Le FMI, les banques, les Etats européens hésitent. Que décider? La Grèce n’est plus solvable, dès fin juin. Et après? Accepter la faillite, opter pour un nouveau plan de sauvetage? Et la Grèce: que peut-elle faire? Elle hésite entre une dette insurmontable, une pression européenne et une incapacité réelle à gérer ses propres défauts de fonctionnement économique interne.Si la Grèce sort de la zone euro, elle tombera dans un chaos économique sans précédent. Si elle reste dans l’Euro, elle devra accepter les conditions de l’Europe, bien trop exigeantes aux yeux de nombreux grecs.Alors on demande l’avis au peuple: référendum. Mais le peuple a-t-il le choix? Choisir entre une crise économique sans précédent et des exigences d’austérité européennes?Tout ce gâchis économique prouve que l’Europe n’a pas d’avenir économique certain, si elle n’est pas capable de mettre l’homme au centre de toute réflexion économique. Le simple profit conduit à pareil désastre.Les banques prêtent facilement, les citoyens consomment sans tout savoir, les Etats européens aident les Grecs à rembourser grâce aux impôts de leurs citoyens: peu crédible comme stratégie économique.Alors oui, il aurait fallu mettre l’homme au centre de la stratégie économique et non le profit.Ceci aurait permis à la Grèce de gérer ses problèmes économiques non pas en creusant d’autres trous financiers, mais en comprenant que seules la justice économique, la justice sociale et culturelle permettent d’atteindre un système de justice distributive pour tous.Effacer une partie de la dette grecque pour ensuite gérer tous ensemble la ou les crises économiques sont les seules conditions permettant non pas à la Grèce d’abord, mais à toute l’Europe de repenser son avenir dans un esprit de profonde justice internationale et nationale. En d’autres termes, une anthropologie chrétienne ouverte sur le monde peut être l’avenir de l’Europe. Le berceau de la démocratie s’en souviendra!