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  • A notre époque, chercher sans cesse des renouveaux dans la rencontre féconde
    A notre époque, chercher sans cesse des renouveaux dans la rencontre féconde - Arthur Poulin/Unsplash

    Blog Osons rêver!

    Par les temps qui courent - les nôtres, maintenant -, les polarisations s’accentuent dans les champs de la culture, de la politique et de l’écologie. La tentation des extrêmes gagne du terrain. Certains extrémismes - théoriques et pratiques - empêchent les dialogues et minent les consensus. Dans les pires des cas, on s’invective au lieu de se parler, à moins de se réfugier dans l’indifférence froide qui annonce la glaciation de la convivialité humaine en ce monde.

    Les religions elles-mêmes ne résistent pas toujours à cette séduction des antipodes idéologiques. Les tendances - progressiste et conservatrice - peuvent devenir des prés carrés plus ou moins barricadés. Elles se cloîtrent derrière leurs certitudes infaillibles au lieu de s’écouter réciproquement pour chercher à se comprendre, dans le respect des personnes et la fraternelle confrontation des idées.

    On imagine facilement la difficulté de la tâche pour celles et ceux - nos autorités d’abord - qui ont reçu la mission de conduire les peuples par les voies démocratiques vers les avancées de la civilisation. On ne peut que regretter aussi, jusque dans notre Eglise, combien de telles polarisations risquent d’enfanter les pseudo-solutions de l’inertie. Pour éviter les questions qui fâchent, pour esquiver les affrontements, pour maintenir un semblant d’unité, on finit par préférer le confort du statu quo. Que rien ne bouge, et l’on croira sauvegarder une certaine paix par la somnolence de l’inaction.

    "Le pire serait que nos mauvaises bagarres idéologiques conduisent l’Eglise dans les impasses de l’immobilisme"

    Or l’Evangile, sans nous offrir des recettes toutes faites, nous invite plutôt à chercher sans cesse des renouveaux dans la rencontre féconde entre des fidélités fondamentales et des adaptations prudentes, quoique nécessaires. On peut appeler cela «la réforme», celle dont le concile Vatican II dit que l’Eglise a besoin en permanence comme institution humaine. (Décret sur l’œcuménisme no 6). Pas pour brader l’Evangile en le dissolvant dans les airs du temps, mais pour lui permettre de mieux soulever la pâte humaine telle qu’elle est en notre temps, avec les énergies de l’Esprit qui souffle où il veut, y compris sur les chemins inédits de notre modernité. Les sujets brûlants ne manquent pas, dans les Eglises et dans la société.

    Le pire serait que nos mauvaises bagarres idéologiques conduisent l’Eglise dans les impasses de l’immobilisme, dont on peut craindre qu’il soit déjà en marche, et qu’on n’arrive plus à l’arrêter!

    Une espérance cependant. Il y a ce dernier livre du pape François intitulé Un temps pour changer – Viens, parlons, osons rêver… Editions Flammarion 2020.

    Oui, continuons d’oser. D’oser rêver! Ainsi soit-il!

    Claude Ducarroz

    12 mai 2021

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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