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  • "Nos braves aux bras noueux guerroyaient surtout et avant tout pour gagner de l’argent" (Bataille de Marignan, peinture du xvie siècle attribuée au Maître à la Ratière)

    Blog Marignan

    Deux défaites militaires aux conséquences incalculables auront marqué notre mémoire en cette année 2015. Waterloo, 1815, sur laquelle méditent nos voisins français et Marignan, 1515, qui mit un terme à l’expansionnisme des Helvètes vers les douces rives du Lac Majeur. Sans pour autant calmer leur appétit. Faute de pouvoir conquérir le Milanais, nos confédérés se rabattront deux décennies plus tard sur les terres savoyardes. Ce qui vaut au rédacteur de ce blog son passeport rouge à la croix fédérale. Passeport conféré en quelque sorte à ex-colonisé, mais qu’il ne dédaigne pas pour autant.Mais revenons à Marignan. Notre musée national sis à Zurich lui consacre une exposition temporaire digne d’intérêt et surtout de réflexion. Je connaissais déjà la célèbre toile de Ferdinand Hodler où le peintre bernois représente non sans noblesse la retraite peu glorieuse de ces héros éclopés. Ils traînaient la jambe, c‘est certain. Mais avec dignité. Je me suis à la fois réjoui et ému en revisitant ce chef d’oeuvre, point d’orgue de cette exposition.Voici donc cinq siècles, nos braves aux bras noueux ne se battaient plus pour leur liberté. Même pas pour jouir de quelques mètres carrés supplémentaires sur les plages tessinoises. Ils s’étaient déjà amplement servis. Mais ils guerroyaient surtout et avant tout pour gagner de l’argent. De l’or, de préférence. Peut-être en avaient-ils alors trop peu? Peut-être aussi avaient-ils succombé à la séduction de ces métaux précieux, comme l’on devient de nos jours accrocs à la marijuana? Bref, ils étaient mercenaires.Un prêtre de Zurich avait accompagné ses belliqueux et avides paroissiens dans ce carnage qui en deux jours laissa sur le terrain des milliers de cadavres. Il rentra chez lui dégoûté par ce spectacle. Ulrich Zwingli - c’était lui! - eut alors le courage chrétien de rappeler à ses compatriotes leur sobriété ancestrale et les exhorta à ne pas céder à la démesure ni à l’appât du gain. Il est bon de se souvenir qu’un demi siècle plus tôt l’ermite du Ranft leur avait tenu le même langage. Mais rien n’y fit; le vers était dans le fruit. Le réformateur protestant pas plus que le saint catholique ne se fit entendre et comprendre. Quelques mois plus tard, en 1516 déjà, oubliant leur défaite et le carnage, les Suisses signaient avec leur vainqueur français une «paix perpétuelle» qui leur assurait dans l’armée fleurdelisée des grades avantageusement rétribués. Cette alliance lucrative se termina par un autre bain de sang. Cela se passa à Paris, aux Tuileries, le 10 août 1792.Et voilà! Je me souviens de feu mon professeur d’histoire de collège - cela remonte à fort longtemps - zélé patriote qui voulait disculper devant ses élèves ses peu vertueux ancêtres. Il nous racontait à ce propos cette bonne (?) blague, avec un sourire béat qui illuminait tout son visage. Je vous la livre telle que me la restituent mes neurones fatigués. Un jour donc, un officier du roi de France accoste un mercenaire suisse au service de la même Majesté: «Nous Français, nous nous battons pour l’honneur, mais vous autres Susses, vous vous battez pour l’argent!». Réplique de l’Helvète: «On se bat toujours pour ce qu’on n’a pas!». A vérifier sérieusement le bien fondé et l’actualité de cette répartie. Quelques gènes marignanais survivraient-ils dans notre héritage collectif ? Je ne répondrai pas à votre place.

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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