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  • mises bout à bout les situations d’impuissance face à des choix technologiques imposés par des tiers prennent l’allure d’une vague – d’un tsunami
    mises bout à bout les situations d’impuissance face à des choix technologiques imposés par des tiers prennent l’allure d’une vague – d’un tsunami - Pixabay

    Blog Cette vague qui nous (em)porte

    Jusqu’à la semaine dernière, tout ronronnait dans mon petit univers informatique: les services et paquets de programmes de base répondaient présent, les connexions internet également, de même que mes quelques connexions aux réseaux sociaux. Or, il y a peu, je dois reprendre la gestion du compte bancaire d’une association. Les démarches habituelles liées aux formalités de e-banking échouent sur un constat que le robot de service me communique sans ambages. Il dit en substance que mon ordinateur est trop ancien pour que la banque en question accepte de me connecter. Au bout de longues minutes d’attente, un employé de la banque confirme au téléphone le verdict: si je veux accéder au compte en question, il faut que je change d’ordinateur. Le passage à la caisse et le calvaire des configurations et des transferts des données est ainsi programmé pour meubler les soirées d’automne.

    Cette anecdote appelle trois commentaires. Le premier porte sur les vecteurs insidieux d’exclusion à l’époque des réseaux. Celle-ci-passe par le culte des standards – celui qui n’a pas les moyens économiques intellectuels ou physiologiques est purement et simplement laissé de côté. De cette manière, les fournisseurs de services à distance se simplifient la vie, même s’ils perdent quelques clients potentiels, par ailleurs peu intéressants. L’économie qu’ils réalisent en simplifiant la gestion technique à l’interne est – selon toute vraisemblance – supérieure au chiffre d’affaires sacrifié. De leurs points de vue, la logique économique est imparable.

    "Celui qui n’a pas les moyens économiques intellectuels ou physiologiques est purement et simplement laissé de côté."

    Seulement voilà, deuxième commentaire, ce faisant le fournisseur discrimine et sélectionne sa clientèle, voire lui impose des dépenses et des efforts «d’adaptation». Le bénéfice de l’un est ainsi un coût pour l’autre. En effet, il s’agit d’une perte sèche pour le client, qui à l’instar de l’anecdote, doit en urgence changer d’équipement ou se mettre à la page des nouvelles procédures. Il s’agit d’un seuil caché à l’entrée, mais qui va évoluer au gré de l’adaptation des standards. Une dynamique s’enclenche ainsi. Une nouvelle variante d’obsolescence est imposée.

    Aussi longtemps que de telles pratiques restent isolées, il est aisé de contourner l’obstacle. Le problème devient sérieux, quand chaque fournisseur de services en ligne y va de sa propre spécification technologique – ce qui semble devenir la règle – alors le changement de fournisseur devient dissuasif parce qu’il se double de coûts cachés. Cette évolution restreint donc potentiellement le jeu de la concurrence en rendant les consommateurs plus captifs.

    Finalement, le dernier commentaire pose la question de la légitimité de cette évolution. En effet, mises bout à bout les situations d’impuissance face à des choix technologiques imposés par des tiers prennent l’allure d’une vague – d’un tsunami - d’innovation technologique qui s’impose comme un fait naturel alors qu’il s’agit à la base de choix humains. Cette vague aujourd’hui se transforme en système dont la complexité – et les risques de panne - augmentent de manière exponentielle. Cette évolution ouvre peut-être de nouvelles potentialités en matière d’efficacité, mais elle impose en même temps de manière sournoise de profondes adaptations aussi bien anthropologiques qu’institutionnelles.

    Quelle femme, quel homme politique a aujourd’hui la présence d’esprit et le courage nécessaires pour interroger la légitimité de cette évolution, pour en analyser les tenants et les aboutissants, pour faire l’inventaire des impacts sur la vie des personnes, des institutions et des entreprises. Et, finalement, pour poser la question «qui bono?» et pour envisager, le cas échéant, les mécanismes à mettre sur pied pour assurer une gouvernance au profit de tous.

    En effet, comme le rappelle Laudato si’, l’humanité ne devrait pas s’abandonner sans autre forme de procédé au «paradigme technocratique», potentiellement porteur d’exploitation et d’exclusion.

    Paul Dembinski

    16 novembre 2022

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moi, je les connais,
et elles me suivent.

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