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  • La langue de vipère, homélie du 24e dimanche C (Lc 15, 1-32)

    Blog La langue de vipère, homélie du 24e dimanche C (Lc 15, 1-32)

    "Très souvent, j’ai trouvé des communautés, des séminaristes, des religieux ou des communautés diocésaines où les conversations les plus communes sont les « commérages » ! C’est terrible ! Ils « se font la peau » entre eux… « Mais je veux vous dire que c’est si fréquent, si fréquent. Moi aussi, je suis tombé dedans. Je l’ai fait si souvent, si souvent ! Et j’ai honte ! J’en ai honte ! Ce n’est pas bien de faire cela : aller commérer… Cela ne fait pas du bien… "La liturgie de ce dimanche nous présente les trois paraboles de la miséricorde.

    Habituellement celui qui préside la liturgie en retient deux, laissant la parabole du fils prodigue pour le temps du Carême.Jésus adresse ces paraboles à l’attention des scribes et des pharisiens parce qu’ils ont tendance à récriminer. Ils critiquent avec amertume et âpreté parce qu’ils sont envieux et jaloux. Et de fait, Jésus adresse son discours à des publicains et des pécheurs qui viennent tous à lui pour l’écouter; Jésus mange à la table des pécheurs et non pas à la table de ceux qui s’estiment justes. Les scribes et les pharisiens en sont bien sûr fâchés. Alors ils récriminent contre Jésus. Ils accusent en retour. Ils critiquent avec amertume et mauvaise humeur. Ils médisent, calomnient et cancanent.L’occasion pour nous de commencer par un petit détour sur cette disposition si familière qu’est la médisance. Le pape François en est un spécialiste. Il disait récemment lors d’une homélie: «Je ne sais pas pourquoi, mais il y a une joie obscure dans le fait de commérer… avec quelle facilité nous faisons cela… Parfois les conversations commencent par de bonnes paroles, et, à l’improviste, arrive le commérage». Et dans le même sens lors d’un entretien avec des séminaristes: «Très souvent, j’ai trouvé des communautés, des séminaristes, des religieux ou des communautés diocésaines où les conversations les plus communes sont les «commérages»! C’est terrible! Ils «se font la peau» entre eux… «Mais je veux vous dire que c’est si fréquent, si fréquent. Moi aussi, je suis tombé dedans. Je l’ai fait si souvent, si souvent! Et j’ai honte! J’en ai honte! Ce n’est pas bien de faire cela: aller commérer… Cela ne fait pas du bien… si j'ai un problème avec une soeur ou un frère, je le lui dis en face, ou je le dis à la personne qui peut aider, mais je ne le dis pas aux autres pour «le salir». Et les commérages, c’est terrible! Derrière les commérages, sous les commérages, il y a les envies, les jalousies, les ambitions. Pensez-y…. Ça, c’est un beau chemin, un beau chemin vers la sainteté! Ne jamais dire du mal des autres. «Mais, Père, il y a des problèmes…». Dis-le au supérieur, dis-le à la supérieure, dis-le à l’évêque, qui peut trouver une solution. Ne le dis pas à celui qui ne peut pas aider.»«Jaser, commérer, répandre des ragots sont un des péchés dans lequel il nous est le plus facile de tomber. C’est le péché de Judas!». Le pape ajoutait: «Chaque fois que nous jasons, chaque fois que nous "écorchons" l’autre, nous faisons la même chose que Judas… or, Judas, lorsqu’il a trahi Jésus avait le cœur fermé, il n’avait pas de compréhension, il n’avait pas d’amour, il n’avait pas d’amitié; de même celui qui cancane, pour lui tout devient marchandise. Et parfois, nous vendons même nos amis ou nos parents».A ceux qui le critiquent, qui murmurent contre lui, Jésus répond par les deux paraboles que nous venons d’entendre. Les notes principales y sont la joie et la miséricorde. Jésus aimerait faire comprendre aux scribes et aux pharisiens qu’ils devraient être joyeux de la conversion des pécheurs; et non pas jaloux. Comme les anges sont joyeux lorsqu’un pécheur se convertit de même notre joie devrait être une participation de ce qui réjouit Dieu. Et la joie de Dieu est la conversion du pécheur; quand nous choisissons librement de revenir vers lui. «Réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis, celle qui était perdue!». Dieu tient à nous comme à la prunelle de ses yeux. Il ne veut pas qu’un seul se perde. Il veille. Et s’il le faut, il part lui-même à la recherche de la brebis perdue. Car il sait qu’elle ne reviendra pas toute seule. Il tient à cette brebis. Comme les petits bergers de Galilée qui courent pieds nus sur les cailloux, Dieu en Jésus est à la recherche de l’homme égaré. Comme le berger qui cherche jusqu’à ce qu’il trouve, Jésus cherche l’homme perdu pour le réconcilier avec Dieu.Entendez la bonne Nouvelle! Aucun homme n’est jamais abandonné par Dieu. Aucun n’est jamais définitivement perdu, puisqu’il est recherché par Dieu, i.e. par quelqu’un qui l’aime. Comme c’est beau! Dieu ne se contente pas d’attendre le retour. Il part lui-même à la recherche. Il est actif! Pour Dieu, chaque homme a une valeur inestimable. C’est renversant, Dieu aime tous les hommes, même ceux qui ne l’aiment pas;  Dieu aime sans condition. «L’amour consiste en ceci: ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimé en premier (1Jn). L’amour miséricordieux est cet amour gratuit, sans condition dont l’initiative est toujours du côté de Dieu.«Quand il l’a retrouvée, tout joyeux, il la prend sur ses épaules…». Quel réalisme! Vous imaginez la brebis perdue? Elle a erré pendant des heures, voire des jours. Elle est à bout de forces. Elle est couchée. Elle ne peut plus se lever. C’est l’épuisement. Il faut alors véritablement la porter. C’est ce que fait le bon berger. Il la porte sur ses épaules alors qu’il est lui-même fatigué. Cette image merveilleuse est celle qui dit l’amour de Dieu pour celui qui se perd, une des plus belles images de notre foi. Elle préfigure déjà Jésus qui portera sa croix pour nous sauver de la mort et du péché.De retour chez lui, il réunit ses amis: «réjouissez-vous avec moi, car j’ai retrouvé ma brebis perdue». La joie du berger est trop intense pour qu’il puisse la garder pour lui seul. C’est une joie qui déborde comme un torrent qu’aucune digue ne peut contenir. Dieu est cet être qui se réjouit et qui communique sa joie. Car la vraie joie est toujours reliée aux autres, à la dimension du partage et du don.«C’est ainsi qu’il y aura plus de joie dans le Ciel pour un seul pécheur qui se convertit, plus que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de conversion». Voilà donc la clef, Dieu se réjouit de pardonner aux pécheurs. Dieu ne veut pas la mort du pécheur, mais qu’il se convertisse et qu’il vive. Et quand il a retrouvé celui qui était perdu, Dieu est joyeux. Et la joie de Dieu devient la joie des anges: «De même je vous le dis: il y a de la joie chez les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se convertit». Oui, la joie de Dieu est contagieuse, elle devient la joie des anges et de tous ceux qui sont déjà dans le Royaume.Et si la joie de Dieu devenait aussi cause de notre joie?Seigneur, mets une garde sur nos lèvres, et préserve-nous du péché de la médisance.Que notre bouche dise la bonté de tes œuvres.Seigneur, tu es le bon Berger. Tu viens à notre secours.Merci de chercher ceux qui se perdent.Que nos yeux puissent te trouver, Toi qui nous cherche sans cesse.Merci pour ce que tu fais avec chacun d’entre-nous: Tu offres le pardon.Désormais, nous voulons nous réjouir avec toi.

    Amen.Père Jérôme Jean

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