le pays d’Asie du Sud-Est n’était pas favorable à un tel projet. «Nous avons rencontré des difficultés, notamment des problèmes de financement afin de supporter les coûts du voyage pour les délégués, mais aussi à cause de l’instabilité politique dans notre pays», explique-t-il. Il ajoute qu’ils ont décidé de ne pas envoyer de délégation après des rencontres avec les directeurs diocésains et les responsables de la pastorale des jeunes. En 2019, dix jeunes Birmans s’étaient rendus aux JMJ de Panama.
L’événement, qui a lieu tous les trois ans, rassemblera des délégations catholiques de pays du monde entier en présence du pape François. Cette année, les JMJ 2023 sont organisées par le Patriarcat de Lisbonne, en étroite collaboration avec le Saint-Siège et plus précisément avec le Dicastère pour les Laïcs, la Famille et la Vie. La plupart des délégations nationales en Asie financent en partie le voyage et les autres coûts des jeunes envoyés, tout en demandant aux participants de contribuer selon leur capacité financière.
L’Église birmane subit les conséquences des conflits internes
Maximilian Menu, président de la Commission nationale des jeunes catholiques, précise qu’ils avaient enregistré la délégation birmane pour l’événement, mais qu’ils avaient renoncé à lancer le processus de demande de visas suite à une réunion en mai dernier. La décision a été transmise aux évêques durant leur assemblée en juin, ajoute Maximilian. «Certains jeunes ont dit qu’ils désiraient participer à l’événement, mais tous les directeurs et animateurs des pastorales des jeunes ont accepté la décision finale, vu les difficultés liées à la situation dans le pays.»
La Birmanie continue de subir une grave crise politique et socio-économique depuis le coup d’État militaire du 1er février 2021. Le retour de la junte au pouvoir, après quelques années de transition démocratique manquée, a relancé les combats avec les groupes ethniques rebelles, rejoints par les Forces de défense populaire (nées de la résistance contre le coup d’État), ce qui a plongé de nombreuses régions du pays dans une guerre civile violente.
L’Église subit les conséquences des violences. Cinq diocèses sur seize dans le pays (Loikaw, Pekhon, Hakha, Kalay et Mandalay) ont fait face à des séries d’affrontements entre l’armée et les forces de résistance, avec des décès de nombreux civils et des destructions de villages et de lieux de culte.
Nicholas Joseph Kaung, animateur d’un groupe de jeunes dans l’archidiocèse de Rangoun, confie sa déception de ne pouvoir participer aux JMJ cette année. «J’espérais pouvoir m’y rendre, parce que c’est une occasion unique. C’est dommage», souligne l’animateur, âgé de 26 ans, qui espère malgré tout participer aux prochaines JMJ. (cath.ch/eda/bh)
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JMJ: "Les Portugais attendent que le pape apporte un message d’espoir"
L’ambassadeur du Portugal près le Saint-Siège depuis 2022, explique à I.MEDIA comment la population portugaise se prépare à accueillir cet événement et ce que les catholiques du pays attendent de la visite du pape François.
Propos recueillis par Isabella H. de Carvalho/I.Media
Du 2 au 6 août 2023, le pape François entamera son 42e voyage apostolique à l’étranger au Portugal, à l’occasion des Journées mondiales de la jeunesse de Lisbonne. Outre sa participation à divers événements avec des jeunes catholiques du monde entier, le pape rencontrera également des représentants de l’Église, de la société et du gouvernement portugais au cours du programme chargé de son voyage. L’ambassadeur du Portugal près le Saint-Siège, Domingos Teixeira de Abreu Fezas Vital, explique comment les Portugais se sont préparés pour ce grand rendez-vous, notamment à travers la collaboration entre l'État et l'Église.
Que représentent les JMJ pour le Portugal? Qu’en attendent les Portugais?
Ces journées représentent un énorme défi logistique, car des centaines de milliers de personnes doivent être accueillies. Mais c’est aussi une grande occasion de braquer les projecteurs sur le pays, car les médias en parleront pendant très longtemps. Le pays connaîtra une atmosphère de fête, avec évidemment une connotation spirituelle, mais il s’agit tout de même d’une célébration.
Accueillir des centaines de milliers de jeunes pendant une semaine, c’est avoir l’opportunité d’accueillir un esprit de renouvellement, d’espoir, de foi en l’avenir, de volonté d’agir en faveur d’un monde meilleur. Chacun apporte cela avec lui, c’est donc extrêmement positif.
"Le pays connaîtra une atmosphère de fête, avec évidemment une connotation spirituelle, mais il s’agit tout de même d’une célébration."
Les Portugais sont aussi un peuple très curieux à l’égard des étrangers, comme peuvent le constater tous ceux qui visitent notre pays. Ils sont considérés comme des bâtisseurs de ponts. Pendant les JMJ, la confrontation à des jeunes issus de géographies si différentes sera l’occasion pour les Portugais de satisfaire leur appétit naturel pour la construction de ponts, l’écoute des autres et l’accueil de la diversité. Je pense donc que nous allons vivre au Portugal une période que personne ne pourra oublier.
Comment le pays s’est-il mobilisé pour organiser les JMJ?
Les structures de l’Église et de l’État travaillent depuis longtemps à l’organisation de ces journées afin d’en assurer le succès. Le gouvernement est impliqué, mais aussi les municipalités, comme Lisbonne et Loures, ou encore Leiria-Fatima, Cascais et Oeiras.
Mais l’élément principal que je voudrais souligner est la recherche, de la part de tous ceux concernés dans l’Église et l’État, d’une coopération toujours plus intense et fructueuse. Dans une entreprise de cette envergure, il y a évidemment eu une période d’effort et d’apprentissage, c’est normal qu’il en soit ainsi. Mais je dirais que c’est une contribution importante de ces journées car cela a permis à tous les acteurs d’apprendre à travailler les uns avec les autres dans le respect de l’identité, des compétences et des responsabilités de chacun.
Le pape a souvent dit que l’un des grands défis de ces journées était d’apprendre à travailler en équipe, de faire un ‘lavoro di squadra‘. Aujourd’hui, je pense que les choses sont plus en phase, la collaboration est plus étroite, plus fluide et plus facile.
"Cela a permis à tous les acteurs d’apprendre à travailler les uns avec les autres dans le respect de l’identité, des compétences et des responsabilités de chacun."
Et comment la société portugaise contribue-t-elle à l’organisation?
Les structures et les personnes se préparent à accueillir les nouveaux arrivants. Il y a par exemple l’armée, à travers les installations militaires, ou les écoles, à travers leurs installations d’enseignement, mais aussi les familles. Il y a beaucoup de familles qui vont accueillir des gens chez elles. De nombreuses personnes sont impliquées dans les structures de volontariat qui ont été créées, dont on parle peu, mais qui ont été fondamentales pour la préparation des journées. La grande majorité de ces structures sont composées de personnes catholiques, ce qui signifie que l’engagement a également un aspect spirituel très fort. C’est une contribution très importante à la vigueur de cet engagement.
J’ai entendu récemment une histoire extraordinaire. Ma sœur m’a parlé de jeunes mariés du nord du Portugal, qui au lieu de partir en voyage de noces se sont rendus à Lisbonne pour travailler comme des volontaires pour les JMJ. Dans la presse, nous avons vu plusieurs histoires de personnes qui ont renoncé à des biens et des moments importants pour collaborer à la réussite des JMJ. Cet effort est d’autant plus notable et précieux que les journées se déroulent au cours d’une semaine qui est traditionnellement une semaine de vacances et de repos pour les Portugais.
Qu’attendent les catholiques portugais de la venue du pape François?
Je pense que les Portugais attendent du pape qu’il apporte un message d’espoir et de confiance en l’avenir. Le monde a vécu et vit des moments très difficiles et le Portugal en a ressenti l’impact. Nous avons connu la crise économique et financière, la pandémie et maintenant la guerre. Cette rencontre de toutes ces personnes venant de tant d’origines, c’est l’avenir qui vient ici, qui va affluer dans notre pays. L’avenir va franchir nos portes et nous voulons croire en l’avenir avec eux.
Le pape a un programme très exigeant et généreux qui témoigne de sa reconnaissance envers le Portugal et les Portugais. Il doit également se rendre à Fatima, qui est un lieu de référence universel pour les catholiques et au-delà. Comme nous le disons souvent, Fatima est l’autel du monde. Le Portugal étant également le pays de Fatima, le passage du pape dans ce sanctuaire est une reconnaissance de cette caractéristique.
La question des abus dans l’Église portugaise a été un sujet de discussion majeur au cours de l’année écoulée, à la suite des révélations de la commission indépendante mandatée par les évêques. Comment les Portugais ont-ils réagi à ces révélations? Auront-elles un impact sur les JMJ?
Les Portugais dans leur ensemble ont été choqués, c’est la première réaction aux révélations. Ensuite, ils ont eu un sentiment d’attente par rapport à la réponse, et l’Église a répondu. À ce stade, la société portugaise s’attend à ce que cette réponse donnée par l’Église ait un suivi.
Le Premier ministre portugais lui-même l’a mentionné, il y a une prise de conscience que ce geste de la part de l’Église doit être suivi par la société dans son ensemble. La question des abus ne se limite pas à la réalité de l’Église, même si, en son sein, elle a une gravité particulière. Le traitement réservé à l’Église est l’occasion pour le pays d’examiner cette question dans son ensemble. Comme nous le savons, la plupart des abus ont lieu au sein de la famille, ce qui est une horreur. Dans sa première réaction, le Premier ministre a salué la réponse de l’Église et a déclaré que ce problème ne concernait pas uniquement l’Église.
"Le traitement réservé à l’Église est l’occasion pour le pays d’examiner cette question [des abus sexuels] dans son ensemble."
En ce qui concerne les JMJ, le Saint-Père doit rencontrer des personnes qui ont porté plainte et qui ont dénoncé des abus. C’est donc un moment important, mais il est traité avec la plus grande réserve et la plus grande discrétion, car nous le devons à ces victimes. Vous me demandiez ce que les victimes peuvent ressentir avec ce geste, je ne peux pas parler pour les victimes, mais j’espère qu’elles verront dans cette attitude du pape un signe de réconfort et une occasion de réconciliation.
L’Église est-elle encore écoutée sur la scène politique et sociale, alors que le pays vient de légiférer sur l’euthanasie?
Bien sûr. Le Portugal est une démocratie, toutes les opinions doivent donc être prises en compte lors de la prise de décision. Les avis de l’Église ont un poids spécifique et particulier, ils sont donc pris en compte lors de la pondération.
Il y a des aspects où la convergence est très présente, par exemple dans la préoccupation par rapport à l’environnement. Tout ce que le Saint-Père a dit à ce sujet, ce qui est contenu dans les encycliques Laudato Si’ et Fratelli Tutti, sont des aspects de convergence évidente avec le Portugal. La vision du pape sur la nécessité d’une attention particulière aux plus démunis, est un autre aspect que les Portugais suivent de très près.
Le pape François vient d’annoncer la création d’un nouveau cardinal électeur portugais. Comment analysez-vous ce choix du pontife argentin de donner 6 cardinaux, dont 4 électeurs, à votre pays?
Je pense que c’est une grande joie pour nous. C’est un signe de reconnaissance et d’appréciation envers le Portugal et l’Église portugaise que nous prenons en compte avec joie mais aussi avec humilité. Car comme l’a dit le nouveau cardinal lui-même, Mgr Américo Aguiar, c’est aussi un accroissement de responsabilité pour l’Église portugaise dans son ensemble. (cath.ch/imedia/ic/bh)
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JMJ: les Romands se préparent à Braga pour rencontrer le pape
Près de 250 jeunes Romands sont actuellement dans le diocèse de Braga, au nord du Portugal, pour la première semaine des Journées mondiales de la Jeunesse (JMJ). Tout en découvrant la culture locale, ils se préparent spirituellement à leur rencontre avec le pape François, qui se tiendra du 2 au 6 août à Lisbonne.
Des cris et des rires fusent en arrière-fond, alors que cath.ch parle au téléphone avec Antoni da Campo. Le jeune bénévole, qui s’occupe de la communication pour l’équipe romande, répond aux questions alors que son groupe attend d’entrer dans l’Eglise Saint-Victor de Braga. L’ambiance est apparemment au beau fixe.
L’Eglise dans laquelle les jeunes vont réaliser leur temps de louange matinal est un édifice baroque du 17e siècle, renseigne Antoni. Elle est notamment fameuse pour ses azulejos, des carreaux de faïence décorés, typiques de la région.
La visite des églises de la principale ville du nord portugais est l’une des activités privilégiées de la semaine des JMJ. Depuis quelques éditions de la grande rencontre mondiale des jeunes catholiques, les participants sont invités à passer une première semaine dans un diocèse du pays d’accueil, afin de découvrir la culture et la spiritualité locale.
L’endroit idéal pour se préparer aux JMJ
Pour la Suisse romande, 250 jeunes ont choisi cette option. Près de la moitié, donc, des 500 inscrits de la Suisse francophone. Les deux groupes se rejoindront à Lisbonne dès le 31 juillet. Alors que ceux de Braga arriveront dans la capitale en bus, les participants à la seconde semaine voyageront en avion, voire à vélo. Une quarantaine de courageux ont en effet enfourché leur deux-roues au départ de Saint-Jacques de Compostelle, le 24 juillet, pour rallier Lisbonne le 1er août. Le peloton de pèlerins s’arrêtera deux jours à Braga, pour retrouver les autres jeunes, et fera étape à Fatima. Ils auront accompli en tout un parcours de 538 km.
Arrivés dans la soirée du mercredi 26 juillet, les Romands ont commencé leur programme proprement dit à partir du jeudi 27. Ce dernier a surtout consisté en la visite des églises de la cité. Les jeunes ont pu assister à un concert d’orgue dans la cathédrale, qui est la plus vieille du Portugal. «Braga est l’endroit idéal pour se préparer aux JMJ», assure Antoni da Campo. La ville possède en effet une forte culture et histoire catholiques. «Les églises sont vraiment magnifiques, ici, la ville est imprégnée de spiritualité. Cela nous aide vraiment à nous plonger dans un état d’esprit favorable avant Lisbonne».
Attente enthousiaste de Lisbonne
Les Romands ont aussi pu rencontrer les jeunes catholiques locaux. Des matchs de volleyball et de football ont notamment créé des liens. «Tout le monde est très sympathique et l’on s’est senti tout de suite très bien accueillis», assure le bénévole.
Parmi les 250 participants, peu ont pu être hébergés dans des familles. La plupart se trouvent dans des logements collectifs, des salles de paroisses ou de sport. Pour ceux logés chez l’habitant, dont Antoni, les retours sont très positifs. «Les Portugais sont très hospitaliers, très chaleureux, et nous sommes nourris incroyablement bien.»
Au-delà de la découverte culturelle, les jeunes se préparent spirituellement notamment en assistant le matin à des temps de prière et de louange. La journée est également marquée par des méditations ou des chapelets entre les visites de lieux de culte. La principale destination du vendredi 28 juillet sera le sanctuaire Bon-Jésus-du-Mont de Braga. Le bâtiment du 18e siècle de style baroque surplombe la ville.
«Tous les participants se montrent très curieux et intéressés par la découverte du patrimoine local», remarque Antoni. Des visites facilitées par une température encore clémente pour cette fin juillet.
L’attente de Lisbonne se fait tout de même dans une fébrilité certaine, assure le chargé de communication. «La ferveur prend de l’ampleur chaque jour, et nous attendons tous avec enthousiasme de prendre la route pour voir le pape.» (cath.ch/rz)
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Lisbonne 2023: un calculateur pour des JMJ décarbonées
Voyage en avion jusqu’au Portugal, régime alimentaire, mobilité, consommation d’eau, etc. autant d’occasions pour les jeunes pèlerins de laisser une empreinte carbone plus ou moins importante à l’occasion de ces JMJ 2023. Les organisateurs ont pensé à tout pour contrer le dioxyde avec la mise en place d’un calculateur de CO2 et des solutions pour en compenser les émissions.
Suite notamment à la publication de l’encyclique Laudato si’ en 2015, la prise de conscience de l'impact environnemental de la protection de la création, ainsi que la responsabilité personnelle de chaque geste quotidien, sont à la base d'un nouvel engagement des jeunes catholiques à travers le monde. Or plus de 300'000 inscrits vont arriver de 150 pays pour participer aux JMJ de Lisbonne, alors que des incendies embrasent la Grèce et que des records de chaleur absolus ont été battus début juillet.
En termes d’émission de CO2, on pense d’emblée à l’aller-retour en avion au Portugal qu’effectueront des milliers de jeunes venus du monde entier. Près de 6’000 jeunes pèlerins s'annoncent venant des États-Unis, 9’000 de Pologne et plus de 30’000 d'Italie. A titre indicatif, un aller-retour Athènes-Lisbonne en avion rejette 1,7 tonne de CO2 dans l'atmosphère.
L’idée est de compenser ces émissions de CO2 a rapidement fait son chemin parmi les organisateurs de lévénement. Encore faut-il les évaluer le plus précisément possible. Donc non seulement le voyage aller-retour au Portugal, mais aussi la mobilité durant la semaine, le régime alimentaire, la consommation d’eau, etc. pourront être analysés à travers les questionnaires d'un calculateur d’empreinte carbone (voir encadré). L'outil, présenté le 7 juillet dernier, a été mis au point par deux sociétés portugaises, l'une de gestion de déchets d'emballage et l'autre de gestion de déchets électrique et électroniques, pour les JMJ.
Possibilité de compensation de CO2
Pour se racheter, les pèlerins se verront proposer un éventail de possibilités, parmi lesquelles ne plus se rendre au travail en voiture pendant au moins deux ans (le temps est calculé sur une distance domicile-travail de 10 km). Les jeunes pourront aussi suivre un régime végétarien pendant au moins un an ou encore soutenir des programmes de restauration d'espaces verts en plantant des arbres.
Les conseils, presque des préceptes, sur la manière de compenser les émissions de dioxyde de carbone produites sont contenus dans l’application officielle des JMJ: «Lisboa 2023» (disponible pour Ios et Androïd).
Un groupe de jeunes Suisses a pris de l'avance en termes d'émission de CO2. Ils sont une quarantaine qui effectuent actuellement une partie du voyage à vélo. Ils ont quitté depuis Saint-Jacques de Compostelle le 26 juillet (plus de 500 km) pour être à Lisbonne le 1er août. Ils ont rallié Saint-Jacques en car depuis la Suisse.
Le pape François est attendu le 2 août, son premier voyage depuis sa récente hospitalisation. Entre-temps, il a publié une série de messages à l'intention du million de jeunes attendus. L'un des plus évocateurs fait référence à son engagement direct à rendre son environnement plus harmonieux et plus proche de la spiritualité. "Si vous laissez la grâce de Dieu agir en vous, si vous êtes généreux et persévérants dans votre engagement quotidien, vous ferez de ce monde un endroit meilleur pour tous". (cath.ch/bh)
Un calculateur de CO2
Cet outil couvre les activités menées par les pèlerins depuis leur point d'origine jusqu'au dernier jour du rassemblement de Lisbonne. Grâce à l'application officielle «Lisboa 2023», les jeunes pourront connaître leur empreinte estimée.
Pour calculer son empreinte carbone, chaque pèlerin devra répondre à des questionnaires. Le premier questionnaire sera composé de quatre critères: voyage, séjour, mobilité et ressources. Il sera demandé à chaque pèlerin d'où il vient et comment il a pu participer à ces JMJ. En ce qui concerne le séjour, les questions porteront sur le nombre de jours de participation aux JMJ, ainsi que sur la nourriture et l'hébergement. Le troisième indicateur concerne la manière dont le pèlerin se déplacera pendant la semaine de des JMJ. Au dernier paramètre, le kit alimentaire, le type de boissons consommées, le régime alimentaire de chacun, la durée et le type de bains/douche seront pris en compte dans le calcul.
Un deuxième questionnaire se concentre sur les actions du pèlerin pendant les JMJ de Lisbonne 2023 et les attitudes qu'il adoptera pour atténuer l'impact de ses actions. Dans cette partie, une échelle sera visible qui informera le pèlerin de la manière dont il peut réduire son empreinte carbone. Le calcul de l'empreinte carbone estimée du pèlerin sera effectué en fonction des jours du voyage.
L'application disposera également d'un manuel d'aide pour le calculateur d'empreinte carbone du pèlerin, qui expliquera comment le calcul est effectué, à quels questionnaires il faut répondre, comment le pèlerin peut réduire l'empreinte carbone et comment la partie personnelle de chacun apparaîtra. BH
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Marcello Bedeschi: "Karol Wojtyla nous parlait toujours des jeunes"
Marcello Bedeschi, responsable associatif italien, fut l’un des initiateurs des Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) dans les années 1980 avant de présider, de 1991 à 2021, la Fondation 'Jeunesse Église Espérance’, rebaptisée 'Fondation Jean-Paul II pour la Jeunesse’ après le décès du pontife polonais en 2005. Il revient pour I.Média sur les origines et l’évolution de ces rassemblements.
Près de 40 ans après leur lancement par Jean-Paul II, les JMJ demeurent l’un des événements les plus importants au niveau international, donnant à l’Église catholique une visibilité mondiale et médiatique inhabituelle. Les JMJ de Lisbonne, dont la phase diocésaine est actuellement en cours à travers toutes les régions du Portugal, verront confluer du 1er au 6 août 2023 des centaines de milliers de jeunes du monde entier dans la capitale portugaise, en présence du pape François. Une forte reprise après la pandémie de Covid-19.
Comment votre complicité avec Jean-Paul II a-t-elle contribué à la création des JMJ, en 1984-85?
Marcello Bedeschi: J’ai connu Karol Wojtyla dans les années 1960-70 quand il était encore archevêque de Cracovie, car il avait un lien particulier avec mon évêque à Ancône, Mgr Carlo Maccari, qui avait été son voisin de banc durant le Concile Vatican II. Dans leurs échanges téléphoniques, mais aussi lorsque mon évêque m’envoyait pour des missions en Pologne, j’ai toujours remarqué le grand intérêt de ce cardinal de Cracovie pour l’accompagnement des jeunes.
Il nous parlait toujours des jeunes, en remarquant leur enthousiasme, leur joie de se retrouver ensemble. Il a organisé en Pologne de nombreuses rencontres qui ont constitué en quelque sorte des prémices des JMJ. Cela représentait une vision de la catholicité comme une façon de se mettre en relation les uns avec les autres, comme des frères.
"Jean Paul II a organisé en Pologne de nombreuses rencontres qui ont constitué en quelque sorte des prémices des JMJ."
Quand il est devenu pape, il a cherché désespérément une occasion de concrétiser cette idée. Au terme de l’Année Sainte de la Rédemption de 1983-84 est née l’idée d’une rencontre de réflexion et de prière pour les jeunes à Rome, afin de leur permettre de rencontrer le Seigneur. C’est ainsi que j’ai fait partie d’un comité de quatre personnes pour organiser cette rencontre, en lien avec le conseil pontifical pour les Laïcs, alors présidé par le cardinal italien Opilio Rossi, bientôt remplacé par le cardinal Eduardo Pironio, qui allait jouer un rôle décisif pour le lancement des JMJ.
C’est donc sur la base de ce premier rassemblement que le concept des JMJ s’est progressivement structuré?
Cette première rencontre de 1984 a attiré des jeunes de 80 pays, ce qui fut une grande surprise. Jean-Paul II a ensuite saisi l’occasion de l’Année internationale de la Jeunesse proclamée par l’ONU pour lancer l’idée d’une autre rencontre, en 1985. Cette rencontre, toujours à Rome, a très bien fonctionné aussi. Cela a conduit Jean-Paul II à rédiger une Lettre formalisant l’idée des Journées mondiales de la Jeunesse, qui allaient alterner entre le niveau diocésain et une rencontre mondiale, organisée tous les deux ou trois ans.
La première JMJ diocésaine a donc eu lieu en 1986, puis fut organisée la première JMJ à l’étranger en 1987, à Buenos Aires. Jean-Paul II a suivi personnellement tout ce projet, y compris dans ses détails et ses symboles, comme celui de confier aux jeunes la croix des JMJ, afin de l’amener partout dans le monde. Cette démarche s’est concrétisée jusque dans des lieux impensables, y compris quand la croix a été portée clandestinement au-delà du Rideau de fer, dans des pays communistes. Je me souviens de ces voyages avec beaucoup d’intensité.
Comment s’est fait le choix des premières villes d’accueil?
De nombreuses Églises nationales ont voulu accueillir les JMJ. La nationalité argentine du cardinal Pironio a conduit à l’organisation de la JMJ de Buenos Aires, à laquelle a participé le Père Jorge Mario Bergoglio, comme simple prêtre jésuite. En 1989, les JMJ de Saint-Jacques de Compostelle ont permis de remettre en lumière la signification du pèlerinage, de la marche. De nombreux pèlerins de toutes les nations européennes ont convergé vers l’Espagne par les moyens les plus divers. Ce mouvement a contribué à populariser la marche comme un moyen de rencontrer Dieu.
Le pape voulait que ces rencontres aident les catholiques à réfléchir sur les questions les plus importantes liées à la foi chrétienne. Les JMJ ont aussi développé une dimension culturelle, avec des expositions organisées en collaboration avec les Musées du Vatican. Lors des JMJ de Cologne en 2005, l’exposition sur le Visage du Christ était comme une autre catéchèse en soi, en plus des enseignements proposés par les évêques.
"Les JMJ ont aussi développé une dimension culturelle, avec des expositions organisées en collaboration avec les Musées du Vatican."
Lors des JMJ de Rio, la rencontre du pape François avec des indigènes d’Amazonie venus le rencontrer à la nonciature apostolique a contribué au lancement de sa réflexion sur l’écologie qui l’a amené à la rédaction de l’encyclique Laudato si’ et au Synode sur l’Amazonie. La Fondation Jean-Paul II pour la Jeunesse s’est beaucoup investie en organisant des ateliers sur ces sujets lors des JMJ suivantes à Cracovie, à Panama et maintenant à Lisbonne.
Les Français gardent un souvenir fort des JMJ de Paris en 1997. Ce rassemblement a marqué une étape importante pour de nombreux catholiques, leur redonnant un élan alors qu’ils se sentent fragmentés et minoritaires au milieu d’une société sécularisée. Cette édition parisienne a-t-elle marqué un tournant dans l’histoire de ces rassemblements?
En effet, la revue de presse des JMJ de Paris, aussi bien dans les journaux catholiques que dans les journaux 'laïques’, montre que cet événement a été fondamental. Il a montré la capacité des jeunes à dialoguer, à se mobiliser ensemble pour faire vivre le message chrétien.
De nombreux souvenirs de Paris en 1997 restent gravés dans ma mémoire. Je me souviens par exemple qu’à l’Hôtel de Ville de Paris, nous avions organisé une exposition sur Jésus. Cela a suscité quelques contestations des militants de la laïcité mais ces œuvres ont rencontré un grand succès.
J’ai aussi été marqué par un incident lors de la célébration d’accueil au Champ de Mars, en face de la Tour Eiffel: Jean-Paul II s’est brûlé avec les accoudoirs de son fauteuil, en fer, qui étaient bouillants à cause de la chaleur et de l’absence d’ombre. Un militaire s’est alors empressé d’aller dans la caserne de l’École militaire, située juste derrière l’estrade, afin de fournir un autre fauteuil plus confortable pour le pape. Jean-Paul II avait été touché et amusé par cette attention, il m’en a souvent reparlé!
Les JMJ ont perduré après la mort de Jean-Paul II en 2005. Quel est votre regard sur la façon dont ses successeurs ont investi cet héritage?
Il est indiscutable que Jean-Paul II en a été le premier initiateur, mais il voulait aussi que le passage de témoins se fasse naturellement. L’idée a donc été reprise par Benoît XVI et par le pape François, qui ont des caractères très différents mais qui montrent une réelle continuité dans leur mode de présence lors des JMJ.
La relance des JMJ de Lisbonne après la pandémie de Covid-19 n’était pas une évidence, mais cela s’est remis en place progressivement. Pour l’Italie, on tablait sur 20’000 jeunes participants: nous en sommes à 65’000 inscrits. On observe le même phénomène dans toutes les nations européennes. Il y a donc un réel engouement!
"Il est indiscutable que Jean-Paul II en a été le premier initiateur [des JMJ], mais il voulait aussi que le passage de témoins se fasse naturellement."
L’une des choses qui me donne le plus d’émotion, ce sont les vocations qui naissent lors des JMJ: des vocations sacerdotales, religieuses, familiales, professionnelles… Pour de nombreux jeunes, y compris dans des moments de crise, les JMJ ont apporté un élan décisif pour leur vocation, leur orientation. C’est un aspect dont les prêtres et les responsables des mouvements catholiques doivent avoir conscience.
Les deux entités ont élaboré ce document, qui donne au pèlerin le pouvoir d'apprendre et de réduire l'impact de ses actions, afin de contribuer à la sensibilisation à l'environnement et à l'adoption de pratiques plus durables. Le manuel sera également disponible sur les sites web des entités, de sorte que la mitigation de l'impact ne s'arrête pas après les JMJ de Lisbonne 2023.
L'un des principaux objectifs des JMJ Lisbonne 2023 est que la rencontre devienne une référence en matière d'engagement pour le développement durable et qu'elle laisse un héritage positif durable sur le territoire. Le calculateur de carbone répond à cette préoccupation, également basée sur le pilier de l'encyclique Laudato si' du pape François, qui appelle à prendre soin de la maison commune. (cath.ch/imedia/cv/bh)
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JMJ : les Suisses fêtent leur pays à Lisbonne
Au jour d’ouverture des JMJ de Lisbonne, le 1er août 2023, les jeunes catholiques suisses sur place ont célébré la fête nationale. Ils ont également assisté, dans la soirée, à la messe d’ouverture de l’événement mondial.
Raphaël Zbinden, envoyé spécial a Lisbonne
Le car affrété par l’agence Ad Gentes peine à trouver le stade de football communal qui doit accueillir la fête suisse, dans les étroites rues vallonées de Lisbonne. Présent dans le véhicule, l’abbé Christophe Godel, de Neuchâtel, vient à la rescousse du chauffeur, équipé de son GPS. Peu de temps plus tard, le bus arrive en vue d’une petite place en revêtement synthétique où quelques drapeaux suisses flottent déjà.
A mesure que les participants arrivent, toute la place se pare du rouge et du blanc national. Un tableau émaillé de nombreux étendards cantonaux. La prépondérance des drapeaux de cantons romands reflète que la francophonie est majoritaire dans l’assemblée festive.
La chaleur déjà intense en cette fin de matinée n’empêche pas une intense ferveur. Dès les premières notes de Gerusalema ou de la Macarena, les chorégraphies s’enchaînent. Après la musique enregistrée, l’orchestre, avec notamment l’abbé valaisan Pierre-Yves Pralong à la guitare, entame quelques «tubes» des JMJ.
Arrivée cycliste en fanfare
L’ambiance se fait ensuite plus recueillie, alors qu’arrive le moment des allocutions et des témoignages. Des jeunes des trois régions linguistiques viennent parler de leurs expériences aux JMJ.
La prise de parole de la représentante alémanique, Madeleine, est cependant brusquement interrompue par une annonce tonitruante et fébrile: «Les cyclistes arrivent». Et une grande partie des célébrants de sortir en hâte de l’enceinte du stade pour vivre en direct l’événement. Ce ne sont autres que les participants au «pélé-vélo» qui arrivent pile à l’heure pour se joindre à la fête. Emmenés par l’abbé Simon Roduit, ils ont parcouru plus de 538 km, de Saint-Jacques de Compostelle à Lisbonne sur deux roues. L’excitation est digne de l’arrivée du Tour de France. Les valeureux cyclistes sont accueillis comme des héros et les amis un temps séparés se prennent avec joie dans les bras. L’aventure s’est, de manière générale, très bien passée.
Etre sûr de l’amour de Dieu
Les retrouvailles achevées, tout le monde se réunit à nouveau derrière les grillages pour écouter les autres intervenants. Parmi eux, Mgr Pierre Bürcher, évêque émérite de Reykjavik (Islande). «Ici, à Lisbonne, vous êtes la Suisse jeune et belle. Bravo!», déclare notamment le prélat valaisan. Il confirme à l’assistance que les JMJ sont l’endroit idéal pour aider un jeune à trouver sa mission dans le monde et dans l’Eglise. Comment? «En y rencontrant le Christ dans les autres». «Le chemin n’est pas facile, mais ne vous découragez jamais! N’oubliez pas que vous êtes aimés par Dieu à la folie», conclut Mgr Bürcher.
Une fois les discours terminés, un temps de prière et de musique est encore proposé et les participants se répartissent dans la ville pour la pause de midi.
L’occasion de recueillir les impressions de l’abbé Godel sur le grand raout. «La grâce des JMJ, c’est la possibilité pour les jeunes de se rendre compte que le Christ agit dans le cœur de personnes très différentes, venant d’autres pays, d’autres continents, ayant d’autres vocations, avec des charismes qui leur correspondent. » Pour l’abbé, les expériences acquises durant le rassemblement peuvent aussi inspirer la pastorale locale. « Il y a trois jeunes agents pastoraux de La Chaux-de-Fonds, ici. Je suis persuadé qu’ils en tireront un surcroît de créativité dans leur travail, pour encore mieux savoir comment impliquer les personnes, et en particulier les jeunes, dans l’Eglise ».
Mer de jeunes
Dans la journée, le journaliste de cath.ch se dirige avec un groupe de Valaisans vers le Parc Eduardo VII où va se dérouler la messe d’ouverture de la rencontre mondiale. A mesure que la soirée avance des marées de jeunes arborant leurs drapeaux nationaux convergent vers le site. Les différentes nationalités fraternisent lors de rencontres spontanées. «Suiza», hurlent enthousiastes des Colombiens en rencontrant un groupe de Suisses. La ferveur monte graduellement dans le parc, au rythme des groupes de rock dont la prestation est diffusée sur grand écran.
La célébration, présidée par Mgr Manuel do Nascimento Clemente, patriarche de Lisbonne, commence alors que le soleil se couche sur la ville sur une mer de centaines de milliers de fidèles. Les cantiques remplacent alors les guitares électriques.
La messe terminée les participants des JMJ se répartissent avec chants et cris de joie mais dans le calme pour investir les restaurants de la capitale, alors que la météo tourne à l’orage. Le coup d’envoi et donné et les jeunes attendent maintenant le pape François, qui arrive le 2 août. (cath.ch/rz)
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JMJ: mise à jour sur l’écologie intégrale
Aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne, les jeunes Romands ont participé, dans la matinée du 2 août 2023, à une catéchèse «Rise Up» sur l’écologie intégrale du pape François. Le lien nécessaire entre respect de la Création, des autres et de soi-même a été spécialement relevé.
Raphaël Zbinden, envoyé spécial de cath.ch à Lisbonne
«Tout est lié». La maxime de l'encyclique du pape François Laudato si’ (2015) a résonné à Colares, le village de la banlieue de Lisbonne qui accueille les 'jmjistes’ romands. Dans le stade de football local, alors que la brise marine rafraîchit encore l’atmosphère, le thème de l’écologie intégrale a été développé par plusieurs intervenants. Parmi eux, deux évêques français: Mgr Benoît Rivière, évêque d’Autun, et Mgr Philippe Marset, évêque auxiliaire de Paris.
Comme l’a expliqué Paul Salles, animateur de l’événement, il s’est agi de décrypter les grands axes de l’encyclique, qui avait créé la sensation lors de sa sortie. «Rise Up» est le nouveau modèle de catéchèse pour les JMJ. Le concept invite les jeunes à réfléchir sur les thèmes majeurs lancés dans le pontificat de François: l'écologie intégrale, l'amitié sociale et la miséricorde.
«Cette catéchèse était surtout pour moi un rappel, car je suis très au courant de ce thème. J’ai entre autres participé à un spectacle sur Laudato si’. Mais j’ai aimé l’insistance mise sur le fait que...
Une encyclique à la fois «triste et joyeuse»
Face à environ 200 jeunes Suissesses et Suisses auxquels se sont mêlés des Françaises et Français, la première «catéchète» n’a cependant pas été un prélat, mais une 'jmjiste’: Louisa Schouwey, 24 ans, étudiante à l’université. Elle a rappelé les conclusions d’un travail de recherches réalisé au collège sur les enjeux de Laudato Si’. La Fribourgeoise a rappelé les grands principes de l’encyclique. Notamment le fait qu’il s’agit d’un texte vraiment radical, qui s’adresse à tous les habitants de la terre, qu’ils soient croyants ou non.
«C’est bien que l’on nous ait rappelé que nous avons le pouvoir de faire quelque chose pour la Création. Qu’il faut se lancer, faire le premier pas, et qu’après, Dieu nous aidera." Danu, Genève.
Louisa Schouwey a rappelé que le pape François ne s'est pas cantonné à l’écologie, mais qu’il s’est engagé aussi sur la question sociale. Le pontife conditionne ainsi la sauvegarde de la Maison commune à la solidarité. Un élan qui doit cependant être soutenu par des valeurs, notamment le sens du partage. Il en ressort, selon l’étudiante, une encyclique «à la fois triste et joyeuse». Triste, parce qu’elle fait un constat sans concession de l’état de notre planète, mais joyeuse parce qu’elle porte l’espoir d’une possible conversion de l’humanité.
La confiance de Marie
La catéchèse a également mis en avant une petite équipe de jeunes Valaisans. Inspirés par Laudato si’, ils ont pris l’initiative de transformer un terrain à l’abandon au-dessus de Salins en «éco-lieu». Sur le site destiné à valoriser la biodiversité, les jeunes catholiques pratiquent notamment la permaculture. Ils ont relayé l’appel du pape aux jeunes de «sortir de leur canapé» et d’agir concrètement dans le monde.
Leur intervention a été suivie par deux minutes de silence permettant de méditer sur le passage de la Bible relatant la visite de Marie à Elisabeth, un épisode «emblématique» des JMJ de Lisbonne. Les participants se sont ensuite mis par petits groupes pour échanger leurs points de vue. «Marie y va sans réfléchir. Il est important de faire confiance à Dieu», lance un jeune garçon. «Oui, c’est comme aux JMJ, au début on est pas sûrs d’y aller, et finalement on se laisse guider et on découvre après tout ce que ça nous a apporté.»
«Je ne connaissais pas du tout l’écologie intégrale, donc j’ai appris beaucoup de choses. Cela m’a vraiment intéressée, ça m’a fait réfléchir aux petites choses que je peux faire à mon niveau, comme m...
Nourrir la vie spirituelle
Mgr Rivière a, suite à cela, décrypté la thématique de la matinée. Evoquant la beauté des montagnes suisses, il a remarqué que la fonte des glaciers était la preuve du réchauffement climatique. «Ceux qui disent que cela n’existe pas sont des imbéciles», a martelé le prélat français. Il a rappelé lui aussi la corrélation entre écologie et foi, assurant que la première se nourrissait de la seconde. «L’écologie intégrale du pape François cherche principalement à nous faire sentir coresponsables de la Maison commune». L’évêque d’Autun a précisé que la sobriété heureuse prônée par le pontife n’était aucunement une apologie de la misère. Cette dernière «doit absolument être combattue, car elle empêche l’homme de vivre dans la dignité qui lui est propre.»
Le «Rise Up» s’est conclu par une messe présidée par Mgr Marset. L’évêque auxiliaire de Paris a notamment rappelé l’importance de la vie spirituelle. Cette dernière, à l’instar du souci pour la Création, ne doit pas être tenue pour acquise et toujours être nourrie, a exhorté l’évêque. «Certes tout nous est donné par Dieu, mais tout est fragile». (cath.ch/rz)
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JMJ: la fraternité expérimentée
Dans la matinée du 3 août 2023, les jeunes Romands aux JMJ de Lisbonne ont vécu leur seconde catéchèse, cette fois sur le thème de la fraternité, au coeur de l’encyclique du pape François Fratelli tutti (2020).
Comment vivre une véritable fraternité? Telle a été l’une des principales questions souelvées lors de la seconde catéchèse “Rise Up” vécue par les jmjistes à Colares, le village d’accueil des jeunes Romands, près de la capitale portugaise. Deux évêques canadiens ont apporté leur sagesse à cette édition, Mgr Yvan Mathieu, évêque d’Ottawa-Cornwall (Ontario), et Mgr Pierre Goudreault, évêque de Sainte-Anne-de-la-Pocatière (Québec).
La fraternité en action
Des exemples de fraternité mise en oeuvre en Suisse romande ont tout d’abord été présentés. Camille, responsable jeunesse au sein de l’association Verso l’Alto, à Sion, est venue expliquer le sens de son engagement. Dans ce café, des personnes en situation de précarité peuvent venir prendre pour une somme symbolique un repas chaud. Mais il s'agit principalement un lieu de vie, de rencontre et d’écoute.
Toujours en Valais, Gauthier est venu présenter la démarche Christmas box. L’idée consiste à remplir une boîte en carton de denrées alimentaires non périssables pour une ou deux personnes, voire une famille, avant de l’emballer avec du papier cadeau. Les deux bénévoles ont témoigné de la dimension extrêmement enrichissante de leur activité, en contact avec des personnes démunies.
Les noces de Dieu et de l’humanité
La parole d’Evangile à méditer portait cette fois sur les Noces de Cana, lors desquelles Jésus transforme l’eau en vin. Mgr Mathieu a rappelé le symbolisme de ce passage, qui renvoie à la fois au mariage de Dieu et de l’humanité, ainsi qu'à l'image du vin, qui permet d’entrer dans la joie de la noce. Le prélat canadien a souligné que dans cet épisode de la Bible, Marie vit dans l’attention à l’autre, notamment en faisant remarquer que le vin est épuisé. Elle se fait proche aussi des serviteurs, alors qu’elle ne les connaît probablement pas. Cela renvoie à l’un des enseignements de Fratelli tutti, où le pape François enjoint l’Eglise à s’offrir comme une grande famille dans laquelle tous sont égaux.
La messe qui a conclu la catéchèse a été présidée par l’autre évêque invité, Mgr Goudreault. Il a repris l’une des interrogations surgies lors des débats: comment vivre la fraternité avec les personnes qui ne croient pas en Dieu? “L’essentiel est de lancer des filets. Ensuite, Dieu séparera au Jugement dernier les bons des méchants”, a relevé le prélat québécois.
La fraternité sur deux roues
Les participants du «pélé-vélo» étaient également présents lors de la catéchèse. Ils ont donné à cath.ch quelques échos de leur périple. «Tout s’est très bien passé, il y avait une très bonne ambiance», relate le chanoine Simon Roduit, l’un des organisateurs de la démarche. Alors que la plupart des cyclistes sont partis de Saint-Jacques de Compostelle, au nord-ouest de l’Espagne, François est parti depuis Fully, en Valais. "Voyager ainsi a été la meilleure façon de former une ambiance et une solidarité dans le groupe», assure le Valaisan.
Tous les participants sont arrivés à bon port, même si quelques «bobos» ont été signalés. Notamment pour Armand qui porte encore un bandage à son bras droit. Le jeune homme s’est fendu le radius en chutant et a dû terminer le voyage dans l’équipe cuisine. Une blessure mineure qu’il raconte avec le sourire et qui ne l’empêche pas de lever les bras pour célébrer le Seigneur lors de la catéchèse.
Mais les jeunes du “pélé-vélo” sont ravis de leur aventure. “Cela nous a soudés comme nous ne l’aurions pas été si nous étions arrivés avec un autre moyen de transport”, assure Arnaud. “C’était quand-même une épreuve, et il y a eu beaucoup d’entraide, pour attendre ceux qui étaient derrière, prendre une partie de leurs affaires...”. “Nous avons finalement expérimenté de la meilleure façon la fraternité, le thème que l’on explore ce matin”, renchérit Dimitri, jeune cycliste de 17 ans.(cath.ch/rz)
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JMJ: «Tu n’es pas un numéro, mais un visage», lance le pape
Le pape François a plaidé avec force et véhémence pour une Église ouverte «à tous», lors de la cérémonie d’accueil que lui ont réservé 500'000 jeunes du monde entier à Lisbonne, le 3 août 2023. Ce rendez-vous au parc “Eduardo VII” au nord de la capitale portugaise, représentait la première grande rencontre des Journées mondiales de la jeunesse, qui sera suivie de plusieurs autres événements jusqu’à la messe conclusive le 6 août.
Attendu de pied ferme par une foule chauffée à blanc, le pape est arrivé aux alentours en fin d’après-midi en papamobile sur le terrain de 25 hectares recouvert d’une marée humaine. Pendant le moment de prière festive, ponctué de chorégraphies, le pape a prononcé un discours en espagnol, depuis l’immense podium de la rencontre recouvert d’un revêtement bleu. Un océan de drapeaux, 500'000 jeunes de plus de 200 pays venus avec un enthousiasme infatigable, un pape souriant au milieu de la foule dans sa papamobile… C’était le coup d’envoi des grandes rencontres entre le pape François et la jeunesse du monde.
«Vous n’êtes pas ici par hasard», a lancé le pape aux centaines de milliers de jeunes qui ont convergé vers Lisbonne ces derniers jours. Pour le pontife de 86 ans, le «point de départ» des JMJ réside dans le fait que «nous sommes aimés tels que nous sommes» par Dieu. Pour lui, a-t-il martelé aux participants, déclenchant des salves d’applaudissements, «tu n’es pas un numéro […] mais un visage».
Improvisant largement son discours, le pape a redit à maintes reprises que Dieu « nous aime comme nous sommes, sans maquillage, […] avec nos problèmes, nos limites, notre joie débordante, notre volonté d’être meilleur». «Dieu nous aime comme nous sommes, pas comme nous voudrions être, et pas comme la société voudrait que nous soyons», a-t-il encore glissé.
Longuement, le pape a assuré à la foule bigarrée, qui agitait des drapeaux aux couleurs de toute la surface du globe, qu’il y avait «de la place pour tout le monde dans l’Église», y compris pour celui qui se sent «un pauvre type». Déclenchant des ovations à répétition, il a engagé les jeunes « allergiques aux mensonges et aux paroles creuses » à répéter chacun dans sa langue: «Tous! Tous!».
Les illusions du virtuel
Le pape a aussi mis en garde les jeunes générations contre les «illusions du virtuel», où rôdent des «loups» qui «se cachent derrière des sourires de fausse bonté, qui disent savoir qui tu es mais ne t’aiment pas, insinuent qu’ils croient en toi et te promettent que tu deviendras quelqu’un, pour ensuite te laisser seul quand tu ne les intéresses plus». L’évêque de Rome a dénoncé au passage les «algorithmes » qui calculent l’«utilité» des utilisateurs d’internet «pour les études de marché.»
Dans cette ligne, le chef de l’Église catholique a exhorté les jeunes générations à ne pas se laisser «tromper» par des réalités qui «promettent le bonheur» et se révèlent ensuite « des choses vaines et superflues […] qui nous laissent vides à l’intérieur». «Jésus n’est pas comme cela», a-t-il assuré. Jésus «a confiance en toi», pour lui «chacun de nous compte, chacun de nous est important».
Le pape a aussi encouragé les jeunes à ne pas se lasser de «poser des questions», une attitude qui permet de ne pas s’enfoncer dans «l’habitude» ou la «normalité plate qui anesthésie l’âme». Au terme de son discours, il a engagé les participants des cinq continents à «transmettre le message d’amour» de Dieu. «N’ayez pas peur, […] nous avons un bouclier, Dieu nous protège», a-t-il harangué.
Pèlerins du monde entier
Âgé de 35 ans, Basil est venu d’Irak comme volontaire, avec quelque 120 pèlerins de son pays. «Nous avons eu des problèmes pour obtenir des visas, tout le monde n’a pas ou en obtenir mais nous sommes si heureux d’être là», confie-t-il à I.MEDIA. «Nous espérons recevoir une parole pour nous donner du courage pour la situation difficile de notre pays, et pour nous rendre plus forts, pour suivre Jésus», ajoute l’Irakien, dont le pape a visité le pays en mars 2021.
Derrière une barrière de sécurité, Maria affiche un sourire réjoui avec sa délégation de 65 personnes qui a fait le trajet depuis Goa en Inde. « Nous voulions voir le pape, mais nous voulions aussi voir des personnes du monde entier se rassembler pour célébrer le Christ. Nous sommes habitués au mélange de culture mais ici c’est le niveau supérieur! », lance la jeune fille de 25 ans dans un anglais parfait.
L’Italienne Caterina, 17 ans, est à la veille de ses 18 ans. Elle est venue avec 12 compagnons de Florence, de la communauté salésienne, et ne tarit pas d’éloges sur la figure du pape latino-américain. «Le pape François est une personne très ouverte mentalement, très proche de la jeunesse, il nous apprécie tous, même ceux qui ont des pensées différentes», souligne-t-elle avec conviction tandis que les chants rythmés s’enchaînent dans les hauts-parleurs.
Non loin, Anthony est très amusé de constater que de nombreuses personnes s’arrêtent devant son grand drapeau du Cambodge, orné d’un temple. Il est venu avec un groupe de 45 personnes, de 18 à 35 ans, qui participent tous à leurs «premières JMJ». Car nombreux sont ceux, sur les pelouses inclinées du parc, à compter «leurs JMJ», certains ayant participé à celles du Panama, de Pologne, ou encore du Brésil.
Yann, 30 ans, a pris l’avion depuis le Burkina Faso. Ils sont une soixantaine sous son drapeau. «Ça fait plaisir, on rencontre beaucoup de communautés et on se rend compte que la communauté catholique n’est pas seulement dynamique en Afrique mais aussi en Europe, en Asie, en Amérique. Ça fait chaud au cœur», s’exclame-t-il.
« Je me sens à ma place »
Même constat pour la Française Alexiane, 23 ans, accompagnée d’un groupe du diocèse de Nîmes. «Je voulais participer aux JMJ parce que je viens d’un petit village où il n’y a pas beaucoup de jeunes et j’arrivais dans un moment dans ma foi où j’avais besoin de vivre quelque chose de fort avec d’autres jeunes, de ne pas me sentir seule dans ma foi», confie-t-elle.
À Lisbonne, poursuit la jeune fille, «je me sens à ma place, et ça me donne envie de m’inscrire sur un groupe de jeunes pros, l’année prochaine, d’aller plus loin et pas juste rentrer chez moi et recommencer comme avant. Je veux continuer à partager ma foi avec d’autres».
Tous ces visages enthousiastes ont accueilli avec énergie le pape, qui a sillonné le parc portugais, avant de participer à une célébration depuis le podium géant faits d’imbrications de segments aux allures modernes, et recouvert d’un revêtement intégralement bleu. Sous les yeux du successeur de Pierre, ont défilé des drapeaux de tous les pays, Japon, Colombie, Mexique, Argentine, Brésil, Guatemala, États-Unis, Mongolie, Panama, Philippines, Canada, Italie, Chine… reflets de la diversité de cette rencontre, l’une des plus importantes de l’Église catholique. (cath.ch/imedia/ak/mp)
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JMJ: A Lisbonne, une Afrique en liesse et en prière autour du pape
Malgré les difficultés administratives et les restrictions de visas, toutes les délégations africaines sont arrivées à Lisbonne pour les JMJ. Visites, prières, conférences, catéchèses et messes, les jeunes du continent africain profitent de chaque instant. Pour ceux qui n’ont pas pu faire le déplacement, les réseaux sociaux prennent le relais.
Max Savi Carmel, à Lisbonne pour cath.ch
Avec dix personnes arrivées à Lisbonne depuis le 29 juillet pour les Journées Mondiales de la Jeunesse, JMJ, "le Bénin a opté pour la politique de nos moyens", explique l’abbé Jonathan Capo-Chichi, aumônier national des jeunes, à Cath.ch. Le Togo voisin se frotte les mains avec ses 30 participants. Fait rarissime, ils ont tous décroché leurs visas et sont arrivés à Lisbonne après une semaine de pré-JMJ à Evora, au centre du Portugal.
De son côté, la République démocratique du Congo (RDC) s’associe à la fête, même si seulement 50 de ses 500 inscrits sont à Lisbonne. "Nous sommes heureux d’être là, peu importe le nombre", concède le Père Zéphyrin Ligopi. Quant à Eliza, 24 ans, elle pense déjà aux prochaines JMJ. "Je n’en manquerai plus une!" promet la fidèle de la Paroisse St Martin de Batouri au Cameroun, arrivée au dernier moment, le 02 août.
Ce qui n’est pas le cas de l’abbé Victor. L’aumônier des jeunes du diocèse de Batouri était prêt pour Lisbonne avant de devoir renoncer. Et pour cause, sur les 132 inscrits du pays, seuls 14 visas ont été accordés. Mais malgré tout, l’Afrique est, comme tous les autres continents présents, à la fête. Des pages Facebook, des groupes WhatsApp, des lives Tiktok, les délégations ici s’organisent pour faire vivre l’événement aux jeunes restés sur place.
Facebook pour les jeunes restés au pays
Christian Barrigah ne se donne aucun répit. Le journaliste togolais de Radio Maria fait des allers retours entre Aruda et le centre de Lisbonne, "une vingtaine de kilomètres tout au plus en bus", constate-t-il. Au-delà des directs qu’il multiplie pour la radio catholique au Togo, il alimente de nombreuses pages Facebook. Dès le lendemain de l’arrivée du pape, et pour trois jours, il fait des directs depuis le Portugal au Togo avec la Coordination des jeunes de l’archidiocèse. Réunis au Bas-Fonds St Joseph à Lomé, des centaines de jeunes suivent ainsi les activités en temps réel depuis la capitale portugaise.
"Une expérience qui fut une réussite lors de l’édition de Panama", rappelle Christian Barrigah. A l’époque, le Togo n’avait pas pu envoyer de délégués. Les Togolais ont passé une semaine de pré-JMJ à Evora où l’archidiocèse se dit "heureux de les avoir accueillis". Pour Edmond Ayétan, "le séjour à Evora fut enrichissant", il précise y "avoir côtoyé d’autres jeunes". Un avis partagé par Olivier Kossivi Agassa, 39 ans, un autre Togolais, satisfait de "l’ambiance fraternelle et fervente". C’est d’ailleurs lui qui a tenu le drapeau du Togo pendant la cérémonie d’ouverture des JMJ à Lisbonne.
Ferveur et émotions à Lisbonne
Mercredi 2 août, 10h. Des milliers de jeunes se bousculent autour de la base militaire de l’aéroport de Figo Maduro. Ernest Souley s’impatiente, depuis 6h du matin. "Je dois voir le pape de près et c’est la seule occasion", indique ce fidèle du Niger. Le 26 juillet, un coup d’État militaire intervenu dans son pays a imposé la fermeture de l’aéroport de Niamey. "L’esprit saint m’a soufflé de partir le 25 juillet", explique ce professeur de philosophie. A peine sorti de l’avion, le pape se rend au palais présidentiel où l’attend le chef de l’État portugais. En face du palais, un drapeau éthiopien dans la main, Abeo Alemayehu est retenu par une barrière policière. Le jeune orthodoxe de 28 ans n’a pas réussi à accéder à la place Afonso de Albuquerque en face de laquelle Marcelo Rebelo de Sousa accueille le pape. "Le plus important est d’être là, de représenter l’Ethiopie", se console-t-il.
Pendant ce temps, au centre de Lisbonne, la délégation camerounaise suit une catéchèse. "Nous avons recherché et trouvé une catéchèse en français", précise l’abbé Clément Mevo. L’aumônier général de l’apostolat des laïcs du Cameroun déplore que "des refus de visas aient exclu tous les jeunes et laïcs", lui imposant "une délégation constituée uniquement de prêtres et d’une religieuse".
En fin de journée, à la paroisse St Louis-des-Français au cœur de Lisbonne, un groupe d’Ivoiriens, de Camerounais, de Burkinabé, de Nigériens et de Gabonais se fond dans une foule de jeunes venus de la région parisienne pour prier "pour le pape". Une prière suivie dans d’un pique-nique la cour paroissiale. La soirée finira avec un commentaire du thème des JMJ. Venu de Yamoussoukro (centre de la Côte d’Ivoire), Guillaume, 26 ans, leur fera fredonner, en honneur de la Vierge Marie, une chanson en baoulé, sa langue natale.
Autour de Marie
Les trois jours de catéchèse, animés pour la première fois dans l’histoire des JMJ par les évêques de la RDC, ont tourné autour du thème: «Marie se leva, et s'en alla en hâte». "Un grand honneur qui ne se refuse point", a soufflé le cardinal Fridolin Ambongo à cath.ch. L’archevêque de Kinshasa préside le dernier jour de catéchèse. Avant même d’arriver à Lisbonne, "les délégués du Burkina-Faso-Niger ont débattu du thème lors des préparatifs", rappelle l’Abbé Valery qui conduit la délégation commune aux deux pays sahéliens. Pour lui, ce thème est aussi un appel à aller vers les autres, "comme le fit Marie qui rendit visite à sa cousine Elisabeth".
Sr Anne-Marie, unique femme de la délégation camerounaise et porteuse du drapeau à la cérémonie d’ouverture, interprète le thème comme "une exhortation à vivre pleinement l’Evangile du Christ, dans l’obéissance comme Marie". Quant au Togolais Koffi Fabrice Kakli, qui a participé à des rencontres sur le thème, "ces JMJ doivent renforcer" sa foi. La dévotion mariale est très présente en Afrique. Membre de la Légion de Marie à Abidjan, Anicet a été "particulièrement touché par le thème". Selon lui, "Marie est la meilleure voie vers le Christ". Abeo Alemayehu a, quant à lui, retrouvé, à cette occasion, "le bonheur du rosaire". Au retour à Addis-Abeba, "je reprendrai le chapelet quotidien que j’ai abandonné depuis cinq ans", promet-il.
L’après JMJ déjà dans les esprits
L’abbé Jonathan Cakpo-Chichi liste une série de questions auxquelles devrait répondre chaque délégué à son retour au pays. "Qu’a-t-il reçu lors des JMJ? Qu’est-ce qui a changé dans sa vie? Quel message a-t-il pour les autres jeunes qui ne sont pas arrivés à Lisbonne?". Idem pour l’abbé Valery qui veut pousser les "jeunes du Burkina Faso et du Niger à impacter la vie de leur paroisse" car pour lui, "ils sont des relais de témoignages". Du côté de la délégation camerounaise, l’abbé Clément Mevo qui la conduit organisera, au retour, un "séminaire pour les 26 aumôniers de tous les diocèses du pays" afin de "perpétuer l’expérience et les messages des JMJ".
Koffi Fabrice Kakli a fait une promesse à la Mère de Jésus, "partager la ferveur de Lisbonne sur la paroisse Christ-Roi d’Adétikope", banlieue de Lomé où il réside. Une certitude partagée par la plupart des jeunes Africains, "il y aura un après-Lisbonne".
Ce jeudi, au Parc «Eduardo VII» où se tient la cérémonie d’accueil du pape, des jeunes nigérians et kenyans qui viennent de se rencontrer échangent des numéros WhatsApp. Objectif: "faire la fête dimanche après le départ de François". Car si les JMJ prennent fin samedi, beaucoup de jeunes entendent bien rester un ou deux jours de plus à Lisbonne. En fête. (cath.ch/msc/bh)
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JMJ: les Romands veulent garder le feu allumé
Les 5 et 6 août 2023, plus de 500 Romands présents aux Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) de Lisbonne se sont enflammés pour le pape François, à l’occasion de la veillée finale et de la messe. Ils ont reçu nombre d’injonctions à nourrir, après leur retour, le feu allumé lors de ce pèlerinage.
Raphaël Zbinden, envoyé spécial de cath.ch à Lisbonne
«C’est un devoir chrétien de faire chanter les peuples devant Dieu», déclare dans son homélie Mgr Alain de Raemy, évêque auxiliaire de Lausanne, Genève et Fribourg (LGF), lors d’une messe, le matin du samedi 5 août, à Colares. Le village des environs de Lisbonne a hébergé les plus de 500 Romands ayant participé à ces JMJ. Celui qui est également évêque des jeunes a assuré qu’il était tout à fait possible d’aimer sa patrie en même temps que toute l’humanité. Les JMJ le démontrent d’ailleurs. «Les drapeaux qui flottent ici ne sont pas discriminatoires», a relevé l’actuel administrateur apostolique du diocèse de Lugano.
Mgr de Raemy exhorte toutefois les jeunes en partance pour l’événement final de la rencontre mondiale, à «maintenir l’élan» à leur retour chez eux. La messe terminée, de nombreux jeunes vont vers l’évêque pour lui poser des questions, parfois d’ordre théologique. «Les jeunes veulent en savoir plus sur Dieu, explique le prélat fribourgeois à cath.ch. Dès qu’on leur donne l’occasion de s’exprimer, les questions fusent».
Du soleil dans le ciel et dans les cœurs
Après cette préparation spirituelle, cath.ch et les jeunes Romands convergent vers le Parque Tejo, à l’est de Lisbonne, où se déroule la phase finale des JMJ. De longues colonnes humaines colorées munies de nombreux étendards investissent pacifiquement peu à peu l’immense zone de gazon surplombée par l’imposant pont Vasco de Gama. Désillusion et inquiétude se lisent sur les visages alors que le groupe avec lequel voyage cath.ch ne peut pas entrer dans le secteur qui lui est assigné, celui-ci étant déjà au maximum de ses capacités. Sous un soleil de plomb, l’on en vient à déplorer les quelques défauts d’organisation observés du côté portugais. Il fait 37° ce jour-là à Lisbonne. «C’est rageant, mais c’est toujours comme ça aux JMJ", relativise l’abbé valaisan Pierre-Yves Pralong, rencontré sur les lieux.
La situation se débloque finalement et le groupe trouve péniblement quelques petits carrés d’herbe libre parmi la mer de matelas de sol et de sacs de couchage. C’est que plus 1,5 million de jeunes sont venus au Parque Tejo rencontrer le pape.
Des conditions quelque peu spartiates qui ne découragent pas les jeunes, dont beaucoup dansent déjà à l’arrivée du groupe. Même les plus jeunes prennent la chose positivement. C’est le cas de Sophie, 17 ans, qui vient de Fribourg. «C’est la première fois que je suis loin de la maison, sans mes parents, mais heureusement, j’ai mon grand frère avec moi.» Même si la perspective des JMJ l’a un peu stressée, elle assure que «c’est super sympa, et le fait que je me sois fait beaucoup d’amis aide à passer les moments un peu difficiles».
Les quelques personnes plus âgées qui ont fait le déplacement ne se formalisent pas non plus. C’est notamment le cas de l’abbé Bernard Schubiger, de Fribourg. A 66 ans, il ne raterait une édition des JMJ pour rien au monde. «Les conditions difficiles, ce n’est pas un problème, de côtoyer toute cette jeunesse, ça nous rend jeunes», assure-t-il.
Un magnifique coucher de soleil sur l’estuaire du Tage, ainsi que l’arrivée du bateau chargé du logo-monument des JMJ fait passer le temps avant l’arrivée du pape.
Relever ceux qui tombent
Mais l’excitation augmente à mesure des annonces de sa progression à travers Lisbonne, relayée par les grands écrans aux quatre coins du parc. Puis c’est l’exultation, lorsque le pontife entre dans le périmètre du Parque Tejo, les jeunes s’époumonent et se précipitent pour avoir une chance de l’apercevoir. Après quelques spectacles de chants et de danse, le pape salue les jeunes avec un bref discours. «Celui qui reste à terre est parti à la retraite, a éteint l’espérance», a notamment mis en garde le pontife. Il a appelé à relever les personnes tombées.
Après que le pape a pris congé de la foule jusqu’au lendemain, l’ambiance tourne définitivement à la fête. Si certains vont discuter et danser, d’autres, fatigués, décident de se coucher. Pas si facile lorsque la musique résonne dans les hauts-parleurs jusqu’à une heure du matin. La nuit est ainsi courte, puisque dès 7 heure, de la musique techno réveille les endormis. Malgré leurs petites mines, les jeunes se lèvent rapidement, avec beaucoup d’entrain. Ils s’égayent notamment au son d’un DJ particulier, muni d’un col romain, qui met une ambiance de folie dans tout le parc. La nuit courte et agitée n’a pas agi sur le moral des Romands, qui attendent impatiemment le pape. «J’ai bien dormi, assure ainsi Matthias, un Jurassien de 17 ans. C’est quand même mieux d’avoir du soleil que de la pluie.» Le pèlerin de Porrentruy pense que les JMJ sont utiles pour montrer notamment «qu’il n’y a pas que des personnes âgées dans l’Eglise. C’est incroyable de voir tous ces jeunes réunis au nom de Dieu.»
Ne pas se cacher d’être chrétiens
A mesure que l’heure de la messe se rapproche, l’ambiance se fait plus recueillie. Tous se lèvent lorsque le pape apparaît à l’écran. Il captive vite l’attention avec son homélie en espagnol. Certains jeunes Romands parlant cette langue font la traduction simultanée à leurs camarades. D’autres écoutent la version française sur un canal de la radio. La foule exulte à nouveau à l'annonce des prochaines éditions des JMJ: à Rome en 2025 et à Séoul en 2027. La célébration terminée, le million et demi de jeunes prodiguent une ovation titanesque au Saint-Père. Des Romands agitent encore longtemps après des drapeaux cantonaux et déploient un immense drapeau suisse.
Mais assez rapidement, le temps vient de prendre les transports pour rentrer, et les foules convergent vers les sorties. Le temps tout de même de débriefer sur ces JMJ et sur la messe. «Après les abus, les scandales en tout genre, l’Eglise a besoin d’événements tels que les JMJ pour se renouveler, retrouver un souffle», assure ainsi Bernard Schubiger. «En tant que prêtre, je peux témoigner de l’immense soif qu’ont les jeunes, non seulement de connaître Jésus, mais aussi de vivre son enseignement au quotidien. Ils peuvent certes trouver réponses et encouragements aux JMJ, mais ensuite, il s’agit de transposer cet élan dans les pastorales locales».
Anna, une Fribourgeoise de 24 ans a été très émue par l’homélie du pape. «Les messages qu’il a transmis étaient à la fois simples, accessibles aux jeunes et très beaux, très profonds. Ils nous a fait nous sentir à la fois portés par l’Église et porteurs de celle-ci. Il a notamment répété à de nombreuses reprises 'N’ayez pas peur'. Je pense que c’est un appel à ne pas nous cacher d’être chrétiens, à assumer notre foi et les valeurs qui vont avec. Mgr de Raemy l’a bien expliqué lors de la messe de samedi matin, lorsque l’on parle avec quelqu’un qui ne s’intéresse pas à la foi ou même la rejette, il faut se dire qu’on a peut-être malgré tout semé quelque chose en lui… Je crois que ces JMJ m’ont encouragée à aller dans cette direction». (cath.ch/rz)
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