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  • Le coronavirus a brusquement changé la vie quotidienne de millions de personnes
    Le coronavirus a brusquement changé la vie quotidienne de millions de personnes - Dimitri Karastelev sur Unsplash

    Blog L’invraisemblable – une piqûre de rappel du virus

    Les dernières semaines nous proposent une visite surprise de l’envers du décor de notre organisation socio-économique. L’irruption bien médiatisée d’un virus jusque là inconnu désorganise et pousse nos sociétés au bord de la crise de nerfs.

    Et pourtant tout ronronnait si bien, la mobilité des biens

    et des personnes est tellement inscrite dans la matrice de notre fonctionnement

    qu’on finit par oublier le temps et l’énergie (perdues) que ce mode

    d’organisation de l’espace dévore. Bien que chacun en fasse l’expérience

    quotidienne, le sujet en tant que tel était le grand absent du débat politique.

    On oppose au temps "volé ou sacrifié" par les transports - qui

    échappe aux comptabilités économiques - les gains d’efficacité bel et bien

    quantifiées.

    Le virus, en nous forçant à un certain ralentissement,

    montre aussi à quel point l’efficacité poussée à l’extrême devient elle-même

    vulnérable. La mise en place de la mécanique qui génère l’efficacité, repose

    sur des hypothèses (souvent implicites) sur le comportement du milieu ambiant

    dans lequel cette mécanique est installée et sur des ressources sur lesquelles

    elle pourra s’appuyer.

    La grande stabilité systémique dont le monde occidental a pu

    bénéficier en dépit de quelques soubresauts locaux à l’instar de la crise

    financière de 2007/08, a chassé de notre imaginaire l’idée même de secousses

    plus profondes. L’efficacité a été calibrée en fonction d’une gamme de risques

    que nous avons internalisée. Or, qui dit risque dit probabilité. Sans le savoir,

    bercés par la performance, nous avons intégré les probabilités et les niveaux

    correspondants de pannes, de retards et de délais possibles, sur lesquels nous

    avons calé – toujours inconsciemment – nos attentes. Au niveau des

    institutions, notamment de santé publique, et des entreprises, le processus

    d’identification de risques est plus élaboré et structuré. Mais à la base de

    chacune de ces démarches, il y a l’idée du vraisemblable. Par ce tour de

    passe-passe, l’incertitude – qui inclut aussi l’invraisemblable – devient

    risque, elle se laisse domestiquer.

    "Toutes les mesures qui augmenteraient la résistance au moment critique mais invraisemblable, vont à l’encontre de l’efficacité immédiate"

    Comme chacun sait – couvrir un risque futur implique un coût

    immédiat: un générateur dans la cave, des réserves de nourriture, des stocks

    dans les entreprises, des lits supplémentaires dans les hôpitaux, du personnel

    soignant en surnombre, idem pour la police et les pompiers, sans parler de

    l’armée et d’autres moyens de défense. Toutes les mesures qui augmenteraient la

    résistance au moment critique mais invraisemblable, vont à l’encontre de

    l’efficacité immédiate. Face au dilemme de la cigale et de la fourmi,

    l’Occident répond en choisissant de ramener incertitude au risque probabiliste.

    Plutôt que broyer du noir, il préfère l’efficacité rapide et l’optimisme des

    lendemains qui chantent.

    Il s’agit d’une question philosophique qui dépasse de loin

    le domaine de l’économie. Un grand médecin et philosophe - Georges Canguilhem

    (1904-1995) - a passé une partie de sa vie à tenter de saisir la notion de

    santé. La réponse qu’il donne est éclairante pour notre propos. Canguilhem définit

    en effet la santé comme "la capacité de l’organisme à résister aux infidélités

    du milieu". On pourrait transposer cette image au niveau d’une société,

    elle est en bonne santé quand elle est capable de générer des réponses rapides

    en rapport avec les défis – parfois à priori invraisemblables - du milieu. Mais

    cela implique le maintien en alerte des imaginaires aussi bien des personnes

    que des institutions, au-delà du train-train quotidien parfois soporifique. Et

    en cela l’ouverture des yeux et des cœurs au vécu des autres, notamment des

    migrants, des victimes de toutes sortes de catastrophes y compris politiques –

    comme en Chine - devrait nous amener à ne pas oublier qu’il faut être prêt –

    aussi mentalement – à affronter l’invraisemblable. Décidément, l’efficacité de

    court terme n'est pas bonne conseillère - elle n’aura jamais réponse à tout.

    Paul H. Dembinski

    11 mars 2020

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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