Vous l'avez remarqué, cath.ch a désormais quitté le ciel bleu des médias. Il nous avait accompagné plusieurs semaines jusqu'au dimanche éponyme. Est-ce pour marquer que le climat a changé, que de lourds nuages noirs se sont accumulés? A en lire l'homélie du Père Jean, qui s'attriste sur "notre monde où la télévision a malheureusement tant d’importance", il n'y a plus d'éclaircie à espérer pour les médias.Eh pourtant! Les Eglises ne sont elles pas le premier média de la chrétienté? J'irai jusqu'à affirmer que toute l'histoire de l'Eglise catholique est une affaire de médias! Les bâtiments, les clochers créés au milieu des villages, les livres soigneusement et longuement recopiés, les prêtres missionnaires qui courent le monde afin de faire le lien entre les foules et la parole de Dieu. Le "média", en son sens étymologique, c'est le "lien".Les vaudois, ces laïques qui sillonnaient l'Europe du Moyen Age pour enseigner la parole de Dieu en langue vernaculaire, puis la Réforme qui a, grâce à l'imprimerie, distribué largement la bonne nouvelle au cœur des foyers, ont effrayé la catholicité. Certains ont eu peur de l'immédiateté, de l'absence du ministre de la parole. Ce qui n'a pas empêché l'Eglise de se réinventer dans son rôle de médiatrice.A notre époque, il est vrai que la télévision abrutit, mais que penser d'internet où tous les âges se droguent aux réseaux sociaux (ou pire encore!), de longues heures durant, chaque jour? L'Eglise n'a plus le monopole de l'outil comme elle avait possédé pendant des siècles "l'industrie du livre". Est-ce une raison pour abandonner les anciens et les nouveaux moyens de communications?Si vous n'avez pas répondu à l'appel du dimanche des médias, il est encore temps. Il ne s'agit pas d'une petite question superficielle - d'offrir une bière à un journaliste apprécié - mais réellement de la vocation de l'Eglise à se faire le lien de la parole de Dieu! Chacun est appelé, même les gens des médias; ne vous refusez pas: CP 17-1584-2 « Dimanche des médias »