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  • L'évolution du logo et du nom d'Action de Carême (en allemand et en italien) est différemment perçue
    L'évolution du logo et du nom d'Action de Carême (en allemand et en italien) est différemment perçue - Action de Carême

    Blog La façade ravaudée de l’Action de Carême

    Un communiqué récent de notre Action de Carême qui célèbre son soixantième anniversaire - félicitations! - nous fait part qu’à cette occasion elle «rafraichit son identité visuelle». Même sans être une très vieille dame, je peux comprendre qu’elle s’adonne à un lifting saisonnier, bien que je demeure perplexe sur le résultat de cette opération.

    Loin de moi de critiquer cette œuvre ou d’être ingrat à son égard. L’Action de Carême m’a largement soutenu au cours de mes années missionnaires au Rwanda. Mais je suis en droit de me demander si j’ai affaire aujourd’hui à la même institution que celle que j’ai connue autrefois. Deux raisons pourraient m’en faire douter.

    Tout d’abord le nouveau logo et le texte qui l’explique pourraient laisser croire que désormais l’objectif premier - est-il exclusif? - de l’Action de Carême est de lutter contre la faim partout où elle sévit dans le monde. Une noble proposition sans doute, mais qui ne devrait pas se limiter à intervenir en cas de catastrophe alimentaire en suscitant des appels au secours d’urgence et en agissant sans délai sur le terrain sinistré. La Caritas ou la Chaîne du Bonheur, parmi tant d’autres œuvres humanitaires, répondent déjà à ce genre d’interventions.

    Chacun sait aussi que la famine a d’autres raisons que le manque de vivres. Le déséquilibre économique mondial, les guerres, la démographie, les perturbations climatiques, politiques ou socio-culturelles, sans oublier ce qu’on appelait autrefois le «sous-développement», en sont les principaux facteurs. Celui qui veut combattre la famine doit donc se battre sur tous les fronts. Et d’abord sur celui de l’éducation, conformément au fameux dicton de Lao-Tseu, si souvent cité mais si peu appliqué: «Si tu donnes un poisson à un homme, il mangera un jour. Si tu lui apprends à pêcher, il mangera toujours».

    «Oui, il s’agit d’une ‘offrande’ personnelle ou collective, une  ‘aumône’ volontaire prise sur nos superflus»

    Je suis redevable à l’Action de Carême d’avoir pu pendant plusieurs années avec ma communauté dominicaine poursuivre cet objectif dans un quartier défavorisé de la capitale du Rwanda. Le subside que je recevais de sa part pour mener à bien cette tâche «éducative» émargeait de la part de son budget destinée à soutenir les activités «missionnaires». Eh oui, on considérait alors ce qu’on appelait «le développement intégral» de l’être humain comme l’objectif prioritaire de la mission chrétienne. Ainsi le comprenait et le préconisait l’encyclique Populorum progressio promulguée par le pape Paul VI le 26 mars 1967.

    Ma seconde remarque est plus particulière. Je ne suis pas persuadé que la transformation de «Fastenopfer» en «Fastenaktion» soit très heureuse. Je devrais pourtant me réjouir que les Romands inventeurs de l’appellation «Action de Carême» aient réussi à l’imposer aux Alémaniques. Mais au-delà de ces mesquineries helvétiques, je soupçonne la volonté de séculariser une œuvre dont les origines liturgiques sont incontestables.

    «La démarche de l’Action de Carême n’est pas paternaliste, puisqu’il s’agit d’un échange»

    Oui, il s’agit d’une «offrande» personnelle ou collective, une  «aumône» volontaire prise sur nos superflus et que le  temps et la liturgie du Carême nous recommandent d’affecter aux  démunis. La démarche n’est pas paternaliste, puisqu’il s’agit d’un échange. A notre don correspond la richesse que les pauvres sont prêts à partager avec nous. Une richesse qui ne se pèse pas en espèces sonnantes et trébuchantes, mais en art de vivre et en témoignages de foi et de courage. «La Pauvreté: Richesse des peuples», selon le titre d’un ouvrage d’Albert Tévoejdré, un Béninois qui occupa un poste de direction au Bureau international du travail (BIT) de Genève. Une offrande donc, ou mieux, un «partage de Carême» qui rétablit les liens brisés de la fraternité humaine.

    Voilà qui ne ressemble guère à une «action» anonyme et unilatérale qui veut redresser le cours d’un peuple à la dérive, quelque part au-delà des mers qui nous entourent et nous protègent. Je souhaite que notre chère Action de Carême, même ravaudée, ne tombe pas dans ce piège.

    Guy Musy

    16 février 2022

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