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  • "Pierre n’avait pas fini de parler, qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu’ils y pénétrèrent" - Flickr/LawrenceOP/CC BY-NC-ND 2.0

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: prodigieuse liberté!

    Une guérison inespérée obtenue, un poste de travail convoité accordé, un examen difficile réussi, une relation amoureuse rêvée qui devient réciproque… Voilà qui peut suffire pour changer une vie, pour qu’un visage soudain s’illumine, devienne autre.

    L’évangile de ce 2ème dimanche de Carême rapporte la Transfiguration de Jésus au cours de laquelle son visage aussi devint tout autre et son vêtement d’une blancheur éblouissante.

    Cet événement se situe après la première annonce de la Passion où Jésus prépare ses disciples à ce qui provoque leur totale incompréhension et est insoutenable pour eux: la perspective de sa mort violente.

    Aussi Jésus emmène-t-il avec lui Pierre, Jacques et Jean sur la montagne où il recevra la pleine gloire de son Père. Cette théophanie utilise le langage de la résurrection: lumière, vêtements blancs. A ce moment-là, Jésus détient sa gloire dans son humanité sans passer par la mort et la résurrection.

    Mais ensuite les disciples ne virent plus que Jésus seul, Jésus dans son humanité, bien décidé à marcher vers Jérusalem. Cela signifie qu’il a refusé de garder cette gloire que son Père lui donnait avant même de passer par la mort. Ici se joue pleinement la liberté de Jésus. Il choisit de passer par l’exode, par la mort. Il aurait pu ne pas le faire. Le plan de salut de Dieu se serait arrêté là. Mais Jésus renonce à la gloire pour passer par la mort en totale confiance entre les mains de son Père. Profonde liberté de Jésus!

    "La Transfiguration nous invite à sortir de notre sommeil, symbole de nos limites, à accepter de demeurer à l’ombre de la nuée."

    Lors de la Transfiguration, dans son humanité, Jésus a eu pleinement le choix de passer ou non par la mort. Pour que sa liberté soit entière, il fallait qu’il puisse ne pas y aller.

    Jésus scelle ce secret dans le cœur des trois disciples jusqu’à sa résurrection. Le secret de son choix de mourir et de ressusciter. Après Pâques, Pierre, Jacques et Jean pouvaient dire : vous savez, il n’était pas obligé de passer par là. Il avait sa gloire, mais il l’a refusée.

    Pour entrer dans le mystère de la Passion, Pierre qui s’était opposé à Jésus, avait besoin d’un complément de lumière, de révélation. La voix du Père prononce les mêmes paroles qu’au baptême de Jésus, mais il ajoute: «Écoutez-le!» Oui, écoutez Jésus, car il sait ce qu’il fait. Et cette fois, Pierre prend ce conseil très au sérieux puisqu’il dira plus tard: «Devrais-je mourir avec toi…» Il a compris que Jésus devait mourir, qu’il était le Serviteur souffrant dont parle Isaïe.

    La mission du Serviteur est maintenant la nôtre. Nos vies sont une Pâque que nous avons à offrir pour faire advenir la communion. Si nos vies manquent de lumière, de tressaillement de joie, de transfiguration, n’est-ce pas parce que notre nourriture est autre que la volonté du Père, notre pain autre que la Parole de sa bouche, notre regard fixé ailleurs que sur son visage et notre cœur sans souci de salut, c’est-à-dire de la vie et de la gloire de tous les hommes?

    La Transfiguration nous invite à sortir de notre sommeil, symbole de nos limites, à accepter de demeurer à l’ombre de la nuée, c’est-à-dire vivre notre foi dans une totale confiance, au sein de toute obscurité spirituelle où, un jour, retentira la Parole du Père pour nous.

    Aujourd’hui, écoutons-le!

     Sr Véronique | Vendredi 11 mars 2022

    Lc 9, 28b-36

    En ce temps-là,
        Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques,
    et il gravit la montagne pour prier.
        Pendant qu’il priait,
    l’aspect de son visage devint autre,
    et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante.
        Voici que deux hommes s’entretenaient avec lui :
    c’étaient Moïse et Élie,
        apparus dans la gloire.
    Ils parlaient de son départ
    qui allait s’accomplir à Jérusalem.
        Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil ;
    mais, restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus,
    et les deux hommes à ses côtés.
        Ces derniers s’éloignaient de lui,
    quand Pierre dit à Jésus :
    « Maître, il est bon que nous soyons ici !
    Faisons trois tentes :
    une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. »
    Il ne savait pas ce qu’il disait.
        Pierre n’avait pas fini de parler,
    qu’une nuée survint et les couvrit de son ombre ;
    ils furent saisis de frayeur
    lorsqu’ils y pénétrèrent.
        Et, de la nuée, une voix se fit entendre :
    « Celui-ci est mon Fils,
    celui que j’ai choisi :
    écoutez-le ! »
        Et pendant que la voix se faisait entendre,
    il n’y avait plus que Jésus, seul.
    Les disciples gardèrent le silence
    et, en ces jours-là,
    ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu’ils avaient vu.

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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