Nous avons deux grandes fêtes : Noël et Pâques.
Noël c’est encore assez facile à comprendre.
Pâques, il faut le reconnaître, c’est beaucoup plus difficile.La naissance fait partie d’un domaine d’expérience connu.
Et l’espoir et la joie sont naturellement liés à cette réalité première.Au contraire la Résurrection se trouve en dehors de notre champ d’expérience :
nous ne connaissons, par expérience que la vie, qui s’achève par la mort.Et voici que l’on nous annonce qu’il est un mort qui s’est relevé !
Un homme qui est ressuscité. Un mort qui est vivant !Avouons qu’il y a de quoi être perplexe devant cette étrange Résurrection.
D’ailleurs, même si nous croyons qu'il advint effectivement comme il est écrit,
qu’a donc à nous apprendre le miracle d’un cadavre revenu à la vie ?Toute la question est là.
QU’EST CE QUE ÇA CHANGE QUE JESUS SOIT RESSUSCITE OU NON.Pour les hommes de l’antiquité le monde des morts était comparable à une prison. Car d’expérience celui qui meurt ne revenait pas.
Il était comme enfermé dans le séjour des morts. Une prison dont on ne revenait pas.On imaginait les morts enfermés dans une sombre prison souterraine,
obscure, sans issue, sans lumière, sans espoir de retour.Mais avec le temps, de plus en plus s’est imposée l’idée
que si tous les chemins de vie mènent à cette prison sans retour,
alors la vie elle-même… est une prison.Pour le dire autrement, si la mort est irréversible,
alors notre vie est l’antichambre de cette maison mortuaire.
En effet, si la mort a le dernier mot,
notre vie est-elle autre chose que la salle d’attente du néant ?SI LE CHRIST N’EST PAS RESSUSCITE,
IL N’Y A EN EFFET RIEN D’AUTRE A DIRE QUE CELA.Et très certainement que le désespoir contemporain est dû, en grande partie,
au fait que notre monde refuse de fonder son espoir en Jésus-Christ.Noël fonde en partie seulement notre espérance.
Noël, c’est Dieu qui vient jusqu’à nous.
Noël, c’est la Vie jusqu’à nous. C’est Dieu qui descend.
Noël, c’est une porte d’entrée pour Dieu jusqu’à nous.Mais nous n’avons pas assez d’une seule porte d’entrée.
Il nous faut encore une porte de sortie.Et cette porte ne peut s’ouvrir que, si et seulement si,
la mort n’est pas une prison sans retour.Alors voici le message de Pâques :
IL Y A NON SEULEMENT UNE PORTE D’ENTREE,
MAIS IL Y A AUSSI UNE PORTE DE SORTIE.La mort n’est pas une maison sans issue,
ce n’est pas un pays dont on ne revient pas.Vous entendez bien : tout est transformé.
La vie n’est plus la salle d’attente du néant, mais le début de l’éternité.
La vie n’est pas un camp de concentration universelle, mais le jardin fleuri de l’espoir. La vie n’est pas vaine de sens.Au contraire, la vie a un sens !!!Parce que désormais la porte est ouverte.
Et cette porte à un nom…ET CE NOM EST JESUS-CHRIST.
ET PAR CE NOM, LA VIE TRIOMPHE DE LA MORT.
PAR CE NOM, LA VIE A UN SENS.Merci Seigneur pour ta Résurrection.
Tu as vaincu la mort.
Désormais nous pouvons prendre part à ta victoire.Tu nous ouvres un passage vers la vraie vie, celle dont on ne meurt plus.
Désormais notre vie a un sens, une direction : elle mène jusqu’à Toi.AmenPère Jérôme Jean