Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • © Bernard Hallet
    © Bernard Hallet

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: les semailles du gâchis?

    En se servant de paraboles, Jésus n’a pas innové par rapport à la culture de son temps et de son milieu: l’Ancien Testament déjà offre maints exemples de ce mode de communication que les rabbins contemporains de Jésus utilisaient, eux aussi, couramment.

    Pourtant la manière de Jésus a incontestablement surpris. Il faut dire qu’elle succédait à une prédication où il avait d’abord proclamé sans fard la proximité du Royaume des Cieux, et donc la nécessité de se convertir au Seigneur. Avec l’enseignement en paraboles, ce n’est pas l’objet de la proclamation qui change, mais la façon voilée de la faire entendre.

    C’est dire que Jésus n’emploie pas les paraboles simplement pour adopter un langage plus parlant. Sans doute, les images font voir, elles aident à saisir, mais elles intriguent aussi. Seul sera en mesure de comprendre, celui qui se mettra à chercher, à réfléchir, à s’interroger, stimulé par un narrateur qui provoque ses auditeurs jusque dans leurs retranchements.

    Plusieurs évangélistes ont expliqué, à leur manière, le pourquoi des paraboles. Pour Matthieu, les comprendre suppose un cœur ouvert à la révélation, sincèrement désireux d’accueillir et de mettre en pratique la Parole, en dépit des oppositions qu’elle rencontre et de ses échecs apparents.

    "Il y a plus de deux mille ans déjà que 'le semeur est sorti pour semer', et l’on est parfois tenté de dire: quel gâchis que ces semailles!"

    La parabole du semeur, ainsi que l’explication que Jésus en donne, apparaît alors comme une illustration des obstacles que rencontre la prédication évangélique. N’est-il pas vrai, pour nous aussi, qu’à certaines heures, tout se ligue afin de nous empêcher de recevoir l’Evangile et nous faire douter de son avenir dans le monde?

    Il y a plus de deux mille ans déjà que «le semeur est sorti pour semer», et l’on est parfois tenté de dire: quel gâchis que ces semailles, quelles pertes considérables! Et si notre propre réponse à la folle prodigalité de Dieu consistait à saisir sans tarder la parole entendue, afin d’être à notre tour saisis par elle, engagés dans la voie de l’obéissance et du zèle missionnaire à son service? Si c’était cela, comprendre les paraboles?

    Pourtant la moisson annoncée par Jésus est tout bonnement phénoménale! Mas il est vrai qu’elle a un prix et ne s’établira qu’au travers de nombreux échecs. Mais, et cela doit nous consoler, tour à tour, nous sommes chacun un peu de cette terre parfois ingrate. Reste le don de Dieu, mais il suppose un cœur qui écoute et c’est peut-être là que nous devons exercer notre exigence.

    Sœur Marie-Paule | Vendredi 10 juillet 2020

    Mt 13, 1-9

    Ce jour-là, Jésus était sorti de la maison,
    et il était assis au bord de la mer.
        Auprès de lui se rassemblèrent des foules si grandes
    qu’il monta dans une barque où il s’assit ;
    toute la foule se tenait sur le rivage.
        Il leur dit beaucoup de choses en paraboles :
    « Voici que le semeur sortit pour semer.
        Comme il semait,
    des grains sont tombés au bord du chemin,
    et les oiseaux sont venus tout manger.
        D’autres sont tombés sur le sol pierreux,
    où ils n’avaient pas beaucoup de terre ;
    ils ont levé aussitôt,
    parce que la terre était peu profonde.
        Le soleil s’étant levé, ils ont brûlé
    et, faute de racines, ils ont séché.
        D’autres sont tombés dans les ronces ;
    les ronces ont poussé et les ont étouffés.
        D’autres sont tombés dans la bonne terre,
    et ils ont donné du fruit
    à raison de cent, ou soixante, ou trente pour un.
        Celui qui a des oreilles,
    qu’il entende ! »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.