Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • Mais le voilà qui arrive, tambour battant, sans prévenir! Au moment où personne ne s’y attend.
    Mais le voilà qui arrive, tambour battant, sans prévenir! Au moment où personne ne s’y attend. - Flickr/Waiting For The Word/CC BY 2.0

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: coup de trompette!

    Pourquoi les qualifier de sottes ou de folles ces cinq jeunes filles, honorables et fréquentables, qui ont "oublié" de recharger leur lampe à huile? Oubli coupable, dites vous? Restons calmes. Comme leurs compagnes "avisées", elles savaient qu’elles étaient invitées à la noce et même que l’époux fantasque pouvait se faire désirer. Parées pour le recevoir, elles ne pouvaient donc prévoir l’heure exacte de son arrivée. Elles estimaient sans doute disposer d’assez de temps pour se procurer un flacon d’huile. Mais le voilà qui arrive, tambour battant, sans prévenir! Au moment où personne ne s’y attend. Seules les demoiselles d’honneur aux lampes allumées courent à sa rencontre. Et les portes se referment impitoyablement sur leurs compagnes désolées et éplorées.Cette histoire, invraisemblable dans sa littéralité, devait être souvent contée dans les communautés chrétiennes du premier siècle, alors que l’on vivait encore intensément de la foi au proche retour du Christ. Mais plusieurs passages du Nouveau Testament attestent que le retard pris par cet événement avait fini par attiédir cette ferveur primitive. Certains chrétiens s’étaient mis à vivre comme si le Christ ne devait plus jamais revenir et qu’il fallait désormais construire son royaume sans lui. La parabole qui met en scène ces dix jeunes filles avait mission de leur dire qu’il n’en était rien. Et de leur rappeler que "pour le Seigneur un seul jour est comme mille ans et que mille ans sont comme un seul jour". Qu’ils ne se laissent donc pas perturber ni abuser par ce prétendu retard!C’est alors que cette parabole trouve une pertinence et une résonance modernes et même contemporaines. Soyons francs, chers frères et sœurs! Attendons-nous vraiment le retour du Christ pour les jours à venir? N’avons-nous pas appris nous aussi à nous  passer de sa présence, à nous organiser sans lui? Et même, de passer notre existence comme si Dieu lui-même n’existait pas? "Etsi Deus non daretur", un mode de vie que le philosophe Hugo Grotius (1583-1645) proposait déjà à ses contemporains européens. Autrement dit, notre foi au Christ et en Dieu peur devenir formelle et  théorique, sans conséquences concrètes ni pratiques. En faisons-nous référence sur le terrain, là où nous nous affairons et nous agitons? Pas plus qu’une révérence conventionnelle quand il nous arrive le dimanche de "réciter", plutôt que vivre, notre Credo traditionnel.Et bien, sur la terre endormie de ma foi superficielle, je perçois cette parabole comme un coup de trompette. Ou, mieux encore, comme un coup de pied dans ma tranquille fourmilière. J’entends une voix qui me réveille: "Voici l’époux qui vient. Allez à sa rencontre!" Je prends alors conscience que Dieu n’est pas une construction mentale et que le Christ est davantage qu’un élément folklorique de mon inconscient collectif. Je suis là devant lui qui m’appelle par mon nom. Pourquoi attendrai-je demain pour lui répondre? C’est aujourd’hui que Jésus veut entrer dans ma maison. Debout! Il est temps.Fr.Guy Musy op | 10 novembre 2017PSDepuis trois ans  -  un cycle liturgique -  je fais paraître chaque mois sur ce site un commentaire d’évangile. Le temps est venu de prêter ma plume à de plus jeunes amoureux de la Parole. Merci à vous toutes et tous, chers internautes, de m’avoir permis cet échange.


    Mt 25, 1-13

    En ce temps-là,

    Jésus disait à ses disciples cette parabole :

    « Le royaume des Cieux sera comparable

    à dix jeunes filles invitées à des noces,

    qui prirent leur lampe

    pour sortir à la rencontre de l’époux.

    Cinq d’entre elles étaient insouciantes,

    et cinq étaient prévoyantes :

    les insouciantes avaient pris leur lampe sans emporter d’huile,

    tandis que les prévoyantes avaient pris, avec leurs lampes,

    des flacons d’huile.

    Comme l’époux tardait,

    elles s’assoupirent toutes et s’endormirent.

    Au milieu de la nuit, il y eut un cri :

    ‘Voici l’époux ! Sortez à sa rencontre.’

    Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent

    et se mirent à préparer leur lampe.

    Les insouciantes demandèrent aux prévoyantes :

    ‘Donnez-nous de votre huile,

    car nos lampes s’éteignent.’

    Les prévoyantes leur répondirent :

    ‘Jamais cela ne suffira pour nous et pour vous,

    allez plutôt chez les marchands vous en acheter.’

    Pendant qu’elles allaient en acheter,

    l’époux arriva.

    Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces,

    et la porte fut fermée.

    Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent :

    ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’

    Il leur répondit :

    ‘Amen, je vous le dis :

    je ne vous connais pas.’Veillez donc,

    car vous ne savez ni le jour ni l’heure. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.