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  • Toussaint 2012

    Blog Toussaint 2012

    La grande fête de tous les saints met devant nos yeux la foule immense de tous les amis de Dieu: les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les lieux. Les hommes et les femmes qui ont choisi librement de vivre le commandement de Dieu : amour du Dieu et amour du prochain. Cette grande famille des enfants de Dieu rassemblés et unis dans la maison du Père! Oui, c’est un spectacle grandiose que nous contemplons le beau jour de la Toussaint!En regardant et admirant toutes ces vies exemplaires, nous avons l’occasion de prendre courage dans notre propre route à la suite de Jésus.Cela peut nous surprendre, mais nous aussi nous sommes en route vers le Royaume de Dieu! Nous sommes en route vers tous ces saints que nous contemplons aujourd’hui. Fondamentalement, et c’est là le sens de notre vie, nous sommes faits pour aller au bout de cette route, pour aller reposer auprès de Dieu, avec tous les saints. Nous sommes faits pour voir Dieu et pour être réunis avec tous ceux que nous avons aimés et qui nous ont précédés.Pour le redire simplement, c’est cela notre Ciel, être unis à Dieu et être unis à ceux que nous avons aimés!Personnellement, je suis convaincu (et cela est surtout la foi de l’Eglise) qu’il y a dans le Ciel, une place, un siège à table, qui porte le nom de chacun de nous. Cela veut dire que chacun est attendu, invité. Mais cela veut dire aussi que chacun est libre de répondre ou non à cette invitation!Dans le projet de Dieu, nous sommes tous faits pour vivre éternellement auprès de Celui qui est la source de la Vie. Entendez bien! Il n’est pas des âmes faites pour le Ciel et d’autres pour les ténèbres. Non! La voie commune, la voie ordinaire, c’est la voie de la sainteté! Nous sommes tous faits pour être des saintes et des saints. Le Concile Vatican II le répétait il y a 50 ans.Et que veut dire être saint, très concrètement? «…pour y parvenir, il n'était pas nécessaire de faire des œuvres éclatantes mais de se cacher et de pratiquer la vertu en sorte que la main gauche ignore ce que fait la droite...».La sainteté, pour le dire autrement, c’est simplement faire de petites choses, les choses que personne ne veut faire et de les faire avec Amour, avec fidélité, les faire pour l’amour de Dieu et l’amour du prochain. Il ne s’agit surtout pas de faire de grandes choses, mais d’être fidèle dans les petites. Au fond, ce qui vraiment est difficile, plus qu’un coup d’éclat brillant, c'est la fidélité dans les petites choses de la vie ordinaire…Dans le fond, la sainteté, c’est œuvrer au bonheur de ceux qui nous entourent et y fonder notre joie; non pas la recherche de notre bonheur, mais celui des autres.

    Car comme le disait sainte Catherine de Sienne «l’expérience m’a montré que je suis triste quand je pense à moi».Nous avons tous fait cette expérience. Quoi de plus heureux que de penser et de vouloir le bien de ceux qui nous entourent?

    Entendez comme c’est beau! La sainteté est réellement quelque chose à portée de tous! Non pas pour une élite, mais pour chacun. Une vocation commune.J’aimerai ajouter un élément intéressant. Les saints sont toujours jeunes dans leur message. Leurs œuvres sont toujours d’actualité. Deux exemples récents et fameux. Jean d’Avila et Hildegarde von Bingen. Tous deux déclarés docteurs de l’Eglise par Benoît XVI. Vous savez la différence entre un saint et un docteur de l’Eglise? Le saint est exemplaire par sa vie, le docteur l’est par son enseignement, sa doctrine. Ainsi Jean d’Avila, prêtre espagnol du XVIe siècle, écrivit un catéchisme en vers pour les enfants, dans le but de pouvoir l’apprendre plus facilement et pouvoir le chanter. Très astucieux!Et Hildegarde, moniale du XIe siècle très érudite et savante, montra l’unité de l’âme et du corps, la beauté et la bonté de la création par ses connaissances en musique, médecine et en alimentation.Enfin je ne résiste pas à vous parler de ma sainte préférée, Thérèse de Lisieux. Deux brèves histoires: la corbeille et le verre d’eau.Un jour, la sœur de Thérèse, Léonie, pensant qu'elle était trop grande pour jouer à la poupée vint trouver ses sœurs avec une corbeille remplie de robes et de jolis morceaux destinés à en faire d'autres; sur le dessus était couchée une poupée."Tenez mes petites sœurs, nous dit-elle, choisissez, je vous donne tout cela." Céline avança la main et prit un petit paquet de ganses (ruban d’ornement) qui lui plaisait. Après un moment de réflexion Thérèse avança la main à son tour en disant: "JE CHOISIS TOUT!" et je pris la corbeille sans autre cérémonie.Ce petit trait de l’enfance de Thérèse est le résumé de toute sa vie. Thérèse a tout pris, tout choisi ce que Dieu lui a proposé. Elle n’a pas recherché le confort ou le plaisir mais la volonté de Dieu. Elle a compris que pour devenir une sainte il fallait rechercher toujours le plus parfait, s'oublier soi-même et parfois aller jusqu’à souffrir.Thérèse a compris qu’il y avait des degrés dans la perfection et que chaque âme était libre de répondre aux avances de Notre-Seigneur, de faire peu ou beaucoup pour Lui, en un mot que chaque âme était libre de choisir entre les sacrifices qu'Il demande. Alors comme aux jours de sa petite enfance, Thérèse s’est écriée avec audace: "MON DIEU, JE CHOISIS TOUT".Thérèse ne veux pas être une sainte à moitié, cela ne lui fait pas peur de souffrir pour Dieu, elle ne craint qu'une chose c'est de garder sa volonté, alors elle dit à Dieu: "prenez-la, car "Je choisis tout" ce que vous voulez!..."Et voici maintenant l’histoire du verre d’eau. Thérèse avait peur qu’au Ciel tous ne soient pas heureux. Parce que Dieu ne donnera pas une gloire égale à tous ses élus.«alors Pauline me dit d'aller chercher le grand "verre à Papa" et de le mettre à côté de mon tout petit dé, puis de les remplir d'eau, ensuite elle me demanda lequel était le plus plein. Je lui dis qu'ils étaient aussi pleins l'un que l'autre et qu'il était impossible de mettre plus d'eau qu'ils n'en pouvaient contenir. Ma Mère chérie me fit alors comprendre qu'au Ciel le Bon Dieu donnerait à ses élus autant de gloire qu'ils en pourraient porter et qu'ainsi le dernier n'aurait rien à envier au premier».Comme c’est beau! Le bonheur, ce n’est pas une égalité stricte, mais c’est d’être parfaitement comblés tels que nous sommes. Il ne s’agit pas d’avoir un grand verre ou un petit, mais d’avoir un verre rempli. Comme cela est rassurant. Plus besoin de se jalouser. Au contraire, nous pouvons nous réjouir de ce que les autres ont reçu. Cela ne nous enlève rien.Au Ciel nous resterons différents les uns des autres. Mais chacun sera parfaitement comblé et se réjouira du bonheur des autres.Que c’est beau le ciel. Qu’ils sont beaux tous ces saint. Il nous faut aviver notre désir. St Bernard écrivait: «Pour ma part, je l'avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir». Et plus loin, parlant de la gloire des saints: «Cette gloire, il nous faut la convoiter d'une absolue et ferme ambition. Et vraiment, pour qu'il nous soit permis de l'espérer, et d'aspirer à un tel bonheur, il nous faut rechercher aussi, avec le plus grand soin, l'aide et la prière des saints, afin que leur intercession nous obtienne ce qui demeure hors de nos propres possibilités».Il y a toutes les sortes de saints, des grands, bien connus, mais aussi des petits, peu ou pas connus. Nous les fêtons tout particulièrement aujourd’hui. A leur suite et à leur exemple, recherchons donc la face de notre Seigneur.Prions à l’école des saints. Le monde a besoin de notre prière.Prions pour le salut du monde.Prions pour que nous devenions des saints et des saintes selon le cœur de Dieu.Prions pour que nous ayons la force d’aimer notre Dieu, par tous les temps, dans la joie comme dans la peine.Prions pour que nous ayons la persévérance d’annoncer Celui qui est notre Joie: Dieu fait homme, Jésus-Christ, notre Seigneur.Amen.Père Jérôme Jean

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moi, je les connais,
et elles me suivent.

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