Nous avons été cernés par le feu. C’est la saison sèche et en prévision des prochains labours et ensemencements, les gens font des feux de brousse pour défricher. Malheureusement ils ne font pas de ligne coupe-feu et ainsi ne maîtrisent pas (souvent) le chemin des flammes.Mercredi nous avons ainsi perdus un hectare de manioc à cause d’un feu ravageur dont le villageois responsable est encore anonyme. C’était sur le flanc sud-est de la colline.Au nord-ouest, j’ai eu des sueurs froides, lorsque près de la maison, certains de nos ouvriers agricoles chargés de dégager notre dépôt d’un excès de broussailles qui attire les serpents, ont allumé un feu qui a rapidement pris une dimension inattendue mais s’est dirigé dans la brousse plus bas et plus loin plutôt que d’anéantir le dépôt où se trouvent notre génératrice, nos réserves de ciment, de maïs, de manioc, etc...Nous sommes à la merci de bien des éléments négatifs, mais les éléments naturels ne sont pas aussi néfastes que les incompétences et les négligences humaines.C’est une idée sur laquelle je médite tous les jours.