«Jamais aucun pape avant Benoît XVI n'avait fait preuve d'autant de clarté et de courage dans la mise en évidence des racines de la violence dans l'islam. Après non plus. Deux lectures indispensables pour décrypter la crise égyptienne»
C’est avec ces deux phrases que commence le nouveau post de www.chiesa. Cet article de Sandro Magister, traduit par Charles de Pechpeyrou, rappelle le discours de Ratisbonne dans la perspective des événements du Caire.
La situation dramatique des Coptes et des chrétiens en général nous oblige à reprendre sérieusement la réflexion proposée par Benoît XVI. Les réactions irrationnelles et violentes qui ont fait suite aux propos du Pape ont retenu l’attention des médias, mais la vraie question, celle de l’usage de la violence pour des raisons religieuses, n’a pas été abordée sérieusement. Les chrétiens, plus particulièrement les catholiques, sont souvent renvoyés à leur usage de la force au cours de l’histoire. Il est certainement bien d’interroger le passé, mais peut-être plus utile de regarder le présent avec un regard objectif et courageux, afin d’interroger sérieusement l’Islam sur son rapport à la violence, dans ses paroles et dans ses actes.
Abbé Philippe AYMON
"En l’espace de quelques jours, c’est par dizaines que des églises, des couvents, des logements de chrétiens ont été pris d’assaut ou incendiés en Égypte. Une tragédie dans la tragédie, après le coup d’état qui a plongé le pays du Nil dans une guerre civile qui a fait des centaines, si ce n’est des milliers, de victimes. Toutefois "L'Osservatore Romano" du 18 août, qui a mentionné les nombreux appels à la cessation des violences, n’est pas parvenu à en citer un seul qui provienne du monde musulman.Ce silence public des guides spirituels musulmans n’est pas surprenant. Il accompagne presque tous les actes de violence politique auxquels participent des musulmans, dans une région du globe ou une autre."Lien vers l'intégralité de l'article: Au Caire le discours de Ratisbonne retrouve son actualité