La Pâque, c'est donc la fête qui célèbre la sortie d'Egypte des Hébreux. Et après, que s'est-il passé? Des péripéties à rebondissements, cela dans le désordre : une pierre fendue, des cailles indigestes, un veau d'or, un serpent d'airain, un décalogue, beaucoup de murmures mais surtout 40 années d'errance dans le désert avant d'entrer dans la Terre promise.
C'est (à peu près) cela que nous narre David Ratte dans le 4e et dernier opus de Yona l'Egyptien, qui nous fait découvrir la fin de l'histoire amoureuse improbable d'un égyptien avec une belle jeune fille hébreue (forme féminine acceptée par le Wikitionnaire, mais en revanche l'Académie française recommande hébraïque). Même si l'ensemble est plaisant, la fin du récit a un très fort goût de queue de poisson. Comme souvent, dans les récits parodiques, il est difficile de boucler de façon satisfaisante un récit qui avait de toute manière très bien commencé. L'Exode selon Yona n'en reste pas moins un cycle sympathique, qui parvient simultanément à être drôle et à aborder des thèmes difficiles (on pense bien sûr à la violence des plaies d'Egypte, tout spécialement la 10e). Et ce qui ne gâche rien, c'est que David Ratte n'en fait pas une bête charge anti-religieuse. Si vous voulez en savoir plus, ce tome et les trois autres sont à votre disposition au CIDOC!
Robin Masur, chef de service du CIDOC - Centre pour l'information et la documentation chrétiennes - Boulevard de Grancy 29 1006 Lausanne - www.cidoc.ch - info@cidoc.ch