Pour le document de cette semaine, nous allons nous frotter à des questions dérangeantes posées par l'éthique du vivant:
Mais, en préambule, rappelons un verset, bien connu, qui sort tout droit de l'Evangile de Jean (Jn 15:13) : Nul n'a plus grand amour que celui-ci : donner sa vie pour ses amis.
C'est bien entendu terriblement exigeant! Mais, inversons la problématique : qu'en est-il quand on reçoit la vie, ce afin d'en sauver une autre, déjà existante? La question est passablement tordue mais c'est bien celle posée par les "bébés médicaments". Un terme qui fera légitimement frisonner, tant cela réduit la personne à l'état d'objet ou de simple utilité génétique. D'ailleurs, cette expression n'est pas utilisée dans le monde anglophone qui emploie le bien plus positif "Savior Sibling", que l'on peut traduire littéralement en "le membre de la fratrie qui sauve". L'expression technique utilisée en français est un peu différente : "Bébé du double espoir". Voir ici une mise au point de la part d'une commision d'éthique française, suite à la naissance d'un enfant de ce type (de nombreux articles ont paru à ce sujet). Et une autre mise au point dans la Revue médicale Suisse. En outre, il faut bien préciser que chez nous, le diagnostic préimplantatoire est toujours interdit. Le diocèse de Bâle s'est également prononcé à ce sujet.
Ce "zoom" étant effectué, retournons vers le document que nous souhaitons présenter cette semaine. Il s'agit du film "Ma vie pour la tienne", sorti sur les écrans en 2009, qui illustre justement le sujet de l'enfant créé afin d'en sauver un autre. En voici le synopsis :
Sara et Brian apprennent que leur fille Kate, 2 ans, est atteinte de leucémie. Avec l’aide médicale de spécialistes de la procréation et de la compatibilité génétique, ils décident de concevoir un aut...
(le résumé ci-dessus est repris à partir de l'excellent site http://www.cinefeuilles.ch/qui contient une foule de critiques de films bien pensées).
Le film ne prend pas parti pour ou contre cette nouvelle possibilité médicale, mais permet d'y réfléchir, notamment par rapport à l'impact psychologique potentiel qu'une telle naissance pourrait susciter.
Nul doute que cette question de la sélection des embryons, qui commence seulement à être entamée maintenant sera reprise et amplifiée à l'avenir! En attendant, afin de nourrir votre réflexion à ce sujet, vous pouvez obtenir ce film, au CIDOC bien entendu, ou dans l'un des centres de documentation chrétien suivant :
• Au Centre oecuménique de documentation à Peseux & à La Chaux-de-Fonds
• Au Service de documentation du Service de catéchèse à Fribourg
• Au CREDOC, à Tramelan
• Au Centre oecuménique de catéchèse, à Genève
Chacun de ces centres de documentation vous répondra bien entendu avec plaisir!Robin Masur, Chef de service du CIDOCCIDOC - Centre pour l’information et la documentation chrétiennes
Boulevard de Grancy 29
1006 Lausanne
Tél 021 614 03 00
info@cidoc.ch (pour les demandes documentaires)