Personne ne peut entrer dans la chapelle Sixtine, sauf les cardinaux électeurs. «Extra omnes», a-t-il été dit le 12 mars, ce qui signifie «Tout le monde dehors». Tout le monde? Non. Car il existe un moyen de participer à l’élection. Grâce aux réseaux sociaux, chaque chrétien peut adopter un cardinal. Sur le site allemand www.adoptacardinal.org, un prélat vous est attribué d’office. 537’871 personnes ont ainsi reçu le nom d’un homme en rouge pour lequel prier. Autre méthode, plus directe: sur www.missionconclave.com, on choisit son cardinal préféré. Sans savoir combien de priants ont pris cette option.
Il est intéressant de noter combien la formule séduit. Plus d’un demi-million de personnes dans le monde, pour le moins, sont en contact direct avec les électeurs. Sans compter ceux, bien plus nombreux, qui portent dans leur cœur la désignation du nouveau pontife. Magnifique mouvement de solidarité spirituelle, belle oraison permanente pour un moment décisif de l’avenir de l’Eglise.
Internet devient instrument de communion. Les moyens de communication moderne n’effraient pas l’Eglise. D’autant que certains cardinaux sont déjà fans de Twitter ou de Facebook. Des disciples sur tous les continents: la mission du Christ y appelle. Le continent numérique multiplie les liens. La Chapelle Sixtine s’ouvre plus encore aux dimensions du monde.Bernard Litzler