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  • Zachée descend de l'arbre

    Blog Zachée descend de l'arbre

    Homélie du 31e dimanche C (Lc 19, 1 -10) Zachée. Ce nom est connu pour ceux de ma génération. Depuis l’utilisation du crayon de couleur au cours de catéchisme, combien de fois n’avons-nous pas colorié son visage?

    Dans notre évangile, «Jésus traversais la ville de Jéricho…»C’est une ville étonnante que cette ville de Jéricho. Elle est la plus basse de la terre: 250 mètre en dessous du niveau de la mer. Elle est une des villes les plus anciennes du monde: peut-être plus de 8000 ans!Dans cette ville si basse de Jéricho, il est un homme plus bas encore que les autres, Zachée, le chef des collecteurs d’impôts, le chef des publicains. Il est bas, d’abord parce qu’il est de petite taille. Il est bas ensuite parce que c’est un avare et un filou: il vole avec ruse, il collabore avec l’occupant romain, il taxe injustement quand il collecte les impôts. Pour le dire tout simplement, Zachée c’est un pourri et un salaud de la pire espèce, un homme odieux et détesté.Jésus se trouve donc en ville, avec une foule d’admirateur autour de lui… Et Zachée, par curiosité, « cherchait à voir qui était Jésus ». Comme il est trop petit pour voir quelque chose, il doit se montrer astucieux et grimpe sur un arbre. La scène a quelque chose à la fois de cocasse et de bon enfant. Imaginez cet homme adulte perché maladroitement sur un arbre. Et voilà que l'extraordinaire va se produire. «Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l’interpella…». Entendez comme c’est beau! C’est Jésus qui lève les yeux pour regarder «ce petit homme qui s’est élevé». Jésus «lève les yeux» un peu comme le cultivateur pour cueillir un fruit mûr… et Jésus entame ainsi le dialogue : «Zachée descends vite».Nous pourrions rajouter avec un peu d’imagination, pour finir la phrase: «Zachée descends vite, car le Dieu que tu as trahi et que pourtant tu cherches dans ton cœur, ce Dieu n’est pas dans les hauteurs: au contraire, il est descendu jusqu’à toi, il se tient même un peu en dessous de toi. Et il vient jusqu’à toi pour mendier ton hospitalité: aujourd’hui il faut que j’aille demeurer chez toi».Entendez le contraste saisissant. Zachée pensait chercher Jésus, alors que c’était Jésus qui cherchait Zachée! Et de même pour nous, combien de fois pensons-nous chercher Dieu, alors que c'est Dieux qui, le premier, nous cherche depuis si longtemps. Oui Dieu nous cherche avec patience.Combien de fois, imaginons-nous, à tort, devoir nous élever pour le trouver, pour le voir? Combien de fois pensons-nous qu’il nous faudrait faire de grandes choses pour être remarqués, alors que lui au contraire s’abaisse pour nous rejoindre exactement là où nous sommes.Ainsi, entendez la Bonne Nouvelle! Pour trouver Jésus, nous n’avons pas besoin de monter, de nous élever, de grimper aux arbres, pas besoin non plus de nous faire plus grand que nous sommes, au contraire, pour trouver Jésus, il faut descendre, descendre encore… descendre tout en bas, jusqu’à à la case «humilité»: «Zachée, descend vite : aujourd’hui il faut que je demeure chez toi».Dans la ville la plus basse, Jésus voulait manger chez l'homme le plus petit, le plus misérable. Parce que le «le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu». Et Zachée descendit rapidement, et il reçut Jésus avec Joie, nous dit l’évangile. Qu’elle est belle la joie! Elle est toujours le signe de la rencontre authentique avec Jésus. Elle est signe de Dieu. Pour un chrétien, il n'y a pas de vraie joie sans Dieu.

    «La joie résulte du repos de l'âme dans un bien aimé et ardemment désiré.».Pour le dire autrement, la joie est une motion de l’âme quand elle est unie à Dieu. Rappelez-vous les pèlerins d’Emmaüs, les bergers à Bethléem ou encore Marie à l’annonciation. Oui la joie est toujours le signe de Dieu présent parmi nous. De même celui qui accueille Dieu dans sa vie, celui-là connaît la vraie joie.Revenons à Zachée et posons une question difficile. Un homme misérable, un vaurien comme Zachée peut-il se convertir? A l’époque on pensait que non. Les hommes comme Zachée avait commis trop de torts pour pouvoir réparer leurs fautes.

    De même aujourd’hui, il en est toujours pour penser d’eux-mêmes qu’ils ont fait trop de mal pour se confesser.Eh bien, la réponse pour un chrétien est oui! Même un affreux vilain comme Zachée peut se convertir. Car il n’est jamais trop tard! Se convertir ne signifie pas changer de vie de manière volontariste, mais, au contraire, se convertir signifie se laisser trouver par Jésus, qui désire être l’hôte intime de nos cœurs. Dans l'évangile, c’est exactement ce qui se produit, Zachée va se convertir, non pas à la force du poignet, mais parce qu’il a fait l’expérience intime et personnel de l’amour de Dieu.Bouleversé par la générosité de Jésus à son égard, il veut être généreux à son tour, il veut donner plus que ce qu’il a volé. La joie qu’il a ressentie en accueillant Jésus chez lui, il veut que d’autres la ressente à leur tour. Ainsi, renonce-t-il à ses richesses. A une partie, pas à tout!(La nuance est importante: Ce n’est jamais la richesse en soit que Jésus condamne sans appel, mais l’utilisation injuste de cette richesse. Ainsi la bonne nouvelle, c’est que le salut existe aussi pour les riches ! Zachée en est la preuve. Dieu peut accomplir le miracle de convertir et sauver un riche sans nécessairement le réduire à l’état de pauvreté. N’en déplaise à Karl Marx…)En définitive, qui est cet homme qui a pouvoir de remettre les péchés?

    Pourquoi a-t-il autorité pour remettre les péchés?

    Parce qu'il est celui qui va les porter jusqu'à la croix.Merci Seigneur pour la qualité de ton regard:

    Tu es si tendre, tellement délicat et si plein d’espérance

    quand tu nous envisages.

    Merci Seigneur, parce que “Tu fermes les yeux sur nos péchés

    pour que nous nous convertissions

    et que nous puissions croire vraiment en toi” (1ère lect.).

    Aujourd’hui Seigneur, comme Zachée, nous voulons te recevoir avec joie,

    à table, à la table eucharistique où tu te donnes réellement.

    Amen.

    Père Jérôme Jean

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