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  • Historicité des Evangiles

    Blog Historicité des Evangiles

    3e dimanche A (Lc 1, 1-4 ; 4, 14-21). L’argument le plus convainquant en faveur de la vérité historique fondamentale des Evangiles est l’expérience que nous faisons en nous-mêmes chaque fois que nous sommes touchés profondément par une parole du Christ.

    « Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous, tels que nous les ont transmis ceux qui, dès le début, furent les témoins oculaires et sont devenus les serviteurs de la Parole ».Nous lisons aujourd’hui le petit prologue que Luc a placé au début de son évangile. Et ce prologue, tout naturellement, nous invite à réfléchir à l’historicité des évangiles. Nous nous questionnons: est-ce que cela s’est vraiment passé comme il est dit dans l’évangile? Ce souci de la véracité est celui de Luc au début de son évangile, c’est aussi celui du pape dans son dernier livre.Avant d’entamer le récit de la vie de Jésus, l’évangéliste Luc explique les critères qui l’ont guidé. Il affirme rapporter des faits confirmés par des témoins oculaires, des faits «soigneusement» vérifiés par lui-même, afin que le lecteur puisse se rendre compte de la solidité des enseignements contenus dans l’Evangile. Luc se soucie de donner du solide, du vrai et du vérifié.Ceci nous donne l’occasion d’examiner l’historicité des Evangiles. C’est un souci très moderne, et régulièrement les médias se font l’écho de découvertes sensationnelles concernant Jésus. En grattant le sable, on découvre des écrits mystérieux, mais qui sont connus depuis longtemps, et alors on veut faire croire qu’il s’agit là de trouvailles extraordinaires sur Jésus. Les journalistes brodent, les romanciers inventent, et l’on se retrouve avec du roman historique qui paraît plus vrai que les évangiles.Je me souviens encore d’un homme de 60 ans, le Da Vinci Code à la main, m’affirmant la réalité de la grande histoire d’amour de Jésus et Marie-Madeleine. Ou encore, il y a quelques jours, à la télé, dans le même sens, ce grand amour entre Marie-Madeleine et Jésus, et leurs enfants cachés…Soyons sérieux!  Ou alors pas du tout, comme cette plaisanterie que voici: Un archéologue, prêtre jésuite savant, va trouver son supérieur, suite à une découverte sensationnelle dans les environs de Jérusalem. Il affirme avoir découvert le tombeau du Christ. Le supérieur, un peu décontenancé, très surpris, ose lui demander: êtes-vous sûr qu’il s’agit de la tombe de Jésus? - Oui, répondit le savant. Et l’avez-vous ouverte? Avez-vous creusé? Oui, on a ouvert le tombeau, et l’on a creusé. Et qu’avez-vous découvert? Des ossements d’un homme d’une trentaine d’année. Toujours plus décontenancé, le supérieur dit alors: mais, ce Jésus de Nazareth aurait donc vraiment existé!Il y a de cela quelques siècles, l’exégèse critique n’existait pas. On partait du principe que tout ce qui était rapporté dans les évangiles correspondait à des faits historiques certains. Au cours des deux ou trois derniers siècles, est née la lecture critique des faits;  depuis, avant de croire on soumet le fait à un rigoureux examen critique pour s’assurer de sa véracité. Et les Evangiles, naturellement, ont dû aussi passer cet examen.Alors voici maintenant en bref les étapes qu’ont traversées la vie et l’enseignement de Jésus avant d’arriver jusqu’à nous.La première étape annalyse la vie terrestre de Jésus. Jésus n’a rien écrit. Il ne nous a laissé aucun document. Mais il a beaucoup parlé. Et ses prédications ont marqué ses contemporains. Jésus avait un style, un style propre aux cultures antiques, facilitant beaucoup la mémorisation d’un texte.Il utilisait des phrases courtes, des parallélismes, des antithèses, des répétitions d’un même rythme, des images saisissantes, des paraboles, bref, toute une panoplie d’effets oratoires qui ont marqué durablement la mémoire de ses auditeurs.Mais plus encore que la forme, c’est le contenu du message qui a touché durablement le cœur de ses auditeurs. Jésus annonce une bonne nouvelle. Quelque chose de radicalement nouveau! Et - c'est à remarquer - sa Parole et ses actes ne font qu’un!Faisons un court détour. Redisons le cœur du message de Jésus, cet évangile nouveau, radicalement neuf, accomplissement d’une attente millénaire. Jésus se présente comme le Fils du Père qui vient libérer l’homme par la puissance de l’Esprit. On a souvent envie de dire, un peu désabusé, Jésus nous a libérés! Mais libérés de quoi?A l’origine, la libération concerne la terre d’Egypte. Elle est libération d’un esclavage. Libération d’une terre d’oppression. Puis elle est libération de Babylone, libération politique et sociale. Enfin avec Jésus, et là est la nouveauté, elle devient libération physique et morale. Elle concerne l’homme tout entier, en mettant fin au pire des esclavages, celui du péché.Au cœur de la bonne nouvelle, Jésus vient libérer l’homme du péché. Il remet la peine due au péché. C’est une remise de peine accordée au coupable.

    C’est l’extraordinaire possibilité pour un coupable d’être pardonné! Jésus vient offrir une nouvelle chance pour ceux qui sont perdus! Voici en deux mots le cœur de notre bonne nouvelle.Revenons à l’historicité. Le discours oral de Jésus a marqué les esprits, par sa forme et par son fond. Une fois que l’on a entendu de telles phrases, même aujourd’hui, on les oublie difficilement.Par conséquent, le fait que Jésus n’ait pas lui-même écrit les Evangiles ne signifie pas que les paroles rapportées ne soient pas celles autrefois prononcées.

    Ne pouvant imprimer les paroles sur papier, les hommes de l’antiquité les imprimaient dans leur esprit.S’ensuit une deuxième étape, celle de la prédication orale des apôtres. Après la résurrection, les apôtres commencèrent immédiatement à annoncer à tous, la vie et les paroles du Christ, en tenant compte des nécessités et des circonstances dans lesquelles vivaient les personnes qui les écoutaient. D’où les différences d’un évangile à l’autre.Leur objectif n’était pas de faire de l’histoire mais de conduire à la foi. Comprenant désormais mieux ce que Jésus avait dit et fait, ils furent en mesure de le transmettre en l’adaptant aux nécessités de celles et ceux auxquels ils s’adressaient.Enfin, troisième et dernière étape, celle de l'écriture des Evangiles. Environ trente ans après la mort de Jésus, certains auteurs commencèrent à mettre par écrit cette prédication arrivée oralement jusqu’à eux. Ainsi virent le jour les quatre Evangiles que nous connaissons. Ceux de Saint Mathieu, Saint Marc, Saint Luc et Saint Jean. Jean et Mathieu sont des disciples, donc des témoins oculaires des évènements. Marc est un auditeur assidu de St Pierre dont il aurait rédigé la prédication. Quant à Luc, plus tardif, il est un disciple de Paul, un intellectuel, érudit, médecin, qui a le souci d’écrire une histoire suivie de la vie de Jésus, respectant particulièrement la chronologie.Parmi les nombreuses choses parvenues jusqu’à eux, les évangélistes en choisirent quelques unes, en résumèrent d’autres, s'adaptant constamment aux nécessités actuelles des communautés pour lesquelles ils écrivaient.C’est pour cela que les quatre évangiles sont différents. Ils sont quatre manières inspirées d’annoncer la bonne nouvelle à des communautés variées. Ils sont vrais, tous les quatre, mais ils disent des choses différentes. Jamais contradictoires, mais toujours complémentaires.Au final, est-ce historique où non? Pas historique au sens moderne d’un récit le plus neutre et le plus détaché possible des faits survenus. Ils sont cependant historiques dans la mesure où ce qu’ils transmettent reflète en substance ce qui s’est réellement passé.L’argument le plus convainquant en faveur de la vérité historique fondamentale des Evangiles est l’expérience que nous faisons en nous-mêmes chaque fois que nous sommes touchés profondément par une parole du Christ.

    Celui qui a fait l’expérience d’être touché par une parole de Jésus sait ce que je veux dire. Elle est vraie, cette Parole. Elle dépasse l’histoire, le moment passé embrasse tous les temps et nous rejoint personnellement dans notre présent.Quelle autre parole, ancienne ou nouvelle, a jamais eu un tel pouvoir ?

    Quelle parole est plus vraie que celle qui nous libère ?Merci Seigneur pour nous avoir rejoint dans le temps.

    Par nature, tu es hors du temps. Tu es infini et éternel.

    Pourtant tu t’es fait homme, tu nous a rejoint dans un temps et un lieu précis.

    Tu as parlé, tu as annoncé une bonne nouvelle.

    Tu viens faire alliance avec l’humanité.

    Tu viens nous libérer du péché et de la mort.

    Merci pour le temps que tu nous donne.

    Merci pour le passé, le présent et l’avenir.

    Aide-nous à faire de chaque instant, un temps de grâce, où ton amour est rendu visible. Maintenant, et jusqu’à l’heure de notre mort.

    Amen.Père Jérôme Jean

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