Consentement cookies

Ce site utilise des services tiers qui nécessitent votre consentement. En savoir plus

Aller au contenu
Advertisement
  • "Zachée, descends vite: aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison." - Abbaye St-Pierre du Vigeois, en Corrèze

    Évangile du dimanche Evangile de dimanche: Ce qui était perdu...

    S'il est un évangile que l'on connaît depuis l'enfance, c'est bien celui de Zachée. Tout de suite, il nous paraît sympathique. Même si c'est un adulte, il est petit comme un enfant et agit un peu comme un enfant, en montant sur un arbre pour voir Jésus. D'ailleurs cette rencontre le transforme et le rend joyeux... comme un enfant !

    Mais les habitants de Jéricho, eux, ne devaient pas le trouver bien sympathique. C'était un collabo et de plus il s'enrichissait sur le dos des administrés. Un escroc, oui et un traître, voilà ce qu'ils voyaient!

    Et pourtant, ce personnage, pour

    le moins douteux, désire ardemment voir Jésus. C'est que la réputation de ce

    dernier le précède, ses discours mettant en garde contre les richesses et leur

    pouvoir d'attraction n'ont pas pu lui échapper. Mais pourquoi donc Zachée

    cherche-t-il pareillement à voir Jésus? Il y a là comme une force d'attraction

    irrépressible. De son côté, Jésus qui est venu précisément pour les pécheurs,

    ne peut pas, ne pas s'arrêter. Les deux s'appellent irrésistiblement. Le

    pécheur se sent à l'aise un peu instinctivement avec Jésus et Jésus s'invite à

    demeurer chez lui. La raison? Jésus est venu sauver ce qui était perdu.

    Ce qui était perdu... C'est cela

    qui est important à ses yeux. Ce qui a été atteint par le péché est sur le

    point de se corrompre. C'est cela qui arrête le regard de Jésus, déclenche

    l'amour et le pardon.

    Tous ceux qui se croient juste, la grande majorité des habitants de Jéricho, ceux qui méprisent les pauvres pécheurs, ne se trouvent pas dans l'axe du regard de Jésus, ni dans le rayonnement de son amour. Ils se suffisent à eux-mêmes. N'ayant aucun besoin de salut, ils sont loin de Jésus. Ils ne peuvent même pas comprendre qu'il puisse s'inviter à table chez un pécheur, car ils ne connaissent qu'une seule forme de panégyrique: celle qui célèbre les vertus et les hauts faits.

    "Sans détresse, sans faille, il est impossible au salut de se frayer un chemin jusqu'au coeur de l'homme"

    Ils n'osent pas confesser leurs péchés parce qu'ils ignorent la miséricorde. Ils doivent donc cacher leurs faiblesses, parce qu'ils ne peuvent imaginer qu'elles permettent de déployer la puissance de Dieu. Sans détresse, sans faille, il est impossible au salut de se frayer un chemin jusqu'au cœur de l'homme. Quel retournement pour les pharisiens de toutes les époques qui recherchent à conserver et atteindre une certaine pureté, quitte à se faire passer pour un autre.

    Pourtant, face Dieu, tous les artifices tombent, plus besoin de jouer un rôle. Là, enfin, l'on peut se présenter tel que l'on est avec ses parts d'ombre et d'obscurité, en toute confiance. Pourquoi? C'est la première lecture déjà qui nous le dit: "Tu as pitié de tous les hommes, parce que tu peux tout. Tu fermes les yeux sur leurs péchés, pour qu'ils se convertissent. Tu aimes en effet tout ce qui existe, tu n'as de répulsion envers aucune de tes œuvres (...). En fait, tu épargnes tous les êtres, parce qu'ils sont à toi, Maître qui aimes les vivants, toi dont le souffle impérissable les anime tous.

    Ceux qui tombent, tu les reprends

    peu à peu, tu les avertis, tu leur rappelles en quoi ils pèchent, pour qu'ils

    se détournent du mal et croient en toi, Seigneur. " (Sg 11)

    Finalement, Zachée devrait nous paraître encore plus sympathique lorsque nous vieillissons, parce nous devenons plus conscients de l'abîme qui nous sépare de Jésus. Alors en avance de quelques semaine, nous pouvons déjà dire : "Viens, Seigneur Jésus !"

    "Le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu" (Lc 19, 1-10)
    En ce temps-là,
        entré dans la ville de Jéricho, Jésus la traversait.
        Or, il y avait un homme du nom de Zachée ;
    il était le chef des collecteurs d’impôts,
    et c’était quelqu’un de riche.
        Il cherchait à voir qui était Jésus,
    mais il ne le pouvait pas à cause de la foule,
    car il était de petite taille.
        Il courut donc en avant
    et grimpa sur un sycomore
    pour voir Jésus qui allait passer par là.
        Arrivé à cet endroit,
    Jésus leva les yeux et lui dit :
    « Zachée, descends vite :
    aujourd’hui il faut que j’aille demeurer dans ta maison. »
        Vite, il descendit
    et reçut Jésus avec joie.
        Voyant cela, tous récriminaient :
    « Il est allé loger chez un homme qui est un pécheur. »
        Zachée, debout, s’adressa au Seigneur :
    « Voici, Seigneur :
    je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens,
    et si j’ai fait du tort à quelqu’un,
    je vais lui rendre quatre fois plus. »
        Alors Jésus dit à son sujet :
    « Aujourd’hui, le salut est arrivé pour cette maison,
    car lui aussi est un fils d’Abraham.
        En effet, le Fils de l’homme est venu chercher et sauver
    ce qui était perdu. »

     « Mes brebis écoutent ma voix ;
moi, je les connais,
et elles me suivent.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Prière de passer par la Porte...

    «Je suis la porte des brebis». C’est étonnant de se désigner soi-même comme une porte, non? Et de le faire solennellement : «Amen, amen, je vous le dis: je suis la porte des brebis». Oui, c’est curieux, mais surtout, c’est heureux !

    La firme Anthropic a refusé que le Pentagone utilise sans restriction les programmes développés par elle

    Blog Comment l’Église catholique monte au filet sur l’intelligence artificielle

    Au milieu du tumulte causé ces semaines dernières par l’administration Trump à l’endroit de Léon XIV, une information à bas bruit est passée plutôt inaperçue. En mars de cette année, aux États-Unis, la firme technologique Anthropic, spécialisée dans l’intelligence artificielle, et créatrice de l’age...

    Michel Danthe Michel Danthe 22/04/2026
    Le souper à Emmaüs. Michelangelo Merisi dit Caravage. Huille sur toile. 1605-1606.

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Il fallait la mort...

    Sur la route d’Emmaüs, Cléophas et son ami sont incapables de reconnaître le Ressuscité dans le voyageur qui chemine avec eux. Tous les indices de la résurrection sont pourtant réunis, ils en conviennent.

    Pierre Emonet Pierre Emonet 17/04/2026
    Christ ressuscité avec les apôtres. Fresque dans le cloître de Santa Maria Novella à Florence

    Évangile du dimanche Évangile de dimanche: Paix et Pardon, plus forts que la mort!

    Désarçonnés, les disciples ont besoin de se rassembler pour comprendre ce qui est arrivé. Ils se retrouvent donc ce soir-là, toutes portes verrouillées… Et là, Jésus vient… et se tient au milieu des disciples enfermés. Comment pourraient-ils croire qu’il est ressuscité ?

    Blog L’infini se cache ici-bas

    Ce matin, en regardant la vapeur s’élever de ma tasse de thé, j’ai pensé à vous, lectrices et lecteurs de ce site cath.ch. À nous. À ces instants, si banals, où l’éternité semble se glisser dans notre quotidien sans que nous n’en prenions garde. Nous passons nos vies à chercher le sacré dans les gra...

    Nadine Manson Nadine Manson 08/04/2026
    “La découverte du tombeau vide“. Par Fra Angelico, fresque vers 1437-1446, détail. Musée national San Marco, Florence.

    Blog "Comment vivre ce matin de Pâques?"

    Comme Marie-Madeleine? Comme Simon-Pierre ? Comme Jean? «Marie-Madeleine se rend au tombeau de grand matin. C’était encore les ténèbres…et le tombeau est vide». Dans la Bible, le mot ténèbres désignent d’abord l’absence de vie. Et effectivement la vie n’est plus là, c’est le vide.

    Pete Hegseth, ministre américain de la Défense, a demandé à Dieu de donner à son armée d’exercer «une violence extrême contre ceux qui ne méritent aucune pitié»

    Blog Les prières idolâtres

    Est-ce qu’il suffit de prier pour que Dieu entende et exauce? Non! Il y a même des prières qu’il faut dénoncer comme idolâtres parce qu’elles instrumentalisent Dieu pour justifier le profit et l’accaparement qui écrasent et qui tuent.