L’élection du Pape François ne laisse pas indifférents les suisses. La presse a largement couvert l’événement du Conclave et les premiers jours du nouveau pontificat.
La personnalité du nouveau Pontife semble avoir conquis les catholiques de notre pays. La puissante et influente RKZ a même décidé de faire appel au nouvel Évêque de Rome, pour qu’il puisse prendre connaissance des «tensions qui sont attisées par un manque d’ouverture au dialogue et des déclarations péremptoires» (cf. texte intégral de la lettre).
Écrite moins de 24h00 après l’élection du Pape François, la RKZ n’a pas perdu de temps. Il semble que les responsables de «La Conférence centrale catholique romaine de Suisse» se sentent plus à l’aise pour parler avec un interlocuteur de langue maternelle d’Amérique du Sud, plutôt qu’avec quelqu’un originaire d’outre-Rhin. En effet, pendant le pontificat de Benoît XVI, un tel appel ne semble pas avoir été formulé.Le site Protestinfo se fait l’écho de ce message et des premières réactions qui arrivent de Suisse Allemande.
Mais en fin de compte, pourquoi pas? Puisque le présent ministère pétrinien s’ouvre avec une forte attente de réforme, particulièrement de la Curie, on peut aussi envisager de réformer des structures locales ou nationales. Il est fort possible que celui qui espère une «Église pauvre pour les pauvres» ait quelque chose à dire à cette riche institution, en plus d'encourager ses frères dans la foi.
Abbé Philippe AYMON
Une lettre suisse au nouveau pape irrite l’évêché de Coire
"Les représentants de l’évêque conservateur de Coire Vitus Huonder critiquent sévèrement le fait que les Églises cantonales suisses se soient adressées directement au pape si peu de temps après son élection. Selon le porte-parole de l’évêque Huonder Giuseppe Gracia, la lettre constitue un «lobbying déplacé». En outre, il y voit «un vote de défiance à l’égard des évêques suisses, accusés d’avoir envoyé jusqu’ici des rapports partiaux à Rome»."
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"Quant au secrétaire général de la RKZ Daniel Kosch, il répond aux critiques en expliquant que l’idée était de signaler, tout au début du pontificat, qu’on attend de la direction de l’Église mondiale «des impulsions en vue d’une meilleure approche de la situation en Suisse, qui est extrêmement délicate»."A lire un article de Pascal Hollenstein, NZZ am SonntagSource: Protestinfo