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  • | Flickr/Lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0
    | Flickr/Lawrence OP/CC BY-NC-ND 2.0

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: le poids du témoignage

    Êtes-vous amateur de romans policiers? Quand l’intrigue est bien ficelée, il faut attendre les dernières pages pour découvrir qui est le criminel et il vous arrive d’éprouver une surprise totale: jamais je n’aurais soupçonné cet homme si aimable d’être un malfaiteur! En fait, je ne le connaissais pas!

    C’est exactement ce qu’affirme Jean-Baptiste, par deux fois, dans les six versets de l’évangile de ce dimanche en parlant de Jésus. Mais comment est-ce possible? A-t-il à ce point vécu dans le désert pour ne jamais l’avoir rencontré avant la scène d’aujourd’hui, au bord du Jourdain? D’ailleurs, Jésus n’est-il pas son cousin? Difficile d’imaginer que Marie ne soit pas retournée quelques fois chez sa cousine Elisabeth comme elle l’avait fait, étant enceinte. Les deux enfants n’ont-ils jamais joué ensemble?

    Assurément, il s’agit ici d’une autre connaissance. Jésus est connu par son entourage, comme fils du charpentier, c’est un savoir humain. Il ne mène pas à une profession de foi qui reconnait en Jésus l’envoyé du Père. Il existe une opposition entre le savoir des hommes tout extérieur et la profession de foi qui naît d’une rencontre qui nous ouvre à la Vie. C’est l’expérience de Jean-Baptiste. Est-ce la nôtre aussi?

    Voyant Jésus venir vers lui, Jean Baptiste affirme: «Voici l’Agneau de Dieu, qui enlève le péché du monde». Une image: celle d’un agneau tout de douceur et d’innocence. Une mission: ôter le péché du monde. Contraste extrême entre la sainteté de Dieu et le péché du monde.

    "Cette triple médiation (...) nous offre trois lieux incontournables où Dieu en son Fils, se donne à rencontrer: sa Parole, la Croix et le témoignage des baptisés."

    Cet Agneau de Dieu enlève tout notre mal-être: le mal accompli et le mal subi. Il prend sur lui, l’opprobre, la malédiction, il meurt comme le coupable, pour que nous soyons revêtus de son innocence, revêtus de sa tunique, unique et sans couture de Fils bien-aimé. L’Agneau de Dieu endosse nos trahisons et nous revêt de sa fidélité. Rien ne peut nous séparer de cet amour-là.

    A chaque Eucharistie, au moment de la communion, nous entendons cette même phrase: "Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde". Ce n’est pas une parole passe-partout, une formule vide: elle engage la foi de ceux et celles qui l’entendent et qui répondent. C’est à nous, par notre foi, notre amour, de lui donner tout son poids, tout son sens, de lui laisser porter tout son fruit, un fruit de paix, la paix qui vient de Dieu.

    Puis Jean rend témoignage, nous dit le texte. «J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et demeurer sur lui». Et il renchérit: J’ai vu et je rends ce témoignage: c’est lui le Fils de Dieu». Or nous, nous n’avons pas vu Jésus de nos yeux de chair; nous nous appuyons sur le témoignage du baptiste. Mais aussi sur celui de l’évangéliste Jean qui affirme «Celui qui a vu rend témoignage» – son témoignage est véritable, et celui-là sait qu’il dit vrai – pour que vous aussi vous croyiez (Jn 19, 35). Mais que seraient devenues ces déclarations sans les premières communautés chrétiennes qui nous les ont transmises? Et ces témoignages ne sont pas le fruit d’un savoir, mais ils s’appuient sur les actes, les signes accomplis par Jésus.

    Aujourd’hui, cette triple médiation va au-delà d’une transmission historique; elle nous offre trois lieux incontournables où Dieu en son Fils, se donne à rencontrer: sa Parole, la Croix et le témoignage des baptisés.

    Notre foi est-elle en continuelle conversion afin que notre propre témoignage porte du fruit?

    Sœur Véronique | Vendredi 13janvier 2023

    Jn 1, 29-34

    En ce temps-là,
        voyant Jésus venir vers lui,
    Jean le Baptiste déclara :
    « Voici l’Agneau de Dieu,
    qui enlève le péché du monde ;
        c’est de lui que j’ai dit :
    L’homme qui vient derrière moi
    est passé devant moi,
    car avant moi il était.
        Et moi, je ne le connaissais pas ;
    mais, si je suis venu baptiser dans l’eau,
    c’est pour qu’il soit manifesté à Israël. »
        Alors Jean rendit ce témoignage :
    « J’ai vu l’Esprit
    descendre du ciel comme une colombe
    et il demeura sur lui.
        Et moi, je ne le connaissais pas,
    mais celui qui m’a envoyé baptiser dans l’eau m’a dit :
    ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et demeurer,
    celui-là baptise dans l’Esprit Saint.’
        Moi, j’ai vu, et je rends témoignage :
    c’est lui le Fils de Dieu. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

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